Le grand détournement
Une jolie pépite.
Michel Hazanavicius, le metteur en scène de The Artist s'est fait connaître avec ça.
Le facteur 3
Sur Gazouillis (Twitter, pour les anglophones), les abonnés donnent, en 140 caractères un aphorisme, une petite phrase, une impression, une pensée, une connerie, bref, quelque chose de plus ou moins profond, de plus ou moins drôle, mais quelque chose de bref.
Il arrive parfois que de talentueux babilleurs gazouillent, par morceau de 140 caractères ou moins, une histoire, c'est ce que les anglophones (encore eux) appellent une TweetStory. Un des plus interessant dans cet exercice est Nicolas Delesalle qui sévit sous le pseudo de KoliaDelesalle.
Généralement, je crée sur mon blog "Les gazouillis de Claudius" un billet "hors série", et parfois, d'un de ces "hors série" je ferai un billet ici, sur le blog principal.
Voici le premier, en 62 gazouillis :
- Mon cousin courait dans la prairie. Il fonçait vers l'objectif et moi j'étais immobile et tremblant.
- Une bise tiède penchait les fleurs sauvages et les herbes hautes. J'avais peur. J'avais peur du facteur 3.
- Jusque-là, on avait toujours échoué. C'était pas faute de minutie, de travail, d'abnégation. On ne laissait jamais rien au hasard.
- Mais à chaque fois, ça foirait. Quand on arrivait près de la capsule jaune, on ouvrait et puis on serrait les poings de rage. Facteur 3.
- On avait bien bossé la propulsion, un mélange de salpêtre (nitrate de potassium) et de sucre blanc (glucose) qu'il avait fallu équilibrer.
- Moi je me niquais les doigts en grattant les vieux murs pour récupérer le salpêtre. Mon cousin s'occupait de la construction.
- La première fusée était constituée d'un morceau de bambou renforcé par des plaques métalliques et équipés d'ailerons en carton dur.
- Avec le temps, on a fini par comprendre que tout ce bordel était beaucoup trop lourd. On a viré le métal.
- L'allumage était à la fois sommaire et élégant. Une courte mèche reliée au fil dénudé d'un boitier de commandes de train électrique.
- On tournait le bouton. La décharge enflammait la mèche qui foutait le feu à la poudre.
- Au début, on mettait trop sucre et pas assez de salpêtre. Une fois, on a ajouté du soufre. Pour voir. Boum.
- On a perdu pas mal de fusées, explosées au quatre coins de la prairie.
- Nos pères gueulaient qu'on allait foutre le feu. Ils n'avaient pas tort. On a du éteindre une demi-douzaine de débuts d'incendies.
- Les mères disaient rien. Faut dire qu'elles n'étaient pas là quand on tirait les fusées. Notre calendrier dépendait de leurs absences...
- Mon cousin s'est arrêté de courir. Il était à cent mètres de moi. Je voyais ses cheveux bouclés agités par le vent.
- Dans le ciel, la fumée du vol se dispersait assez rapidement, créant des volutes blanches qui traçaient de belles figures.
- J'aimais bien lancer les fusées les jours de vent parce que les volutes dessinaient des trucs fous et éphémères.
- Mon cousin est resté immobile un instant juste assez long pour que ça me paraisse une putain d'éternité. Et puis, il s'est agenouillé...
- Moi j'avais la gorge sèche et les mains moites. Il doit y a avoir un tuyau qui relie la gorge et les mains et qui répartit l'humidité.
- Un jour, enfin, on a réussi à faire décoller une fusée. Cent mètres de haut.
- Parachute en sac Prisunic au bout de la trajectoire. On s'est sauté dans les bras. Le bonheur absolu.
- Bon le parachute s'est déchiré et la fusée est tombée comme un missile à dix mètres de nous mais on était tellement contents.
- On a vite résolu le problème en sacrifiant la toile d'un gros cerf-volant. Papa a fait la gueule. C'était son cadeau de Noël.
- N'empêche, trois tirs plus tard, on récupérait notre fusée après un vol magnifique. Tant pis si je m'étais brûlé un doigt à l'allumage.
- On a bu du coca-cola et bouffé des pépitos pour fêter ça. Les pères ont dit bravo les gars. On n'était pas peu fiers.
- Les mères n'en ont jamais rien su et franchement c'est pas plus mal.
- C'est quand on est passé aux vols habités que ça a commencé à vraiment merder.
- Pour la partie habitable, on a utilisé une capsule Kinder. On a installé un tapis de mousse dedans. On voulait un truc confortable.
- On a même creusé un petit hublot avec un peu de grillage devant. La classe internationale.
- J'ai voulu décorer avec des étoiles, mais mon cousin m'a dit : « T'es fou, on n'est pas des filles. »
- Et puis on a installé dans la capsule jaune notre premier astronaute. Une sauterelle. On l'a choisie robuste.
- La sélection a été rude, enfin surtout pour les premières. C'était l'Etoffe des sauterelles.
- De longues pattes vertes, de belles antennes, un gros abdomen, un large thorax : voilà les qualités requises pour voler haut.
- Une fois installée, la première sauterelle nous a regardés à travers le grillage du hublot. On l'a baptisée Laïka.
- Je me souviendrai toute ma vie du dernier regard de Laïka, la première sauterelle astronaute.
- Y'avait du défi et de la crainte dans ses têtes d'épingle. Comme si elle savait qu'elle avait 200 grammes de poudre au cul.
- On a accroché le parachute plié à la capsule et puis on l'a installée dans le nez de la fusée, un dôme en plastique.
- Quand on a récupéré Laïka après le vol, on était aussi tristes que les mecs de la Nasa quand ils ont perdu Apollo 1.
- Je peux pas décrire l'état de la sauterelle après ce premier vol habité parce que je veux pas choquer les âmes sensibles.
- Ça faisait cinq minutes que mon cousin était agenouillé. Je ne voyais plus que ses cheveux dépasser des herbes hautes et des fleurs sauvages.
- Je me demandais ce qu'il foutait, c'était quand même pas bien compliqué d'ouvrir une capsule Kinder.
- Je devais plisser les yeux parce que le soleil était quasiment suspendu au dessus de l'horizon et il tabassait sévère.
- Et puis enfin, mon cousin s'est relevé. Il s'est retourné. Il faisait la gueule. Je sentais que c'était pas bon. Et puis il a crié.
- "FACTEUR 3 !"
- J'ai pas vraiment entendu, parce que le vent portait sa voix dans le mauvais sens. Mais j'ai compris quand même.
- J'ai ressenti un truc qui hésitait entre l'abattement et la mélancolie, l'envie de pleurer ou de pisser de colère.
- Faut pas se mentir. On a perdu beaucoup de sauterelles. 100 % d'entre elles en fait.
- On a multiplié les tentatives. On en a bouffés des Kinder.
- A chaque fois, ça me faisait mal au coeur et je savais pas si c'était à cause du chocolat ou du destin des sauterelles.
- On a essayé de comprendre ce qui déconnait. Je consignais nos hypothèses dans un carnet dédié à nos expériences.
- Peut-être qu'elles mourraient à cause de la force centrifuge ?
- Peut-être qu'elles mourraient asphyxiées dans leur petite capsule exigüe planquée dans le dôme ?
- Peut-être qu'elles cramaient tout simplement ? On avait bien remarqué des traces de combustion sur leurs petits cadavres verts.
- Après de nombreux autres essais, on est arrivé à la conclusion que c'était probablement la conjonction des trois facteurs.
- Force centrifuge, asphyxie, combustion : facteur 3.
- On a rajouté du coton. On a creusé un deuxième hublot. On a mis de la crème solaire pour isoler la capsule du feu. En vain.
- Quand mon cousin est revenu à côté de moi, on s'est regardé sans rien dire. On a commencé à ranger le bordel.
- C'était le dernier jour des vacances d'été. La fin de notre programme spatial.
- On est rentré à la maison et en chemin, mon cousin a dit : « L'année prochaine, on essaie avec les coccinelles. »
- Prévenues par les sauterelles, les coccinelles ont dû passer une sale année dans la torpeur de la prairie.
- Mais l'année suivante, l'enfance était passée. On était trop grands pour avoir envie de faire décoller des fusées.
- On préférait décoller nous-mêmes en regardant les filles qui marchaient sur le bord de la piscine publique.
Nicolas Delesalle
Post Scriptum :
J'ai reproduit cette tweet-story le lendemain de sa parution sur "Gazouillis". Quelques jours après, Nicolas Delesalle a eu l'excellente idée de faire un blog avec ses petites histoires. Je laisse tout de même ce billet (à moins qu'il me demande de le supprimer si jamais il passe pas là), ne serait-ce que pour vous donner envie d'aller lire ses petites histoires qui font le bonheur des gazouilleurs; elles seront en principe regroupées là >>> àpeuprèsrien, un blog de KoliaDelesalle.
La vérité
Dans l’île de Sanapragata (Indonésie) , les habitants disent toujours la vérité. Sur l’île voisine de Pagranasata, ils mentent tout le temps. Celle de Natagrapasa était peuplée de gens qui parfois mentaient et parfois disaient la vérité. Les missionnaires se lassèrent vite de ces devinettes et les passèrent tous au fil de l’épée.
L’époque de Nadir, au Népal, fut l’âge d’or de la vérité. Ainsi, quand on avait mal aux dents on disait : »Il y a présentement en moi un ressenti de douleur irritative et irradiante au niveau de ma molaire inférieure gauche. » On n’avait pas moins mal pour autant.
Sur la planète S34, la vérité ne sort pas de la bouche des enfants, mais de leur nez. C’est dire si l’on recueille les mouchoirs de ces morveux avec d’infinies précautions.
Il est de tradition, dans la ville de Sargassi (Pouilles), de célébrer le 15 juin la fête du mensonge. Chacun, ce jour-là, ment. On raconte à sa femme qu’on la trompe, à ses voisins qu’on ne les supporte plus, à ses enfants qu’on les déteste. Pour beaucoup, c’est l’unique occasion dans l’année de dire à chacun ses quatre vérités.
On a longtemps cru que les hommes de la vallée de Grofal (Andes du Sud) portaient d’énormes faux sexes, comme les femmes de nos contrées portent de longs faux cils. En fait, non.
Le saviez-vous
Le « faux cul » est un hypocrite, mais le mot « vrai cul » n’existe pas, ce qui pose la question de l’existence des gens sincères.
Monet a peint sa série des « cathédrales de Rouen » parce que Renoir lui avait affirmé qu’on allait construire une gare à son emplacement (c’était faux).
Tout Rembrandt peint au stylo-bille est hélas un faux. Désolé.
On ment au Père Noël en lui faisant croire à l’existence des enfants.
L’écrasante majorité des assertions ne sont pas vraies, bien que celle-ci le soit.
Bribes de Non-Sens, Hervé Le Tellier pour Clés
Recrutement
Chine : les futurs cadres se recrutent à l'appel
de mes amis forumeurs :
Tolérance religieuse: en Corée du Nord, les condamnés à mort chrétiens sont livrés au peloton d'exécution en kit avec la croix de bois pour leur tombe.
Cqfd
Travaux pratiques de français en Chine, aujourd'hui "chacun porte sa croix" (de guerre)
marcoilbiondo
C'est la croix et la bannière pour vous faire tenir droit, les p'tits gars ?
ou
Ne pas confondre "Les pitres de l'épaule aux coréens" et "L'épitre de Saint Paul aux corynthiens"...
ou
Jésus et les quarante larrons.
ou
Arrête de hausser les épaules à ce que je te dis ou je te les cloue !
Saoulfifre
Rien n'arrête les Chinois, après Chanel, Hermes, Dior, voilà des contrefaçons de Jésus.
Gilo Nimo
de Didier Kala, du site Brave Patrie où j'ai emprunté cette image
Peine de mort : la Chine adopte un comportement plus chrétien.
Sois sage ô ma douleur
Un texte de Jean Yanne
Un matin je m'éveille
sentant au fond de moi
Des douleurs sans pareilles
Fort cruelles ma foi
Je prends de l'aspirine
Dans un peu de bouillon
J'ai vraiment triste mine
Le moral n'est pas bon
Vite je téléphone
A mon vieux médecin
et le réquisitionne
Pour me donner des soins
Ce cher docteur se livre
A des tas d'examens
Il consulte des livres
Et se prononce enfin
C'est un cas rarissime
Me dit le pratitien
Vous êtes la victime
D'un mal républicain
Provoquant des secousses
Dans tout votre intérieur
A l'anus il vous pousse
Une Légion d'honneur.
La bêtise humaine
Pour faire une anthologie de la bêtise humaine, la journaliste américaine Wendy Northcutt a créé les "Darwin Awards", un prix qui récompense chaque année la personne qui s'est tuée de la manière la plus stupide (faisant ainsi honte à son espèce et contredisant la loi darwinienne de sélection des meilleurs). Pour que le prix soit attribué, il faut que le candidat soit la cause de son propre décés, qu'il soit en pleine possession de ses facultés intellectuelles, et que l'anecdote soit confirmée par plusieurs sources fiables.
Exemples :
- En 1994, un terroriste qui expédie un courrier piégé insiffisamment affranchi a remporté le Darwin Awards lorsqu'il a ouvert sa propre lettre renvoyée par la poste.
- Autre gagnant du Darwin Award : en 1996, un pêcheur ayant lancé un bâton de dynamite allumé sur un lac gelé a vu son chien de chasse aller chercher l'explosif et le lui rapporter.
- En 1997, le prix a été attribué à un avocat de Toronto qui a voulu démontrer la solidité des vitres d'un gratte-ciel. Il a donc pris son élan et fracassé la vitre avant de faire une chute de 24 étages.
- En 1998, le prix est allé à un homme de 29 ans qui s'est étouffé en avalant un ornement pailleté arraché avec ses dents sur la peau d'une danseuse, lors d'un spectacle de strip tease.
- En 1999, le Darwin est allé à 3 terroristes palestiniens : ils avaient piégé deux voitures qui ont explosé simultanément, alors qu'ils étaient encore à bord, et avant qu'ils aient pu atteindre leur objectif. Ils avaient préparé les bombes sans tenir compte du changement d'heure d'été.
- En 2000, le prix est allé à un habitant de Houston qui a voulu jouer à la roulette russe avec ses amis. Mais au lieu d'utiliser un révolver à barillet, il a pris ce qu'il avait sous la main : un pistolet automatique. Il a perdu.
- En 2001, au Canada, un homme de 25 ans proposa à ses amis de faire du toboggan dans le vide-ordures. Ce qu'il ignorait, c'est qu'une fois engouffré dans la colonne qui descendait les douze étages, il tomberait dans un compacteur automatique d'ordures.
- Seule exception : Larry Walters. En 1982, ce retraité de Los Angeles veut réaliser un rêve fou, voler autrement qu'en avion. Il met donc au point son moyen de transport aérien : un fauteuil très confortable, auquel il a attaché 45 ballons d'un mètre de diamètre qu'il a gonflé à l'hélium. Après quoi il s'est attaché à son fauteuil et s'est muni de sandwiches, de canettes de bière et d'un pistolet à plombs. Au signal ses amis ont détaché la corde qui le reliait au sol. Mais au lieu de se stabilisr à 30 mètres, comme il l'espérait, Larry Walters a été propulsé d'un coup à 5000 mètres d'altitude. Là, complètement gelé, il n'a plus osé tirer sur les ballons pour redescendre. Il a donc erré longtemps dans les nuages, poussé par les vents, avant d'être repéré par les radars de l'aéroport de Los Angeles. Trouvant enfin le courage de tirer sur quelques ballons, il a finalement pu redescendre, mais les fils des ballons crevés se sont pris dans un câble à haute tension, provoquant une coupure d'électricité dans tout le quartier de Long Beach.
Lorsqu'il a atterri, les policiers l'ont arrêté et lui ont demandé pourquoi il avait fait ça. Il a répondu :
-"On ne peut pas rester assis à rien faire tout le temps."
Il est le seul survivant à avoir reçu le Darwin.
Viande in vitro
Si vous vous souciez du sort des animaux et de votre appétit, ne visitez pas d’élevage de poulets en batterie ni ces feedlots du Midwest souvent décrits comme des « camps de concentration pour bovins ». Pour industrialiser la production de viande, on a industrialisé l’élevage et, du même coup, l’abattage. Plus question, évidemment, de sacrifice religieux ni de rituel conférant un sens ou une justification à la mort de l’animal. Rien que de la matière première vivante et sa « transformation ».
Fiction-anticipation. Dans quelques années, vous rentrez du travail. Dans la cuisine, à côté de la machine à expresso et du grille-pain, votre bioréacteur domestique MeatMachine affiche la fin d’un cycle : une paire de saucisses vous attend. Aucun animal n’a eu à mourir ni à souffrir : avant de sortir, vous avez pensé à charger quelques cellules dans la machine ainsi qu’une dose de solution nutritive. Les cellules ont proliféré et « poussé » sur un support, comme de la vigne sur un treillis. On obtient un tissu biologique à mettre en forme et à cuisiner.
A vrai dire, la culture cellulaire se fera plutôt probablement en usine. Techniquement, il reste beaucoup de problèmes à résoudre : la texture n’est pas maîtrisée et surtout on ne sait encore produire que de minuscules morceaux gélatineux, de la taille d’un ongle, à un coût évidemment prohibitif. Les tenants de l’idée ont des arguments : moins de méthane produit par les ruminants, une moindre dépense énergétique, une meilleure composition nutritionnelle (on pourrait remplacer les « mauvaises graisses » par des oméga3)…
Mais si les consommateurs se détournent aujourd’hui des OGM, comment accepteraient-ils demain la viande en éprouvette ? Testez l’idée autour de vous (c’est ce que je fais par blog interposé, la zone « commentaire » est là pour vos réponses). La réponse est généralement un « beurk ! ». Il y a pourtant une différence radicale : les mangeurs ne voient dans les OGM aucun bénéfice direct. Les meat makers, eux, auront une clientèle minoritaire, mais motivée et sans doute en expansion. Peta, l’organisation radicale de défense des droits des animaux, offre un million de dollars au scientifique qui parviendra à maîtriser le procédé. Au-delà des militants, il y a tous ceux qui s’interrogent sur le sort que l’homme fait aux animaux.
Claude Fischler est sociologue, directeur de recherche au CNRS. L’alimentation est son objet de recherche préféré. Il a notamment publié « L’Homnivore » (OdileJacob, 2001, réédité en 2010)
Un gazouillis :
« "Comment concilier le goût de la viande et l'amour des animaux ?" En partageant son bifteck avec son chien. »
Economie de Noël
Lorsque Photoshop et Powerpoint s'unissent, l'image gagne en richesse.
de mes amis forumeurs :
En période de crise, l'issue de guimauve rose par les oreilles des financiers doit être considérée comme un signe encourageant.
Les prévisions dépassent nos espérances, la frite bio est née !!!
Christ
J'en ai vu des cocus, mais jamais avec d'aussi grandes cornes.
ou
Serre les fesses, camarade, ton siège est éjectable.
ou
Rien n'ulcère de courir, il faut gagner des points.
ou
Toi t'as comme un air à avoir été inscrit d'office comme béta-testeur du "fil à couper les têtes".
ou
Je te reconnais : t'es un ancien "situationniste", et c'est vrai que t'as une bonne "situation", on dirait ?
saoulfifre
de Didier Kala, du site BravePatrie d'où j'ai tiré cette image
Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et financières, nous prévient :
« On va se marrer ».
Le boudin blanc à la soudanaise
- Prendre une bonne livre et demie de joues de porc non saignantes. Découenner.
- Faire cuire deux heures et demi à l'eau bien chaude avec panais, crosnes du Japon, une poignée de salicornes, jujubes, estragon de Villars, ail, oignon, bois d'érable et branche de houx. Retirez de la cuisson.
- Ajoutez 325 grammes de mie de pain et de pain de mie trempé dans 1 litre d'eau-de-vie de goyave. Piler et mélanger bien le tout en ajoutant 12 oeufs de grand tétras, 1/4 de litre de bouillon gras de buffle, du sel, du poivre, une cuillerée à soupe de gingembre, 4 kilos de truffes hachées, une noix de beurre de palmier et une noix de veau pilée.
- Enfiler le toutim dans les boyaux de phacochères, formez les boudins, et faire cuire une heure dans le jus du début auquel on aura rajouté 3 bouteilles de bourbon (ou,plus précisément, leur contenu).
- Retirer, sécher à l'éventail, et griller au feu de bois de campêche.
Une recette plus simple consiste à décolorer du boudin ordinaire en le laissant mariner quarante-huit heures dans un mélange d'eau oxygénée et de noir animal.
C'est bon aussi, mais c'est moins fin.
Féminisme
Sur la planète Sitara, il existe cinq sexes : les makas, les fitus, les jipus, les giminis et les gojos. Les makas pondent les oeufs, les fijus les activent génétiquement, les jipus les fécondent, les giminis les couvent, les gojos les nourrissent jusqu'à l'autonomie. Cela ne se complique vraiment que pour les familles recomposées.
Dans la haute vallée du Grahistan, les femmes se passent depuis si longtemps des hommes qu'elles étranglent à la naissance, terrifiées, ces filles aux déformations monstrueuses qui naissent dépourvues de vagin et affligées d'un appendice répugnant.
A Outato, capitale du Bazouchistan, à la suite de nombreuses réformes sociétales, l'égalité entre êtres femelles et êtres mâles est totale. Seule la traite des taureaux pose quelque fois problème.
Au Kidjira, grâce au combat des hoministes, les hommes accèdent depuis cinquante ans à des métiers autrefois réservés aux femmes : on trouve des hommes soldates, des hommes pompières et des hommes sages-femmes. Mais quels noms leur donner ?
Afin de combattre le sexisme dans l'art, la ville de San Julio (Californie) a lancé un concours visant à équilibrer sexuellement les oeuvres. Parmi les peintures créées par les artistes locaux : le Jocond, le Maja nu, les Jeunes gens d'Avignon... et, entre autres sculptures : la Discobole et la Penseuse.
- Il est trés difficile de faire la différence entre un hermaphrodite et une hermaphrodite.
- Derrière tout homme qui réussit il y a, à chaque fois, une femme qui n'en revient pas.
- Les hommes liraient mieux les cartes routières que les femmes, mais Moïse a quand même passé quarante ans dans le désert.
- Dans un sondage effectué parmi les animaux, 89% des mantes religieuses mâles sont favorables à l'égalité mâle-femelle.
Le disciple : Maître, la femme est-elle l'égale de l'homme ?
Le maître : Demande-toi plutôt si lhomme est l'égal de la femme, disciple.
Le disciple : Dieu a-t-il créé la femme d'abord, maître ?
Le maître : Si c'est le cas, alors c'est un secret entre elles deux, disciple.
Le disciple : Pourquoi suis-je un homme plutôt qu'une femme, maître ?
Le maître : Pour que mon malheur soit complet, disciple.
Le disciple : Si vous étiez une femme, seriez-vous ma maitresse, maître ?
Le maître : T'avoir comme disciple est déjà bien assez fatigant, disciple.
Bribes de non-sens, Hervé Le Tellier, pour CLES
Les dégradeuses
Qui sont-elles ?
Le Leader :
Standard & Poor’s a pour origine la société créée en 1860 par l’Américain Henry Poor, qui fusionne en 1941 avec Standard Statistics. C’est la plus puissante des agences de notation, avec 34% des parts de marché, selon les calculs de l’économiste Nicolas Veron. Jusqu’ici filiale du groupe de médias américain McGraw-Hill, Standard & Poor’s est en train de devenir une entreprise cotée. Son chiffre d’affaires a atteint 1,69 milliard de dollar en 2010.
Le concurrent :
Moody’s est fondée en 1909 par l’Américain John Moody. Cette agence restela grande concurrente de Standard & Poor’s, avec 30% du marché. Elle fut la première à accorder des notes, et pas seulement des avis sur les créanciers. Elle a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 2,03 milliards de dollars. Société indépendante cotée en Bourse, son premier actionnaire est le mythique homme d’affaires américain Warren Buffet, avec 12,5% du capital.
Le challenger :
Fitch est créée en 1913 par l’Américain John Knowles. Cette société est longtemps restée la « petite dernière » des trois grandes agences de notation. Mais, ces dernières années, ses parts de marché n’ont cessé d’augmenter pour atteindre 26%.Fitch a réalisé 657 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2010. Son capital est contrôlé à 60% par la holding Fimalac de l’homme d’affaires français Marc Ladreit de Lacharrière.
Où sont nées les agences ?
Le chemin de fer a changé radicalement les Etats-Unis, mais il est aussi à l’origine des agences de notation. Dès 1860, l’Américain Henry Poor propose en effet aux investisseurs des études évaluant la solidité des compagnies de chemin de fer, qui empruntent à l’époque énormément d’argent pour financer leur développement : les sociétés de « diagnostique crédit » sont nées. Ruiné par la faillite bancaire de 1907, le financier américain John Moody invente de son côté , en 1909, le système de notation, comme à l’école, résumant en un coup d’œil le risque pris par le créancier. Standard & Poor’s en 1916 et Fitch en 1924 adoptent par la suite leur propre grille de notation. Chez Standard & Poor’s, elle compte aujourd’hui 22 « crans » : de AAA, la meilleure note à D, la pire. D’abord centrées sur les entreprises, les agences commencent à noter la dette des Etats en 1918.
Qui paie la note ?
Le plus souvent, les agences sont rémunérées par les emprunteurs, donc par ceux qui sont notés. Ces derniers « s’offrent » une évaluation pour se montrer transparents et rassurer les investisseurs. Exception notable : les grands pays, comme la France et les Etats-Unis. Mais les agences les notent de leur propre initiative notamment pour des questions d’image. Très consultées par les marchés – banques, assureurs, fonds … -, ces notes sont aussi omniprésentes dans les réglementations financières censées prévenir des risques. Les pouvoirs publics leur ont du coup conféré un rôle quasi-institutionnel.
Source : M le magazine du Monde
Pluie de l'arme
Pluie de l'arme chez les militaires !
ou (à la mémoire de Ferrat)
"Comment peut-on s'imaginer, en voyant un vol de pétoires, que la liberté vient d'arriver"
ou
Il pleut comme Lagardère qui pisse !
de mes amis forumeurs :
Sympa, cette version du bilboquet où il faut que la baïonnette rentre dans la bouche (1 point), dans une narine (2 points), dans un œil (5 points) !
ou
Attention, toi : tu as marché dans une merde ! Gag...
ou
Oui oui : ce sont de nouveaux modèles de fusils de bouchers.
ou
C'est trop d'la balle, de s'envoyer en l'air !
ou
Ah les hommes et leurs concours de bleus-bites... ?!
saoulfifre
Alternative écologique aux insecticides: les campagnes de démoustication se pratiquent désormais à la baionnette au lancer.
Cqfd
de Didier Kala, du site Brave Patrie d'où j'ai tiré cette image:
La cérémonie de réduction des effectifs à l’école navale de Séoul s’est bien déroulée.
et de la comtesse Lucette Surléchelle de Richeterre, du même site :
La défense anti aérienne chinoise a encore des choses à apprendre.
Attention aux wagons-restaurants
Une des plus belles histoires vraies que je connaisse se passe en partie dans un wagon-restaurant. Je l'ai lu un jour dans le journal.
La scène se passe en 1975, un type veut se suicider.
Il monte dans un train. Le train démarre.
Le type attend qu'un autre train se profile à l'horizon, il ouvre la porte et il se jette au moment où l'autre train passe en sens inverse.
Mais au lieu de passer sous les roues de celui-ci, il y a un appel d'air et le type ne touche pas terre, il est ballotté d'un train à l'autre, comme une boule de flipper.
Finalement, sa jambe touche terre, elle passe sous les roues du train, elle est sectionnée.
Du fait de l'appel d'air, elle remonte et repart, et est, elle aussi, ballottée d'un train à l'autre, jusqu'à ce qu'avec la vitesse elle casse l'une des vitres du train.
Là, il y a un mec qui est au wagon-restaurant, il bouffe peinard, il prend la godasse en pleine gueule.
Et il meurt.
Et l'autre est debout sur une patte, plus loin sur les rails.
Des gens ont tiré la sonnette d'alarme, on est allé cherché le suicidé, qui aujourd'hui a une jambe de bois mais est bien vivant.
Quant au mec qui était au wagon-restaurant, lui, il est mort pour ainsi dire d'un coup de pompe dans le train.
Aïe Aïe Carambar !
Youpi, j'ai enfin décroché un stage de rédactrice dans cette grande agence de pub.
"Nous avons besoin de jeunes auteurs, à l'esprit vif, et sachant aller droit au but", m'avait-on dit lors de l'entretien. Je suis flattée. C'est mon premier jour.
Le pool des stagiaires est réuni là, dans cette salle de conférence.
"Tu sais toi sur quoi on va bosser ? - Non, mais ils ont de gros contrats avec des boîtes de luxe."
Arrive un jeune cadre dynamique.
"Vous êtes là car nous répondons à un appel d'offres de Cadbury, et nous ne pouvons pas décemment faire travailler nos auteurs sur ce genre de choses. Votre mission, si vous l'acceptez, sera donc d'écrire des blagues pour un bonbon au caramel que je n'aurai nullement besoin de nommer. Les règles : pas de racisme ni de pornographie, la scatologie est, quant à elle, acceptée, mais dans une certaine mesure. Le format : pas plus de deux intervenants, cinquante lignes en maximum trois lignes. Votre rendement : minimum dix blagues par jour, dont au moins cinq validées."
Silence de mort, suivi de quelques ricanements contenus...
"Euh, excusez-moi ... C'est une blague?"
Rires.
"Absolument pas. C'est moi qui vous superviserai. Je vous préviens, je n'ai pas l'humour facile."
Deux heures plus tard, j'ai déjà fumé cinq clopes et mon écran d'ordi reste vierge. Le curseur clignote. Derière moi, un stagiaire pouffe, tapant avec jubilation sur son clavier.
"Ca y est, j'en ai trouvé une ! Qu'est-ce qu'un Chinois qui écoute de la musique ? Un NemP3 !"
Sa blague est refusée.
"Stéréotypes racistes."
Ha, ha ! Tant pis pour lui.
Je sue, je cherche ... pipi, caca, Toto, calembour : le vide ! Et puis ça commence à venir, question de méthodologie ! D'abord, définir des catégories : les fruits et légumes, les animaux, le sport, les "monsieur et madame". C'est la révélation, les idées fusent dans ma tête. Citron - le citron pressé - la course :
"Comment appelle-t-on un citron qui court ?"
Et de une ! Ensuite, le zeste :
"Que dit un citron policier à un cambrioleur ? Plus un zeste !"
Thierry Henry :
"Pourquoi certains buts sont drôles ? Parce que Thierry en rit."
Elle est nulle, mais elle est prise. Je suis fière de moi. Le calembour est mon ami.
18 heures, en nage, les zygomatiques un peu tendus, la journée est finie. Et ça va recommencer pendant des semaines. Les blagues que j'ai écrites, je n'oserai même pas les raconter en public. Allez, pour vous lectrices (de "Causette", note du copieur), je tente :
"Quel est le cri de la grenouille sourde ? Coa coa."
Désolée.
Perrine Beaufils, pour Causette
Comportement en entreprise
Une pièce vide et cinq chimpanzés. Au milieu de la pièce, une échelle, et une banane placée à son sommet.
Dès qu'un premier singe a repéré la banane, il grimpe à l'échelle pour l'attraper et la manger. Mais sitôt qu'il s'approche du fruit, un jet d'eau glacé partant du plafond s'abat sur lui et le fait chuter. Les autres singes tentent eux aussi de gravir les échelons. Tous se font asperger et finissent par renoncer à s'emparer de la banane.
On coupe le jet glacé et on remplace un singe trempé par un nouveau, tout sec. A peine est-il entré les anciens s'efforcent de le dissuader de grimper pour éviter la douche froide. Le nouveau ne comprend pas. Il ne voit qu'un groupe de congénères l'empêchant de prendre une gourmandise. Il essaie donc de passer en force et se bat contre ceux qui veulent le retenir. Mais à un contre quatre, il se fait rouer de coups.
Un autre des singes trempé est remplacé par un singe sec. A peine est-il entré que son prédécesseur, qui a cru comprendre que c'était ainsi qu'il convenait d'accueillir les nouveaux venus, se jette sur lui et le rosse. Le nouveau venu n'a pas eu le temps de repérer l'échelle et la banane qu'il est déjà hors jeu.
Le troisième, le quatrième et le cinquième singes mouillés sont à leur tour rempacés par autant de singes secs. Chaque fois, les nouveaux chimpanzés sont roués de coups dès leur entrée.
L'accueil est même de plus en plus violent, les singes s'y mettant à plusieurs pour assommer le nouveau, comme s'il s'ahgissait d'un rituel d'accueil à perfectionner.
Au final, il y a toujours une banane au sommet de l'échelle, mais les cinq singes secs sont tous sonnés et ne songent même pas à s'en approcher. Leur seul souci est de guetter la porte par où apparaitra un nouveau congénère afin de le démolir au plus vite.
Cette expérience a été menée dans le but d'étudier les comportements de groupe dans une entreprise.






















