27 juillet 2007
Bayonne (Baiona)
De hautes maisons de poupées aux bois peints se pressent les unes contre les autres. Le centre ville, en bonne partie piétonnier se serre sur les rives de la Nive qui va se jeter dans l'Adour qui finira elle-même sa course dans l'océan.
Comme souvent, nous commencerons notre balade par le marché, ici enfermé dans les halles.
Celui-ci n'était pas folichon, nous avons donc poursuivi notre chemin le long du quai des corsaires ...
... pour nous enfoncer ensuite dans la vieille ville.
Sous les vieilles voutes, le commerce a prit sa place ...
... offrant parfois l'occasion de tomber sur de belles et/ou curieuses devantures.
Le saviez-vous ?
Certains ferronniers et armuriers de la ville se sont rendus tristement célèbres en inventant la baïonnette, utilisée par toute l'infanterie française à partir de 1703.
Bayonne, le chocolat
Le chocolat arrive du Mexique en Espagne dès le début du XVIème siècle. A cette époque les Espagnols le préparent à la mode aztèque, en le mélangeant avec du piment et des épices, selon une vieille recette toujours connue au Mexique sous le nom de mole. Pour faire un bon mole, il fallait disposer de produits qui ont longtemps été le monopole des Juifs, herboristes et médecins traditionels de l'espagne médiévale. Or les Juifs, expulsés par les rois catholiques durant l'inquisition, emportent avec eus leurs produits. En Biscaye ou en Navarre, quelques uns convertis au catholicisme vivent et gardent des contacts avec leurs anciens coreligionnaires installés dans le Labourg voisin.
A Bayonne, à Biarritz, mais aussi à Donostia, à Cambo, à Tolosa, l'industrie chocolatière basque travaille à plein rendement. La tradition se perpétue, notamment à Bayonne, fondée sur des produits à forte teneur en cacao.
Dans la région, nous trouverons quasiment autant de musée du chocolat qu'il y a de boutiques. C'est donc des images d'une chocolaterie de Bayonne qui suivent.
Le chocolat est produit à partir de la fève de l'arbre appelé cacaoyer. On en trouve différentes espèces répartis dans les régions chaudes du monde. Sa culture est assez exigeante et le fruit produit, appelé cabosse est récolté deux fois par an lorsqu'il est à maturité. Le cacaoyer existe sous différentes variétés comme les criollos, les forasteros et les trinitarios qui produisent des cacaos de différentes saveurs et arômes.
La cabosse mûre détient une couleur particulière à sa variété et émet un tintement caractéristique lorsqu'on la secoue.
L'écabossage (récupération des fèves et de la pulpe), la fermentation et le séchage sont des opérations qui se déroulent chez le propriétaires des plantations de cacaoyers. Les fèves fermentées et séchées sont ensuite expédiées pour la suite du traitement en chocolaterie.
Comme pour le café, les fèves sont torréfiées afin d'augmenter l'arôme. Cette phase se déroule après nettoyage des graines dans un torréfacteur. Les fèves sont cuites à cœur avec leur coque puis elles sont décortiquées. Elles sont ensuite broyées et transformées en éclats, que l'on appelle nibs ou grué. La torréfaction dure en général 40 minutes à 140°C. Mais elle diffère suivant les espèces et les arômes que l'on désire obtenir. La torréfaction permet aussi de réduire l'humidité des fèves de 7% à 2 %.
Les grains de cacao sont transformés en pâte liquide : la masse de cacao. Le beurre de cacao est alors séparé de la masse par pression. Cette étape se déroule dans une broyeuse constituée de plusieurs cylindres de plus en plus serrés et permettant d'affiner le broyage. Un affinage permet de réduire la fève en grains très fins non décelables sur le palais de la bouche.
Les étapes précédentes ont permis d'obtenir une masse de cacao auquel on va ajouter différents ingrédients suivant le chocolat que l'on désire. Le chocolat noir est fabriqué en mélangeant beurre de cacao (pour le fondant), cacao « solide », pour le goût, et sucre. Plus il y aura de sucre, moins le pourcentage de cacao sera élevé. Du lait en poudre est ajouté si on désire du chocolat au lait.
- Pour obtenir du chocolat noir, on ajoute à la pâte de cacao du beurre de cacao et du sucre.
- Pour obtenir du chocolat au lait, on ajoute à la pâte de cacao du beurre de cacao, du lait en poudre et du sucre.
- Pour obtenir du chocolat blanc, on ajoute du beurre de cacao, du lait en poudre et du sucre.
Le conchage est le fait de chauffer le cacao afin d'augmenter l'homogénéité, l'arôme et l'onctuosité du futur chocolat. Elle se déroule à environ 70°C dans une mélangeuse qui brasse lentement le mélange de chocolat. Durant cette étape, on peut ajouter des émulsifiants. Les chocolats industriels contiennent presque tous un émulsifiant sous forme de lécithine de soja, qui prolonge l'homogénéité du mélange. Le 15 mars 2000, sous la pression des industriels du chocolat, la directive "chocolat" a été adoptée par la communauté européenne. Elle permet d'utiliser d'autres graisses végétales, moins chères que le beurre de cacao pour la fabrication du chocolat, dans la limite de 5 % du poids total du produit fini. Dans chacune des boutiques que nous pénètrerons les commerçants fabricants se défendront bien sûr d'utiliser de tels adjuvants.
Pour la bonne bouche, je vous recopie le texte qui figure sur l'affiche ci-dessus :
Le cacao est un des principaux produits des Colonies Françaises.
Il se récolte à toutes saisons sur un arbre appelé cacaoyer qui pousse en Afrique (Côte d'Ivoire - Togo - Cameroun), aux Antilles, à Madagascar et aux Nouvelles Hébrides.
En mangeant du chocolat, mais en en mangeant modérément, vous absorbez un puissant reconstituant et vous contribuez en même temps à la mise en valeur du magnifique empire colonial de la France.
C'est pas beau comme style, ça ? Ca vous ferait regretter d'avoir perdu nos belles colonies.
... et enfin, être moustachu ne dispense pas d'un certain raffinement
Bayonne, le Musée Basque
Le Musée Basque est installé dans la maison du marchand bayonnais Dagourette, connue depuis la fin du XVIème siècle. Vers 1640, la maison et les entrepôts portuaires mitoyens, servant au négoce, accueillent le couvent des Visitandines, puis un hôpital civil jusqu'au Second Empire. Préparé en 1912, le projet du Musée Basque voit le jour sur ce site en 1922. L'ensemble est classé monument historique en 1991. Deux immeubles voisins (Seguin et Marsan)) ont été adjoints au bâtiment d'origine.
J'ai l'autorisation de faire des photos à la condition (que je respecterais malgré l'absence de gardien) de ne pas utiliser le flash. Ceci me permet d'expliquer (parfois) la mauvaise qualité des images.
On commence la visite par la salle des stèles ...
... puis suivent une série de salles retraçant la vie rurale avec une vitrine bizarre (pas en photo, hélas) consacrée à la contrebande et contenant un bidon à alcool assez imposant, ainsi que le parapluie et le sommier pliant du douanier.
La première vitrine contient le matériel de chasse à la palombe; les palettes de bois sont jetées au début des vols du haut des palombières pour simuler une attaque de rapaces et rabattre les palombes vers les filets.
La seconde, plus pacifique, recense une partie de l'équipement du berger avec entre autres, son pétrin et son siège à traire.
Ensuite l'inévitable accessoire de fabrication du chocolat avec une pierre posée sur un billot de bois et chauffée à l'aide d'une casserole remplie de braise.
Au premier étage les salles concernent la vie domestique, la vie maritime est fluviale et la vie économique.
... un gouvernail d'étambot et un tableau arrière de navire ...
... des maquettes de navires de guerre datant de 1891 ...

... et de superbes plans reliefs de la ville en 1805 et de ses chantiers navals ...
et évidemment

... enfin une superbe vitrine consacrée aux instruments de musique.
Au niveau 2 on trouve la vie religieuse, la vie sociale et l'histoire régionale 16ème/20ème siècle.
Tout d'abord cette curieuse représentation intitulée "Pastorale Napoléon 1er" ...
... entrée des "bons" avec drapeau français et celle des mécréants surmontés d'une idole; les personnages sont trois turcs et deux chrétiens (Napoléon 1er et Pie VII).
Sculpture Joueurs de cartes de Jesus Echevarria (1916) avec, en fond,
Les joueurs de cartes de Ramiro Arrue (1892 - 1971)
Partie de pelote sous les remparts de Fontarabia de Gustave Colin, un tableau de 1863 ...

... Homme cheval, un des personnage principaux de la mascarade Souletine par Gabriel Roby et de Bolantak, Les danseurs volants du pays de Cize, personnages de la cavalcade Bas-Navaraise
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Fin de la visite, attention à la marche et n'oubliez pas le guide s'il vous plait.
Les danses basques
Ce mode d'expression se scinde en deux dans la culture basque :
- Une danse à caractère récréatif, mêlant les hommes et les femmes dans maintes circonstances, contribuant à assurer une cohésion sociale. Le saut basque en fait partie. Pourtant, cette danse ne consiste pas à sauter comme son nom pourrait l'indiquer. Il s'agit d'une douzaine de pas exécutés sur une trame rythmique enlevée.
- L'autre pratique de la danse concerne les jeunes hommes, qui reçoivent un enseignement dispensé par des maîtres reconnus, à des fins de représentations publiques. Les danses de Satan, exécutées pendant les pastorales souletines, en sont un exemple. On recense aussi les danses de kaskarot, le fandango, la danse du verre, de la corde, et le très spectaculaire saut du branle.
Les basques savent extérioriser leurs sentiments par la danse. Chaque province, voire chaque village possède sa danse. Dans la pudeur qui caractérise le basque, on ne se touche pratiquement jamais, on se fait face, comme dans le fandango, adaptation de la "jota" aragonaise, danse enlevée que l'on retrouve dans les sept provinces.
La danse est un élément, une forme d'expression inséparable de l'âme basque. Rares sont les fêtes de village ou l'on exécute pas les danses typiques du pays, au son du "txistu" (instrument à vent traditionnel ) et du tambourin, accompagnées d'une musique d'accordéon ou des accents aigrelets de la cornemuse. Il existe, bien sûr, des danses auxquelles participe ou peut participer toute une population (aussi bien les hommes que les femmes), mais aussi des danses traditionnelles, spécifiques d'une fête déterminée ou de telle ou telle "roméria".
Les danseurs des groupes Leinua et Angeluarrak sont venus un soir assurer un spectacle à Anglet.
Voici comment le journal Anglet Magazine a présenté le spectacle :
Fandango, danse des arceaux (arku), des petites épées (ezpatak), du chef mort au combat (txontxongillo), sans oublier les mutxikoak, ikurrinari (danse du drapeau) et les merveilleuses danses de la Soule (danse du verre ou zalmatzain, toute la richesse de la danse basque est à la grotte de la chambre d'amour cet été. Les danseurs s'élancent au son des gaïtas, txistus, accordéons et tambourins, défendant une danse basque vivante et actuelle. Dès les premiers pas esquissés le public est conquis par leur élégance et leur technicité.
Quelques images arrachées tant bien que mal à la nuit et à l'inconfort de la position de la prise vue :
Au risque de me faire mal voir de certaines personnes (à commencer par ma famille) j'avoue que pour ma part les danses folkloriques basques, comme la bourrée auvergnate, les danses bretonnes ou les polyphonies corses me paraissent certes ethnologiquement intéressantes, historiquement instructives mais passé 1/2 d'heure, musicalement assez chiantes. Pour faire bonne mesure et m'attirer la sympathie de quelques millions de personnes, je mets également dans le lot le reggae et le rap.
Biarritz
Tout d'abord ce que nous n'avons pas visité à Biarritz : le Musée de la mer
En fait nous n'avons souvent fait que traverser cette ville pour aller ou revenir d'ailleurs. Nous n'avons, en famille, consacré qu'une demi-journée à cette ville qui nous a semblé un peu factice avec ses constructions "gâteau à la crème" mélangées à la mocheté architecturale des immeubles de front de mer, les mêmes que ceux qui ont défiguré La Baule par exemple.
Quelques vues tout de même :
Une manière de ramasser quelques menues monnaies tout d'abord: gros investissement au départ, en temps, le sable étant gratuit, puis il faut l'entretenir le temps de la saison et attendre que les pièces pleuvent
Au fond de la photo suivante (faut avoir de bons yeux, tout se mérite !) le rocher de la Vierge.
A une lointaine époque, pour calmer les eaux en fureur, on balançait de temps à autre une vierge en pâture aux rochers. Aujourd'hui, le produit se faisant plus rare (je ne parle pas des tempêtes, qui elles, subsistent) on y jette de jeunes touristes prépubères qui font très bien l'affaire.
Un autre jour, attiré par le phare qui est très beau la nuit ...
(le phare de Biarritz, vu d'Anglet au crépuscule)
... je ferais de ce monument le but de ma promenade pédestre matinale.
Deux curiosités :
... un cadran solaire dont le promeneur est l'aiguille : suivant la date du jour il se positionne plus ou moins haut sur la barre du "T" et l'hélice d'un bateau échoué à cet emplacement un jour de grosse tempête.
Le petit train de La Rhune
Du haut de ses 905 mètres d'altitude, la Rhune, montagne sacrée du pays basque, offre l'un des plus beaux panoramas que l'on puisse imaginer. Si la météo le veut bien (et elle l'a bien voulu pour nous), la vision à 360 degrés sur la France et l'Espagne coupe le souffle. A perte de vue, nous promenons les yeux sur les cimes de la chaîne pyrénéenne, en suivant la côte basque, longeant l'Océan Atlantique de Saint Sébastien à Biarritz jusqu'aux plages des Landes.
Pour arriver à ce panorama, deux solutions : deux heures trente de crapahutage sur un petit sentier caillouteux pour un petit dénivelé de 730 mètres ou le petit train à crémaillère de La Rhune. C'est ce dernier moyen que nous avons choisi. Etonnant, non ?
Tout d'abord, une bonne heure de queue pour avoir les billets, voici les tarifs, pour ceux que ça intéresse :

à côté, une pancarte précisant également :
Le petit train de La Rhune
n'est en aucun cas responsable
des conditions météorologiques
du sommet.
Ces choses étant dites, le petit train peut arriver.
on embarque et c'est parti.
35 minutes plus tard, c'est l'arrivée au sommet.
Les seuls habitants là-haut, en dehors des heures d'ouverture de Touristeland, ce sont la manech à tête rousse (manex en basque), une brebis de petite taille dont le lait est utilisé pour le fromage du pays, le vautour fauve, rapace emblématique de la chaîne pyrénéenne et lui :
le Pottok (prononcez potiok), un robuste petit cheval basque qui vit en toute liberté sur le massif et occupe les lieux depuis près de 10000 ans.
Espelette
Le piment a été ramené du Mexique et introduit dans la vallée de la Nive par un navigateur basque qui accompagnait Christophe Colomb. D'abord il est utilisé en médecine. En 1650, il commence à être planté à Espelette; très vite il est utilisé en condiment et pour la conservation des viandes et jambons. Ses graines sont progressivement sélectionnées. Et c'est ainsi que naît la variété Gorria, aujourd'hui appelée par tous Piment d'Espelette.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'Ezpelatako Biperra se trouve là; c'est intéressant, je vous conseille la visite, j'y ai appris pas mal de choses.
Comme souvent dans notre "calendrier" des visites, pour aller à Espelette nous avons choisi le jour du marché.
Dans le reste du monde, les super héros se battent presque entre eux pour nous sauver , pour nous tirer des griffes des méchants : Batman, Daredevil, Spiderman, Superman, Wonderwoman, Catwoman, Flashman, Sarkoman (le régional de l'étape) et bien d'autres. Eh bien tous ces gens-là ne viennent pas dans les montagnes basques, question de climat sans doute; les basques ont leur propre héros qui s'est dévoilé le jour où, vivant à Espelette et alors qu'il était légèrement grippé, sa maman s'est trompée et, en guise de suppositoire, a plongé la main dans un bocal de produit du pays.
Depuis, Baskman est apparu et sur ce petit marché, j'ai découvert son uniforme, je l'offre à vos yeux émerveillés en toute exclusivité
Aïnhoa
Il n'y a pas plus basque que ce village nous affirmaient tous les guides consultés. Tout y est: les maisons rouges et blanches, le fronton de la pelote qui fait corps avec l'église, le cimetière hérissé de stèles discoïdales; il paraît même qu'au coucher du soleil la montagne elle-même prend une teinte "rouge basque". Le Routard précise qu'Aïnhoa fut longtemps une étape importante sur la frontière (l'Espagne est de l'autre côté du torrent) pour les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Et dans la forêt proche, à la fraîcheur des arbres centenaires un pique-nique improvisé est obligatoirement composé d'un sandwich au jambon de Bayonne entre deux tranches de pain au piment d'Espelette, il était moins une que je pense trop tard à vous en apporter la preuve par la photo
L'espadrille
Comment ça, l'espadrille est de retour ? Les filles à la page savent
bien que, de Ré à Formentera, l'espadrille est, de tout temps, de tous
les étés. Leurs compagnons, eux, en avaient quelque peu abandonné le
port. Sorte de cousine estivale estampillée « degré zéro de la
séduction » de la charentaise, l'espadrille n'avait plus la cote, et ça
ne datait pas d'hier : Pablo Picasso est le dernier être humain un peu
désirable aux pieds duquel on avait aperçu le soulier catalan.
Habituées à plusieurs saisons successives de triomphe, les tongs
Havaianas et autres Birkenstock de chiropracteur munichois peuvent
commencer à numéroter leurs abattis. Et les fashion victims de sexe
masculin se préparer à souffrir. Sous des dehors de chaussant confort,
l'espadrille, mise au point dès le XVIIIème siècle
par des paysans pyrénéens, est un redoutable instrument de torture pédestre. La
toile (du jute indien qui, au fil des siècles, a remplacé le sparte
traditionnel) demande à être vaincue : la lutte entre la peau et l'étoffe
est inégale, qui se solde généralement par quelques mémorables ampoules. Et que
dire de la semelle en corde (variante moderne du genêt d'Espagne utilisé à
l'origine), qui transforme le moindre pas en numéro de fakir. Une fois que le
pied a triomphé de la chaussure, ce qui finit toujours par arriver, reste à
trancher une question stylistique capitale : peut-on envisager de porter
l'espadrille façon babouche, en repliant l1arrière sous le talon ? En d'autres
termes, le confort doit-il l'emporter sur le chic ? Les millions de femmes qui
souffrent quotidiennement pour être belles seront aussi fermes que
formelles : même pas en rêve. Chacun son tour.
(Anne Boulay, Le Nouvel Observateur, 15 juin 2006)
J'ai eu du mal à photographier quelque chose concernant les machines utilisées pour la fabrication des espadrilles. La seule expo que j'ai trouvé sur notre route était gardée par un espèce de cerbère en jupon qui zieutait mon coolpix comme si c'était l'arme atomique. Sur ma demande pressante elle a accepté de mauvaise grâce que je prenne quelques photos en me faisant comprendre qu'il faudrait qu'ensuite je passe à l'inévitable boutique qui jouxte aujourd'hui tous les musées de l'hexagone.
Ici je n'aurais aucune explication quant à leur fabrication, le seul désir étant la vente; je me contenterais donc juste de chiper quelques photos. Si vous êtes dotés de RealPlayer, vous pouvez voir cette fabrication ici mais il n'est pas facile de trouver un site avec des explications claires.
Pour ma part, les espadrilles (espartina) que j'ai ramenées, elles viennent de Saint-Jean-Pied-de-Port où les gens ont été plus avenants.
Saint-Jean-Pied-de-Port
Il existe quatre itinéraires principaux et historiques (ceux qu'empruntèrent les pélerins depuis le Moyen-Age) et l'un d'entre eux passe par Saint-Jean-Pied-de-Port. C'est une ville de la Basse-Navarre qui se trouve à huit kilomètres de l'Espagne. Ses rues médiévales presque sans anachronismes sont très intéressantes à visiter. En cheminant dans ces ruelles à peine troublées par le tourisme, j'ai fait la comparaison avec le Mont-Saint-Michel totalement dévasté par les marchands de soupe et de souvenirs. Il y en a ici aussi, bien sûr, mais plus discrets, fondus dans le paysage. Cette ville a vraiment du charme mais également du caractère.
Suivez-moi.























































