Abracadablog

On croit qu'on est des poussières dans l'univers, on n'est que des mecs au bistrot.

06 novembre 2009

Le chant du départ

Samedi dernier, petite fête pour marquer le départ de ma nouvelle vie après avoir quitté mes obligations salariées remplies avec une conscience proche de l'abnégation durant 43 années sans interruption.

Ca faisait plusieurs mois que quelque chose se tramait. Des conversations s'arrêtaient lorsque j'arrivais, des courriers et des mails m'étaient cachés, on me demandait de sortir faire une course, on s'inquiétait de mes horaires de présence à la maison, etc. Ces derniers temps, ça s'était même aggravé, il est arrivé que l'on me foute dehors pour une promenade forcée que je devais prolonger par un séjour chez ma fille en dehors de ma maison !

N'étant pas entièrement lobotomisé par ma vie de labeur, je me suis bien douté que ça avait quelque chose à voir avec ma sortie du système salaires.

Il s'agissait de la préparation d'une fête qui aurait lieu à Saint M'Hervé, une charmante commune d'Ille-et-Vilaine où Elisabeth occupe le poste de 3ème adjoint, mais surtout, qui est dotée d'une salle des fêtes remarquable et peu chère par rapport à ce qu'on trouve dans la région parisienne.

Afin qu'un maximum de monde puisse en profiter, le jour J était inclus dans les congés scolaires de la Toussaint puisqu'il s'agissait du samedi 31 octobre.

Lorsqu'on a enfin consenti à me parler de la chose, j'ai dressé ma liste d'invités en fonction de mes différents cercles de relations. Hélas, le monde virtuel auquel je tenais beaucoup a fait défaut, mais je ne lui en veux pas, il y a en effet des priorités à gérer et on n'est pas toujours maître de son état de santé.

Il y aurait donc à peu près 80 invités, ce qui représente déjà, du point de vue de l'organisation, une lourde tâche.

L'organisation puisque j'en parle, a été prise en charge par Elisabeth, assistée de Nathalie, Laëtitia, Fabrice, Nicolas, Cyril et Lucile qui ont coordonné les différentes tâches : réservation de la salle, production d'idées de décoration (j'avais, à leur demande, proposé comme thème le fantastique), lancement des recherches de déguisements, écriture des sketchs, chansons et spectacles, montage du repas avec recherche des fournisseurs, création des costumes.

Et le 31 octobre est enfin arrivé; reportage en images.

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Préparation de la salle : (rappel, vous agrandissez les photos en cliquant dessus)

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L'entrée, le hall, le sas, la salle et la cuisine

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Installation des tables, des couverts, des fanions ...

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... les chandeliers, la fontaine, système d'accrochage des fanions ...

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... pliage des serviettes, installation des verres (1ère tournée), promenade de p'tit prout ...

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... les fanions (dessins Fabrice, coloriage leslie, Babeth et Charly) ...

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... l'arbre aux voeux, la table des cadeaux et le tableau mystère ...

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... installation du sas d'entrée ...

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... le coin de Fred, le DJ, son matos, ses câbles ...

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... et la fontaine de Fabrice (de fête en fête de plus en plus inventive et imposante)

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Ici un petit arrêt descriptif

Le système et le moteur (une pompe aquarium) sont cachés sous les tréteaux.
Le liquide arrive par la bouche du masque (signé Claudius), il passe ensuite dans la cage d'un rat*, puis serpente le long d'un cylindre et est transporté par un tube de cuivre jusqu'à un récipient posé sur un vase en verre contenant des poissons; un autre tuyau emmène le liquide jusqu'à la fontaine en passant près du samovar. La coupe du samovar contient un système produisant couleur et fumée.
La plateforme est agrémentée de deux de mes sculptures qui figurent habituellement dans le bassin de mon jardin; les poissons nous les ont gentiment prêtés.

* le délire créatif de Fabrice a été bridé, en effet, le rat a été remplacé par un hamster et Fabrice avait également prévu d'inclure à son œuvre des bocaux de formol contenant serpents et crapauds.
La censure est partout ... même dans la famille.
Je suis avec toi, Fafa !

Et enfin le coin photo par lequel chaque arrivant devra passer avant d'entrer dans le sas puis dans la salle

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Les personnages

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La soirée et la nuit ont été mises en musique par l'excellent Fred que je vous conseille de consulter si vous avez besoin d'un DJ de qualité avec, ce qui ne gâte rien, une très belle voix : Calypso Production

Babeth m'avait demandé de confectionner des statuettes , les Claudius d'Or afin de doter certains jeux d'une récompense

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Je les ai réalisé en argile blanche; les figurines ont été ensuite cuites à 980° puis recouverte d'une fine couche d'or fin (on dirait de la peinture acrylique tellement c'est bien fait) par Lucile.

3 de ces Claudius d'Or ont été attribués aux trois premiers du concours des déguisements. Le jury était composé de l'assistance toute entière qui a été chargée de voter pour leurs trois préférés. Le premier avait 3 points, le second 2 points et le troisième 1 point. C'est Fred, notre DJ qui a procédé au comptage (c'est le seul qu'on a trouvé d'assez honnête parmi les présents, il faut dire que c'est le seul qui, bien que déguisé lui aussi, n'a pas participé au concours).

Résultats :

1ers :    la famille Pierrafeu : Laëtitia, Nicolas et Noah, dit "p'tit prout"
2èmes : le groupe Super Mario, Peach et Luigi : Romain, Audrey et Damien
3èmes : Marge et Omer Simpson : Laurence et Gérard

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étant donné les pouvoirs exorbitants que je me suis attribué lors de cette soirée, j'ai accordé un Claudius d'Or supplémentaire à Peter Pan et sa fée Clochette, Cyril et Nathalie, dont j'ai regretté l'absence au classement.
Sachant que vous, pauvres lecteurs, vous n'avez qu'un léger pouvoir de contestation, vous pouvez exprimer vos préférences dans les commentaires.

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Le repas :

Le repas a été confectionné par un traiteur (pour la partie froide) sur des recettes données par Lucile et Elisabeth. La partie chaude a été prise en charge par Fabrice et ses aides (7 heures de cuisson pour un jambon à l'os) et le traiteur s'est également chargé du gratin dauphinois d'accompagnement, les gâteaux viennent d'une excellente patisserie de Vitré.

Le menu était imprimé sur un parchemin enroulé dans une éprouvette marquée au nom de l'invité, ce qui a permis de désigner les places sur les trois tables surmontées de leur fanions :

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Solution de Trolligo-aliments

Fraicheur de pescadouille dégoulinante
Tubercules cubiques et leurs lambeaux de porcinouille
Granulés africains aux roubignolles anhydritisées à la mode d'Hollywood 
Tronçonnade ensanglantée et sa bufflonade à l'herbe qui chante
Filaments de feuilles pétantes à la mosaïque de cube
Tourbillonnade de cucurbitacées verdoyantes aux limaces irradiées
Herbe urticante à la charpie de trolls
Régurgitation de mammouth volant et tronçonnade de queue d'ogre

Cuissot de phacochère au jus de trolls et gratinades de tubercules

Farandole de fermentation lactique et ses mauvaises herbes du marais

Calinothérapie stomacale

Nectars de Bacchus

Tout le monde étant encore debout le lendemain, et personne n'étant mort de faim, nous en avons déduit que tout était parfaitement dégustable.

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et, durant 7 heures

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Pendant ce repas a eu lieu la soirée spectacle avec différents numéros préparés par les invités et auxquels, parfois, j'ai été convié sans aucune préparation ni répétitions, ce qui me permet de m'excuser des ratés dans les chorégraphies.

Il y eu tout d'abord un sketch à partir des aphorismes (bien ciblés sur Claudius, bande de sapajous), très bien interprété par Titouann, Charly, Leslie et Alexandre, les phrases choisies :

  • Toutes mes tentatives de régime se sont soldées par un bide !
    Le chat est comme la sauce bolognaise, il retombe toujours sur ses pattes.
    J'ai demandé à un ami de mesurer mon tour de taille, il devrait être là dans quelques minutes.
    Moins on a de souffle et plus on doit souffler de bougies. C'est dingue, non ?
    Chez les gros, il y plus de place pour la beauté intérieure que chez les autres.

puis 2 chorégraphies, créées par elle-même, de Leslie sur les musiques de Marcia Bailar des Rita Mitsouko et sur un zouc endiablé (ça a bien changé les majorettes, depuis le temps),

ensuite un superbe morceau d'anthologie adapté d'un sketch des inconnus, Biouman mis en scène et joués par Alexandre dans le rôle du méchant, Leslie dans le rôle de la gentille, Nicolas , Fabrice et Cyril en sauveteurs qui se transforment en force rouge (Babeth), force bleue, Laëtitia et force jaune (et marron derrière), Nathalie.

Fred, notre talentueux DJ a initié 10 d'entre nous au gonflage de ballon/saucisse (c'est un sacré coup à prendre) et à la confection d'animaux avec le résultat. A cette occasion Claude (de Jatteau) a gagné un Claudius d'Or pour être arrivée la première à produire quelque chose qui ressemblait à un chien.

Intervention des amis de La Vie de Jatteau : "Au boulot" (sur l'air "d'au suivant "de Jacques Brel), puis "Ode à Claude" et enfin "La pauvre !!!" interprétés par Sophie, Laurent, Anne, Arnaud, Claude, Alain, Véronique, Dominique, Philippe, Isabelle, Laïna, Quentin, Romain et Loïc.

Il y eu ensuite un superbe tableau musical de près d'un quart d'heure avec costumes et chorégraphies des onze pays ou villes que j'ai visité : "Le Tour du Monde de Claudius" : France, Belgique, Espagne, Tunisie, Brésil, New York, Venise, Grèce, Maroc, Québec et Allemagne.

Les Clodettes sont montées en scène pour "Magnolias For Ever" : Lucile, Laëtitia, Nathalie et Babeth et j'ai du, au pied levé, c'est le cas de le dire, remplacer Cloclo qui n'avait pas pu venir cause d'applique défaillante.

Quelques vues

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Une superbe idée ensuite, sur la base des chaises musicales, qui va m'assurer 12 soirées sympatoches en 2010. Il s'agit des contrats "Claudius".
Douze personnes qui représenteront les 12 mois de l'année sont venues sur scène avec leur chaise. Nicolas lance un défi, tout le monde le relève et revient à sa place, mais entre temps Nicolas a enlevé une chaise; il y a donc un perdant par défi.
Le perdant doit inviter Claudius, n'importe quel jour du mois qu'il représente, à participer à une activité.
Le douzième, le gagnant, est lui, invité par Claudius en novembre 2010.
Chacun part avec un Claudius d'or

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le résultat :

Décembre 2009 : "petit papa Noël" : visite d'un marché de Noël : Monique
Janvier 2010 : "Vive les rois" : dégustation d'une galette des Rois sans oeufs : Béatrice
Février 2010 : "C'est Mardi Gras" : soirée déguisée : Marika
Mars 2010 : "Vive les narcisses" : repas thématique jaune : Michel
Avril 2010 : "Poisson d'avril" : préparer un poisson d'avril : Gérard
Mai 2010 : "fait ce qu'il te plait" : fais ce qu'il te plait mais avec Claude : Philippe
Juin 2010 : "La musique est en fête" : célébration de la fête de la musique : Arnaud
Juillet 2010 : "Ca chauffe, ça chauffe" : barbecue partie ou repas thématique rouge : Patrick
Août 2010 : "Sea, sexe and sun" : soirée thématique sea, sexe and sun : Yolaine
Septembre 2010 : "l"automne approche" : balade en forêt : Laurence
Octobre 2010 : "C'est halloween !" : repas à base de citrouille : Laurent
Novembre 2010 : "Vive le gagnant" : Claude invite le gagnant qui est Alain

Enfin, un dernier tableau : les Village People dans "YMCA" avec Nicolas, Cyril, Alexandre, Fabrice et invité surprise : Claudius

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... tout le monde est venu nous rejoindre sur la piste et nous avons sudoriparé en cadence jusqu'à l'heure de la soupe à l'oignon, aux alentours de 5 heures du matin, entraîné par la musique et les chansons de Fred.

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Oups, j'allais oublier de vous parler du tableau mystère.
Il y a quelques temps Laëtitia a écrit à tous les invités pour leur demander d'envoyer sur un site des photos, rappelez-vous :

La soirée organisée le 31 octobre par Claude pour son anniversaire et son départ en retraite s'approche doucement et il est temps pour nous de vous solliciter un peu pour lui faire une surprise...
Nous nous sommes dit qu'il serait bien de laisser une trace originale de nous dans son "chez lui"...
L'idée : la reproduction d'une affiche de « Miss Tic. », artiste dont il affectionne tout particulièrement les œuvres, à partir d'un peu de lui et de nous... Si, si, c'est simple et ça s'appelle la photomosaïque ! (voir www.photoweb.fr) Je m'explique... avec des photos de vous, de lui, de vous avec lui, de lui avec eux, jeune, "vieux"..... de photos de ses voyages, ses passions, ses exploits... bref de tout ce qui vous fait penser à lui (tout est accepté!!!), nous allons reproduire une affiche.
L'objectif est d'avoir entre 500 et 1 000 photos collectors numériques, alors à vos archives!!! Pour ce faire, deux possibilités :
- soit vous téléchargez directement vos photos sur le site où nous allons commander l’affiche,
- soit vous me les adressez
(mais je vous avoue que je préfèrerai que vous optiez pour la première possibilité ! Je vous assure, ce n'est pas très compliqué...)

suivait un mode d'emploi très clair puisqu'une bonne partie d'entre vous a répondu.
Le tableau avec l'oeuvre de Miss Tic ne donnait pas grand chose et un vote a eu lieu entre plusieurs autres possibilités : plusieurs tableaux de Miss Tic, certains de Dali, des sculptures de Nikki de Saint Phalle, des oeuvres du céramistes fou de La Borne, Jean Linart et le choix s'est porté sur un tableau de Miro, un peintre que j'affectionne également.

Voici donc le résultat fait à partir d'un choix de 1 500 photos, dont certaines sont reproduites plusieurs fois pour représenter une mosaïque d'environ 5 000 photos; un rude boulot pour obtenir cette merveille ( dimensions 100 x 76) que je n'ai pas fini d'éplucher :

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avec ou sans flash, ça ne vaut évidemment pas la vision en réel, mais vous passerez bien un jour par chez moi, il y sera ... en bonne position.

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04 novembre 2009

Arithmétique humaine

A : Moi, j’ai un pote.
B : Moi aussi.
A : Et mon pote, il est comme moi-même.
B : Mon pote aussi, on est comme les deux doigts de la main.
A : Mon pote, il est tellement  comme moi-même que c’est mon égal.
B : Ah bon ? Vraiment ton égal ?
A : Oui, j’te dis, c’est bien simple, mon pote, c’est comme mon double.
B : Ton double ?
A : Mon double !
B : Alors ton double, c’est ton égal ?
A : Ben oui, puisqu’il est comme moi.
B : Permets, que je comprenne : ton double, c’est donc ton égal.
A : Mais oui, puisque c’est mon double, c’est mon égal !
B : Ton double est donc égal à toi ?
A : Oui, et je dirais même plus : pour lui, mon pote, je suis son double.
B : Donc son égal ?
A : Tu vois que tu me comprends.
B : Je te suis, mais je ne te comprends qu’à moitié. Car s’il est le double de toi-même, et si tu es son double à lui, c’est que tu es ton propre quadruple !
A : Mais non, moi, je ne suis que l’égal de moi-même.
B : Alors laisse-moi t’apprendre que selon toi, tu vaux bien quatre fois toi-même.
A : Je te préviens que je commence à m’y perdre.
B : Tu me préviens ?
A : Oui, je te préviens.
B : Tu me préviens de quoi ?
A : Eh bien je te préviens que je vais t’avertir.
B : Et peux-tu me dire de quoi tu vas m’avertir ?
A : Mais je te l’ai déjà dit !
B : Alors maintenant que je suis averti, j’en vaux bien deux.
A : Non, car comme je t’ai averti que j’allais t’avertir, tu en vaux bien quatre toi-même, toi aussi.
B : Alors on est quitte !
A : On est égaux.
B : Même si nos ego ne sont pas égaux.
A : Même si nos ego sont inégaux.

Un temps.

B : Dis donc, ton pote, il est marié, si je ne suis pas indiscret ?
A : Oui, il est marié.
B : Et sa moitié, elle est comment ?
A : Comme une sœur.
B : Son égale ?
A : Oui, son égale.
B : Donc ton égale.
A : Ben oui, mon égale.
B : Alors là, ça colle déjà mieux, puisque la moitié de ton double est ton égale.
A : Finalement, si je te suis, ça ne colle pas si bien que ça, car lui aussi, c’est sa moitié à elle.
B : Et alors ?
A : Alors lui, il est la moitié de sa moitié.
B : Ah ?
A : Il est son propre quart.
B : Bon sang, mais c’est assez vrai, c’que tu dis là !
A : Ton ami n’est qu’un quart d’ami.
B : Un quart d’ami !
A : Un quart d’âme.
B : Oui mais un quart d’âme homme.
A : Dame !
B : D’homme !
A : Et dire qu’il ne le sait pas !
B : Il faut vite le lui dire.
A : Le prévenir…
B : L’avertir plutôt. Et l’avertir au plus tôt.
A : Comme ça il en vaudra deux.
B : Deux quarts d’ami.
A : Un mi-ami, en somme.
B : Un demi d’ami.
A : C’est déjà mieux.
B : Mais alors il y a un demi d’omis.
A : Un demi d’ami d’omis.
B : Maudit soit le demi d’ami d’omis.
A : Mais dis : tu m’as dit que maudit soit le demi d’ami d’omis ?
B : Pardi oui !
A : Et si mon pote ne te comprend qu’à demi ?
B : Alors il vaut mieux le prévenir qu’on va l’avertir.
A : Comme ça il vaudra quatre fois lui-même.
B : Quatre fois le quart de lui-même…
A : Huit fois le quart de sa moitié !
B : Il aura retrouvé sa grandeur.
A : Courons vite le prévenir.
B : Eh ben, on peut dire qu’il l’a échappé belle, ton pote !

Un temps.

B : Dis donc, entre vous deux, il n’y a personne ?
A : Si, mon pote et moi, on a un pote en commun.
B : Un tiers ?
A : Ah non, tu ne vas pas remettre ça !

Olivier Salon

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29 octobre 2009

Prise de bec au procès Disney

Le procès intenté par les actionnaires de la Walt Disney Company à son ex-président Michael Ovitz, à propos de sa faramineuse indemnité de licenciement, a connu aujourd'hui un brusque rebondissement avec la déposition d'un témoin inattendu. Celui-ci a été interrogé par l'avocat du géant de l'industrie du divertissement.

L'avocat :
Le témoin peut-il décliner son nom ?
Le témoin :
Mickey Mouse.
A :
Pouvez-vous s'il vous plait indiquer à la cour votre profession ?
T :
Rongeur animé.
A :
Étiez-vous ami avec le P-D.G Michael Eisner ?
T :
Je ne dirais pas vraiment ami - nous avons dîné ensemble à plusieurs occasions. Une fois, lui et sa femme nous ont invités chez eux, Minnie et moi.
A :
Vous est-il arrivé de discuter affaires avec lui ?
T :
J'ai participé à un petit déjeuner où il y avait M. Eisner, Roy Disney, Pluto et Dingo.
A :
Où a eu lieu ce petit déjeuner ?
T :
Au Beverly Hills Hôtel.
A :
Y a-t-il eu d'autres témoins ?
T :
Steven Spielberg s'est arrêté à notre table pour dire bonjour ... Oh, et Daffy Duck.
A :
Vous connaissez Daffy Duck ?
T :
Daffy Duck et moi, on s'était rencontré chez Sue Mengers, quelques mois plus tôt, et on avait sympathisé.
A :
Si j'ai bien compris, M. Eisner n'approuvait pas que vous soyez en contact avec Daffy Duck ?
T :
On s'est disputé à plusieurs reprises à ce sujet.
A :
Et que s'est-il passé finalement ?
T :
J'ai fini par arrêter de voir Daffy quand j'ai appris qu'il était devenu scientologue.
A :
Revenons au petit déjeuner, si vous le voulez bien. Vous souvenez-vous de quoi il a été question ?
T :
M. Eisner a dit qu'il avait l'intention d'engager Michael Ovitz, qui était alors à la direction de la Creative Artist Agency.
A :
Quelle a été votre réaction en entendant cela ?
T :
J'ai été étonné, mais Pluto, lui, a eu encore plus de mal à encaisser. Il a parut découragé.
A :
Pourquoi découragé ?
T :
Il était inquiet parce que M. Ovitz était beaucoup plus proche de Dingo. Pluto a eu le sentiment que son temps de présence à l'écran risquait d'en pâtir.
A :
Donc vous étiez au courant qu'il existait une "relation privilégiée" entre M. Ovitz et Dingo ?
T :
Je savais qu'à l'époque où M. Ovitz était agent il avait courtisé Dingo, et, si je me souviens bien, ils avaient loué ensemble une maison à Aspen.
A :
Est-ce qu'il y a eu un moment précis où ils se sont rapprochés ?
T :
M. Ovitz a défendu Dingo quand il s'est fait arrêter à Malibu pour une histoire de dope.
A :
Est-il vrai que Dingo avait un problème avec la drogue ?
T :
Il était accro au Percodan.
A :
Cela durait depuis combien de temps ?
T :
Dingo était sous calmants à cause d'un dessin animé - une belle plantade. Il avait sauté de l'Empire State Building avec un parapluie en guise de parachute, et il s'était fait mal au dos.
A :
Et alors ?
T :
M. Ovitz a pris l'initiative de faire admettre Dingo en cure de désintoxication au Betty Ford Center.
A :
Avez-vous fait part à M. Eisner de vos craintes concernant son projet d'engager M. Ovitz ?
T :
Minnie et moi en avons discuté. Nous savions que c'était le clash assuré.
A :
En avez-vous parlé à d'autres personnes, hormis votre femme ?
T :
Dumbo, Bambi - je ne me souviens pas vraiment. Ah oui, Jiminy Criquet, une fois, chez Barbra Streisand. Elle avait organisé une soirée en son honneur lorsqu'il a acheté sa maison à Trancas.
A :
Est-ce qu'il en a été conclu quelque chose ?
T :
Dumbo estimait que c'était à Donald Duck de faire part à M. Eisner de notre inquiétude, parce que M. Eisner écoutait toujours Donald. Comme il l'avait dit lui-même, il considérait Donald comme "l'un des canards les plus brillants qu'il lui ait été donné de rencontrer". Ils avaient passé beaucoup de temps ensemble, au bord de la mare de Donald.
A :
Ce sentiment était-il réciproque ?
T :
Oh oui. Donald a vécu chez M. Eisner pendant six mois, lorsque lui et Daisy se sont séparés. Donald avait eu une aventure avec Pétunia, la petite amie de Porky. Chez Disney, il n'était pas question de sympathiser avec des créatures d'un studio concurrent; mais dans le cas de Donald, M. Eisner a choisi de fermer les yeux, ce qui n'a pas plu aux actionnaires.
A :
C'est l'affaire à laquelle vous avez fait allusion dans votre déposition ?
T :
Oui. Je ne me souviens plus exactement - mais il me semble que Donald a été présenté à Pétunia chez Jeffrey Katzenberg.
A :
Etiez-vous présent ce jour-là ?
T :
Oui, il y avait aussi Tom Cruise, Tom Hanks, Jack Nicholson. Et, il me semble, Sean Penn, Vil Coyote, Bip Bip ...
A :
Tom et Jerry ?
T :
Non, ce week-end-là, ils étaient à un séminaire EST, la secte de Werner Erhard.
A :
Six mois plus tard, MM. Katzenberg et Eisner étaient attaqués en justice. Est-ce que vous vous souvenez des détails ?
T :
C'était lié au fait que M. Eisner avait promis des stock-options à Bugs Bunny s'il venait travailler chez Disney.
A :
Bugs a-t-il accepté ?
T :
Non, Bugs est quelqu'un de très indépendant. A cette époque, il avait l'intention de prendre une année sabbatique pour écrire un roman.
A :
Revenons à la soirée - vous souvenez-vous de ce qui s'est passé ensuite ?
T :
Oui. Donald Duck s'est saoulé et a dragué Nicole Kidman. C'était terriblement gênant parce qu'elle et Tom Cruise étaient encore mariés. Donald semblait en vouloir à Cruise. Il avait l'impression qu'on ne proposait à Tom que des rôles qui auraient dû être pour lui. Je me souviens qu'à cette soirée M. Eisner a accompagné Donald dehors pour le calmer.
A :
Vous rappelez-vous ce qui s'est passé ensuite ?
T :
Donald a fait la connaissance de Pétunia sur la pelouse de M. Katzenberg. Il l'a trouvé très belle, très excitante et je sais qu'ils aimaient plus ou moins les mêmes groupes de musique. Donald avait toujours eu du mal à contrôler ses colères. Cela faisait des années qu'il était sous Prozac ; il était convaincu que sa carrière était un fiasco et qu'il finirait un jour ou l'autre au menu d'un restaurant cantonais. Malgré les recommandations de M. Eisner, Donald a continué à fréquenter en catimini la petite copine de Porky.
A :
A votre connaissance, combien de temps a duré cette aventure ?
T :
Un an environ. Pétunia a fini par annoncer à Donald qu'elle ne pouvait plus continuer à le voir parce qu'elle était tombé amoureuse de Warren Beatty, et que lui aussi était fou d'elle. Si vous vous souvenez, elle l'a d'ailleurs accompagné au festival de Cannes.
A :
Y a-t-il eu un moment où Daisy a mis Donald à la porte ?
T :
Oui. M. Eisner l'a alors hébergé. Il est resté chez lui jusqu'à ce que Donald et Daisy décident d'habiter à nouveau ensemble, mais en se mettant d'accord pour être un couple libre.
A :
Donc, pour autant que vous le sachiez, est-ce qu'il est possible que quelqu'un ait dit à M. Eisner que ce ne serait peut-être pas la bonne idée d'engager M. Ovitz ?
T :
Le soir des Academy Awards, j'ai abordé le sujet avec Pinocchio, mais il n'a pas voulu s'en mêler.
A :
Vous êtes en train de me dire que ni Pinocchio ni personne d'autre n'a prévenu M. Eisner que lui et M. Ovitz risquaient de ne pas former une équipe très performante.
T :
Pour autant que je me souvienne, c'et correct.
A :
Et lorsqu'il s'est avéré que cela ne fonctionnait pas au plan professionnel, est-ce que la question des indemnités de licenciement a été abordée - les cent quarante millions de dollars perçus ? M. Ovitz a-t-il à un moment donné eu le sentiment que la somme était excessive ?
T :
Je sais seulement que Jiminy Criquet était souvent perché sur l'épaule de M. Ovitz et lui conseillait toujours de laisser sa conscience guider ses pas.
A :
Et alors ?
T :
La suite de l'histoire, tout le monde la connaît.
A :
Je n'ai plus d'autres questions, Votre Honneur.

Woody Allen, envoyé spécial pour abracadablog.

woody

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26 octobre 2009

Les trois yeux des gardiens du Tao

Très intéressant débat, samedi soir à la médiathèque de Moissy, autour d'un film documentaire sur la création, du début de l'histoire dans la tête du scénariste à la sortie des rotatives, du 15éme Largo Winch "Les trois yeux des gardiens du Tao".

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Jean Van Hamme & Philippe Francq

lw1Le documentaire par lui-même est un film passionnant puisqu'on suit un processus de création d'un bout à l'autre. Largo Winch est l'enfant de Jean Van Hamme (créateur également de Thorgal et de XIII), et de Philippe Francq. La part des deux dans la confection d'un album est vraiment de 50/50. L'histoire est d'abord imaginée par Jean Van Hamme qui vit et travaille principalement à Bruxelles. Pour cet album, un premier scénario est élaboré en une centaine de pages. Il est ensuite nettoyé en deux fois pour arriver à un scénario d'un peu moins cinquante pages, format de l'album de BD. Des éléments sont déjà parvenus à Philippe Francq, le dessinateur qui vit dans le midi de la France pour que celui-ci commence à repérer des décors, des situations. Ces repérages amènent le dessinateur à se déplacer (à Hong Kong, pour cet album) afin de photographier rues, paysages, immeubles, etc. qui prendront place, après adaptations parfois, dans l'histoire. Le travail documentaire de Philippe Francq est extrèmement minutieux. On le voit dans le film chercher une maquette de 4L dans une boutique qu'il fréquente lorsqu'il a besoin de dessiner voitures, motos, camions, etc.
Le scénario est ainsi mis en images et tout ce travail fait l'objet de discussions, d'envois de documents, de propositions, de compromis entre les deux protagonistes, l'un en Belgique et l'autre proche des calanques.

Pour moi, qui suis fan de BD ce travail de conception qui est énorme, plus d'un an sur cet album, a été une découverte.

Lorsque la lumière s'est rallumée dans la salle de projection, le producteur du documentaire, Laurent Segal et le réalisateur, Yves Legrain Crist étaient présents. La deuxième partie de la séance, aussi intéressante que la première a alors commencé. Laurent et Yves ont expliqué la genèse de l'idée, l'écriture du scénario du documentaire (aussi "écrit" qu'un scénario de film), la proposition à Jean Van Hamme et à Philippe Francq, leur acceptation et leur aide pour dénouer certaines situations. Ils nous ont ensuite raconté l'incroyable histoire de la recherche de financements, sans résultat au début. Aucune aide financière pour un documentaire qui a coûté 400 000 euros, la présentation du film s'est faite quasiment par le bouche à oreille, par le réseau de médiathèques, par les déplacements des deux compères de festivals en débats autour du film et de la BD. Ils nous ont révélé le peu de cas que faisaient les grands pontes de la BD (chez Dargaud ou autres) de leur public et le mépris dans lequel ils tenaient celle-ci.

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Yves Legrain Crist

Le débat a ensuite bifurqué sur le documentaire lui-même et les questions ont fusé sur les rôles des protagonistes, sur la manière de raconter, sur l'utilité d'écrire un scénario, même pour un documentaire. Si ces deux-là passent par chez vous ou si vous avez la possibilité de les inviter par le biais d'une école ou d'une association (médiathèque, bibliothèque ou autre), il ne vous en coûtera que leurs frais de déplacement et vous aurez offert à vos amis ou adhérents une soirée passionnante et la possibilité d'acquérir un DVD aussi instructif que divertissant.

Superbe soirée qui s'est terminée par l'achat du DVD (20 euros) et par le souhait de me retaper la série entière des Largo Winch, mais cette fois-ci avec un tout autre regard.

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24 octobre 2009

Cyclisme

bp23

D'après les scientifiques, un régime à base de vélo sans selle favoriserait la qualité de la semence chez certains pédaleurs. Des prélèvements seront effectués régulièrement.


lezard

bp23

Combien de Tours de Ruhr, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir ...
ou
Ce dimanche, à la messe, qui je vois ? Sortha qui quête !
ou
Bande de résurgence.
ou
Ils se dopent mais ce ne sont que bruits de caniveaux
ou
Les Manivelles-piss
ou
Votre miction, si vous l'acceptez, sera de faire crever l'herbe des bas-côtés.
ou
Au guidon, la vue, c'est le vit.

Saoulfifre


lezard

bp23

Là ou Armstrong pisse, l'herbe ne repousse plus. A-t-il a ... ppris la leçon

Andiamo


lezard


bp23

Banque du sperme : la rentabilité des prélèvements augmente de 15% après massage périnéal sur le siège d'un vélocipède.
ou
Facétie de mauvais goût : un mauvais plaisant a mis un diurétique dans l'EPO de l'équipe d'Armstrong !
ou
Médicaments génériques : avec des amphétamines d'origine douteuse, plus jamais d'herbe verte sur le parcours des courses cyclistes.

Cqfd


lezard


bp23


C'est le 65 qui a la plus grande !
ou
Le dopage, le fric ... le vélo part en couilles
ou
- Que pensez-vous de la polémique Mitterrand ?
- On s'en branle
ou
Hi pipi, hourra
ou
Travail à la ... chaîne
ou
Claudius enquête sur le dopage : Jeannie Longo fait pipi debout
ou
Les isoloirs, sans rideaux, c'est plus rigolo
ou
Cyclo-tourisme sexuel
ou
On distingue à la végétation que l'équipe kazakh-choc d'Astana est passée en première position

Pascal


lezard


bp23


Bande d'arrêt d'urgence
ou
Le prix Nobel de médecine attribué à celui qui a réussi à greffer des vélos à des hommes. L'urinoir portable était hélas en option.
ou
- Hé, les gars, un escargot !
- Ah ouais !
- Ah ouais, j'en vois aussi.
- Où ça ? Où ça ? Où ça ?
- Dans les blés, ils se sont évadés de chez Gilonimo
ou
- T'as vu, il reste du lait de l'image d'avant
- Ah ouais ?
- Ah ouais, j'en vois aussi !
- Mais non, vous êtes con, j'ai vidé mon flacon.
- Dans les blés ? mais c'est dégueu, on va encore se farcir les écolos.
ou
- Vous ne trouvez pas ça bizarre qu'il n'y ait personne ?
- Ouais, et pas voiture suiveuse non plus.
- Y a eu une guerre peut-être.
- Depuis 3 heures ... merde on est paumé !
- Chui sûr que Rainai a inversé les panneaux.

marcoilbiondo


lezard


bp23


- Dis, tu crois que la taxe carbone c'est de la merde ?
- Ta gueule et pisse.
ou
Engagez-vous qu'ils disaient ! Il ne parlaient pas du concours de celui qui a la plus grosse

rainai

lezard


bp23


L'équipe Monsanto : toujours prête à doper vos cultures.


Eliem


lezard


bp23


Les cycliste responsables de la multiplication des OGM ?

moufette


lezard


bp23

Des petits malins qui n'ont pas trop envie d'aller à la selle.

Patmos


lezard

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21 octobre 2009

7 secondes plus tard ...

Je vous ai déjà parlé de l'OULIPO, mais j'ai la flemme de revenir en arrière. Je vous rappelle donc l'origine et la définition de cet acronyme :
OU, c'est OUvroir, autrement dit atelier; un atelier pour faire quoi ? de la LI
LI c'est la LIttérature, ce qu'on lit et ce qu'on rature; quelle sorte de littérature, de la LIPO
PO c'est pour POtentielle, de la littérature en quantité illimitée, potentiellement productible jusqu'à la fin des temps.

Voici les pères fondateurs de ce mouvement :

oulipo

Les membres sont les OULIPIENS. Que font-ils ? Ils se réunissent, inventent des contraintes littéraires ou mathématiques et proposent des travaux issus de ces contraintes
Pour faire mieux connaissance avec ce groupe, ses membres, ses réunions, ses productions, ses contraintes je vous conseille de cliquer sur le lien ci-dessus.

Une des contraintes, inventées par Jean Lescure et proposée au groupe lors d'une réunion en septembre 1961 est le S+7. Il s'agit de prendre un texte et de remplacer tous les substantifs par le 7ème substantif suivant dans un dictionnaire donné. C'est une des premières contraintes inventées; elle a eu beaucoup de succès et à permis la production de beaucoup de textes. Je vous donne ici en exemple les premiers vers d'une fable de notre ami La Fontaine :

La Cigale et la Fourmi

    La cigale ayant chanté
    Tout l'été,
    Se trouva fort dépourvue
    Quand la bise fut venue.
    Pas un seul petit morceau
    De mouche ou de vermisseau.
    Elle alla crier famine
    Chez la fourmi sa voisine,

ça devient, en lui appliquant la contrainte :

La Cimaise et la Fraction

    La cimaise ayant chaperonné
    Tout l'éternueur,
    Se tuba fort dépurative
    Quand la bixacée fut verdie :
    Pas un sexué pétrographique morio
    De moufette ou de verrat.
    Elle alla crocher frange
    Chez la fraction sa volcanique,

Remarquez qu'à certains verbes on a appliqué la même règle qu'aux substantifs; vous trouverez la fable entière à cette adresse.

 

Cette contrainte a fait l'objet de multiples variations.
Dans la liste oulipienne à laquelle je suis abonné, Gilles Esposito-Fareze nous communique l'adresse du blog de Philippe Mouchès : Images doubles ou réversibles, OUPEINPO, rébus, etc.

Philippe Mouchès, dessinateur, peintre, sculpteur a imaginé la contrainte ci-dessus appliquée à des tableaux célèbres et il nous propose avec beaucoup d'humour T + 7 , quelques oeuvres, 7 secondes plus tard :
(cliquez sur les photos pour les voir plus grandes)

oulipo1   oulipo3

 

oulipo2   oulipo4

Bel exercice, non ?

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18 octobre 2009

Une vente exceptionnelle

cauchemarDans la salle, beaucoup d'écrivains âgés. Quelques-uns plus jeunes, venus peut-être par curiosité. Des avocats également. Plusieurs greffiers, quelques archivistes. Des antiquaires, évidemment. Ils sont tous venus, car la vente est exceptionnelle. L'évènement était annoncé de longue date. L'exposition a tenu les promesses du catalogue et même plus. Personne ne veut manquer l'extraordinaire rareté qui constitue le clou de ces enchères.
Le commissaire-priseur en a prévu la vente seulement en toute fin de séance. Chacun le sait. Tous sont pourtant là dés l'ouverture. Pour ne rien manquer. Il est vrai que les lots dispersés sont de qualité.
Les premières adjudications furent intéressantes, mais sans plus. Un stylo de Gide, une punaise de Léautaud, un élastique ayant appartenu à Jouhandeau, trouvèrent rapidement preneurs sans susciter d'enthousiasme
A mesure la tension commença à monter. Une virgule ayant servi à Voltaire fut finalement adjugée au-dessus des plus fortes estimations. A patir de là, le crescendo fut rapide. Des guillemets de Beaumarchais, une parenthèse de Proust, un trait d'union de Balzac, une série de points de suspension de Stendhal se virent âprement disputés.
L'atmosphère devint électrique quand on en vint aux pièces uniques. Une majuscule de Montaigne, ne figurant pas dans les Essais, remporta un vif succès. Une véritable bataille se livra entre deux académiciens pour une apostrophe attribuée à Shakespeare. Le record fut atteint par un accent circonflexe ayant appartenu successivement - hasard à peine croyable - à Diderot, Sade et Barres.
Bien des merveilles, en quelques dizaines de minutes, trouvèrent acquéreurs à des prix faramineux. L'excitation était à son comble quand fut présentée cette chose extraordinaire pour laquelle ils étaient tous venus.
Il s'agissait d'un point final. De toute beauté : définitif, anonyme, sans appel, et n'ayant jamais servi. D'une impeccable facture : dense, noir, parfaitement circulaire. On aurait dit qu'il était neuf. Luisant, bien découpé, prêt à clore une œuvre à la première demande.
Tous les regards étaient rivés sur lui. Les vieux écrivains en rêvaient depuis longtemps. Ils le redoutaient aussi, évidemment, mais chérissaient en secret le signe ultime qui pourrait enfin mettre un terme à leur oeuvre, cause d'autant de tourments que de joies. Les jeunes espéraient que le peu qu'ils avaient écrit prendrait une nouvelle valeur, une sorte de densité tragique, si un point final s'y inscrivait déjà.
En fait, aucun d'entre eux n'avait encore jamais vu un tel point. C'est pourquoi, sans doute, ils le dévoraient des yeux, avec une sorte d'avidité muette.
Au moment d'ouvrir les enchères, le commissaire-priseur fut surpris de voir l'un des écrivains les plus âgés se lever, et quitter la salle à pas lents. En quelques instants, tous en firent autant, sans un mot. Le vendeur se retrouva avec son point final. Personne n'en voulait.

Roger-Pol Droit
Un si léger cauchemar

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15 octobre 2009

Greenpeace et les baleines

baleine

Marco Eychenne , projet finaliste des Greenpeace Awards 2009

A s'en lécher les baleines, un article d'Esther Girard

"Le premier harpon la touche. La baleine se met à saigner, se vide d'un sang à remplir une piscine." Puis vient la mort. Ils gardent ce qui les intéresse : les fanons par exemple, qui feront de bien jolis cadeaux. Le reste retourne vers les profondeurs. Oui, que voulez-vous qu'ils fassent de cet amas d'entrailles, d'un squelette de dix mètres ? C'est encombrant, 10 mètres. Au loin, sur les côtes, la geisha se frotte les mains. Car au Japon, on s'en lèche les babines, des baleines. Pourtant leur pêche est interdite. Depuis 1986 même. Le moratoire de la Commission baleinière internationale est sans cesse bafoué, sous de douteux prétextes scientifiques. Le Japon, la Norvège, l'Islande et leurs acolytes tuent deux mille baleines ou rorquals par an.

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12 octobre 2009

Laiteries

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Le riz au lait directement produit en rizière, une solution à la pénurie d’eau ?


trefle


de mes amis forumeurs :

bp22

N'envoyez plus de dons à la banque du sperme : les stocks débordent
ou
Comme les grands enfants qu'ils sont restés les paysans jouent à "qui pissera le plus haut"
ou
Les tonneaux sont en perce, goutons le beau chaud lait nouveau !
ou
Les femmes doivent bien mesurer le rapport bénéfice/risque du vaccin H1N1 : des complications peuvent survenir sous forme de pertes blanches abondantes.

saoulfifre

trefle

bp22

Réchauffement climatique : il va encore falloir recourir à l'enneigement artificiel pour les sports d'hiver au Mont-Saint-Michel
ou
Décharge sauvage : la banque du sperme surprise en train de se débarrasser en rase campagne des matières premières périmées
ou
Retard dans la mise en place des bio-carburants : le lactose a tendance à noyer les tuyaux d'échappement.

Cqfd

trefle

bp22

Ils ont cloné plusieurs fois Rocco Siffredi !
ou
Epandez-moi et pandémie sont sur un bateau ...
ou
Après les petits pois qui poussent dans des boîtes, les poissons panés qui naissent surgelés, voici les fromages qui s'affinent dans les champs.

Pascal

trefle

bp22

Lait thermisé, pour faire des fromages, ok, c'est de la merde, mais pour les moutons du pré-salé y a pas mieux.

rainai

trefle

bp22

Depuis que le Couenon, dans sa folie, a mis le Mont-Saint-Michel en Normandie, les bretons, dans leur colère, cherchent à faire du camembert.

Marcoilbiondo

trefle

bp22

Pour contrer les nitrates : le lait.
C'est ce qu'on appelle du blanchiment d'a(r)gent pollueur ?

Andiamo

trefle

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09 octobre 2009

Au chevet d'Olympia

anorexie

Campagne de prévention contre l'anorexie menée par l'ANAD

Sissi, l'impératrice, était anorexique : elle s'affamait pour ne pas dépasser 50 kg. C'était un monde où une femme était très maigre à 50 kg. Un autre monde. Olympia est ici en piteux état. Les seins en côtelettes, le ventre et les joues caves. Le tableau en est bouleversé : il était l'écrin de la beauté, il devient l'antichambre de la mort. La nudité frontale, soulignée par le ruban, éclatait scandaleusement chez Manet ; ici le ruban devient garrot, le bouquet est en voeu de rétablissement et ses pétales sont plus charnus que ce qui reste de chair. Les oreillers sont là pour prévenir les escarres, la servante est inquiète et le chat horrifié. L'anorexie reste un mystère et, malheureusement, il y aura des jeunes filles pour trouver cette Olympia plus belle pour aller mourir.

Marie Darrieussec

Source : Beaux-Arts Magazine

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06 octobre 2009

Le cochon et le sanglier

cochon
Entre le cochon et le sanglier, il y a la différence, notamment, de l'état domestique à l'état sauvage. Le cochon est un produit cultivé tandis que le sanglier pousse tout seul. Le cochon ne s'écarte guère de sa mangeoire, où il est assuré de trouver force bonnes épluchures, et le sanglier quête à travers les grands bois illuminés des couleurs automnales, car il est lyrique, les glands savoureux, les racines fraîches et les amanites sanglières qui sont, comme leur nom l'indique, un champignon réservé à son usage. Le cochon a de la graisse, le sanglier du muscle. La peau du cochon est épaisse mais sensible; et celle du sanglier, hérissée de crins poussiéreux, certes, mais fort nobles, résiste à des horions extrêmement sévères, voire acérés si l'on ose dire. Naturellement, le cochon mène une vie plus tranquille, dort sous un toit qui fuit le moins possible - car c'est un animal qui se vend régulièrement et une des nécessités du commerce est de présenter un produit de qualité constante, quasi normalisée - se lave parfois - il est moins sale qu'on veut le dire - et préside, lorsqu'il est vraiment devenu un très gros cochon, à des cérémonies païennes dénommées concours agricoles à l'issue desquelles après l'avoir embrassé, cajolé, décoré de la Légion d'honneur et proclamé très gros et très grand, on l'immole d'un tranche-lard perfide et on te vous le débite au cours du jour. Le sanglier finit parfois aussi misérablement sur un étal; mais jusqu'à son heure ultime il résiste; et il a souvent la joie posthume de se voir exposé, intact, avec tous ses poils, chez Chatriot ou en quelque autre lieu de luxe; car le sanglier ne quitte guère l'empyrée. cochon2Jusqu'à son dernier jour, il lui reste la possibilité de se suicider en se lançant contre une automobile sur quelque autostrade et, si le coeur lui dit, il peut même choisir pour lieu de cette expérience un pont qui corsera son action sublime d'une belle noyade. Enfin, le sanglier a une bonne réputation d'ours, c'est étrange mais c'est ainsi, et figure avantageusement au blason d'illustres familles, quand son reflet rose, le cochon, n'a guère le loisir que de décorer de son effigie la vitrine d'un charcutier aussi gras que lui-même.


Boris Vian (notes d'un naturaliste amateur, 1953)

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03 octobre 2009

Cumul des mandales, oui !

cumulBeaucoup de nos hommes politiques cumulent les fonctions. Régulièrement, ce sujet fait son apparition dans les programmes de gauche comme de droite, puis, lorsqu'on arrive au pouvoir, il retombe dans le tas assez important des promesses non tenues qu'on pourra réitérer plus tard.

Pourquoi c'est si dur de se séparer de certains de ses mandats. Pas pour les nobles raisons que vous donnent les uns et les autres qui auraient peur de se déconnecter du peuple en perdant leurs mandats régionaux et d'abandonner un pouvoir de "remonter" les besoins régionaux en perdant leurs mandats nationaux. Ça, ce sont les belles raisons invoquées aux divers JT aux journalistes confits d'admiration devant tant de sacrifice et d'abnégation.

En fait il y a deux grandes raisons : le pouvoir parce que pour ces femmes et ces hommes le pouvoir est une drogue, et également, plus trivialement, l'argent et les avantages lliés à la fonction.

cumul2

Un lecteur d'un des hebdomadaires que je fréquente régulièrement a eu une idée qui me semble judicieuse; François Praud, de Malakoff propose :

Pour le cumul des mandats, mais pas celui des indemnités

Après tout, puisque nos femmes et hommes politiques y tiennent tant, laissons-leur la possibilité de cumuler tous les mandats qu'ils souhaitent, mais à la condition expresse de leur interdire de cumuler les indemnités et avantages divers et variés qui vont avec. Ok pour les indemniser, mais une seule indemnité : celle qui correspond à la moyenne des indemnités des mandats qu'ils exercent. Pas un euro de plus. On verra alors s'ils sont aussi nombreux à vouloir cumuler et peut-être qu'on fera des économies.
Ce serait bien que tous les organes de presse prennent le relais pour faire aboutir cette suggestion avec mise en application en même temps que la taxe carbone.

Idée intéressante, non ?

On pourrait presque en faire un groupe sur facebook.

Crédit images :
les chapeaux : le blog de Jean-Jacques Urvoas
les documents : le Monde du 21 février 2007

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29 septembre 2009

Mutation

bp21

Depuis que Bigard a baisé l'anneau papal, le 16ème Benoît ne sait plus où donner de la tête

grenouilles

De mes amis forumeurs :

 

bp21

Ca pue cette histoire de grippe à hache et nains
ou
La médecine n'a que ça à foutre : greffe d'yeux réussie sur un amputé des deux cuisses, mais quand il parle ça reste un trou du cul !

marcoilbiondo

grenouilles

bp21

Il est fou Afflelou !
ou
Gertrude, une cousine de claudius, est une paimpolaise qui abuse quelque peu du chouchen !

rainai

grenouilles

bp21

La tête dans le cul
ou
Le siècle du recyclage : aujourd'hui, le masque de fer
ou
Pour Noël la SPA vous propose d'adopter un kangourou ou un boxer
ou
Que sont-ils devenus ?
Christine Boutin au carnaval de Venise

Pascal

grenouilles

bp21

On a enfin trouvé le moyen de dissimuler l'ignoble moustache de José Bové
ou
Après des années de recherche, Claudius est arrivé à démontrer qu'on ne peut pas enfiler un slip par la tête sans ôter préalablement ses lunettes - Merci Claudius
ou
On n'arrête pas le progrès : à Téhéran le nouvel hijab libère la vue et l'ouïe, permet le port des lunettes, protège l'essentiel de la chevelure de la concupiscence des mécréants libidineux et réduit le risque viral.

Cqfd

grenouilles

bp21

Ah ! Sacré Dagobert !

Eliem

grenouilles

bp21

Georges Lucas prépare une nouvelle version de la Guerre des Etoiles avec cette fois-ci un White Vador, du côté lumineux de la force.

La marquise de sade

grenouilles

bp21

Toujours à la page Paco Rabanne se lance dans le prêt-à-porter hivernal.

moufette

grenouilles

bp21

Putain, j'ai la tête dans le cul ce matin !

pierre_b

grenouilles

bp21

Malgré la grève des costumières le tournage de Spiderman 5 continue.

Trompette Sournoise

grenouilles

bp21

Grippe A : les pauvres aussi ont droit à un masque.

Fantasio

grenouilles

bp21

Roselyne Bachelot l'a garanti, les stocks de masques anti-pandémie sont là : Emminence et Petit-Bateau ont répondu présent
ou
Ma gynéco et mon dentiste ont le même masque hygiénique. Un nouveau designer doit être en train de saturer le marché.
ou
Le fantôme du Professeur Choron revient avec une fiche bricolage :
"Vous avez un slip ? Vous avez un masque anti-grippe !"


Saoulfifre

grenouilles

bp21

Quand on a une tête qui ressemble à un cul on a le passe-montagne que l'on mérite !

Andiamo

grenouilles

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25 septembre 2009

A tort ou à raison

On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort. C'est difficile de juger. Moi, j'ai longtemps donné raison à tout le monde. Jusqu'au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avaient tort ! Donc, j'avais raison ! Par conséquent, j'avais tort ! Tort de donner raison à des gens qui avaient le tort de croire qu'ils avaient raison. C'est-à-dire que moi qui n'avais pas tort, je n'avais aucune raison de ne pas donner tort à des gens qui prétendaient avoir raison, alors qu'ils avaient tort. J'ai raison, non? Puisqu'ils avaient tort ! Et sans raison, encore ! J'insiste, parce que ... moi aussi, il arrive que j'aie tort. Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas. Ce serait reconnaître mes torts !!! J'ai raison, non ? Remarquez ... il m'arrive aussi de donner raison à des gens qui ont raison aussi. Mais, là encore, c'est un tort. C'est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort. Il n'y a pas de raison ! En résumé, je crois qu'on a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort.

devos

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22 septembre 2009

Les potiers font leur marché, Melun 2009

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Comme tous les ans s'est ouvert les 19 et 20 septembre, le marché des potiers de Melun. Idéalement situé au Port fluvial de la Reine Blanche, au pied de l'Astrolabe, j'y avais invité le soleil. Il a accepté de me tenir compagnie et c'est bras dessus bras dessous que nous avons été collecter quelques vues parmi les oeuvres de ces magiciens que sont les céramistes et les potiers.

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir "grandeur nature".
Si vous cliquez sur le nom de certains artistes vous accédez à leur site ou à un site les présentant.
Bonne visite

potier

Michel Mars
(terres sigillées)

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potier


Béatrice Bruneteau
 

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Son stand a dominante blanche faisait ressortir la délicatesse de certains décors de pièces

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Pacia Targanska

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Les "Bonzoms", nom donné à ces figurines à la chevelure végétale, cachent une particularité. Le corps et la tête, tournés puis remodelés, sont des pièces creuses. La tête sert de pot de fleurs et contient donc terre et plante. Le corps, émaillé à l'intérieur comme un vase, sert de réserve d'eau.

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potier

Pierre Leroy-Terquem

Il découpe son dessin dans la terre fraîche, le cuit, l'émaille de couleurs d'une luminosité étonnante et le recuit selon la technique du raku, puis, le réassemble etl'enlumine de pâtes de verre.

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Je suis tombé en arrêt devant ses sculptures et ses décors qui m'ont fait penser parfois à la peinture de Fabienne Rhein

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Pierre Breillat

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De magnifiques couleurs métallisées qui brillaient au soleil et de très belles cuissons raku.

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Fernand Everaert

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Corinne Simon

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J'ai beaucoup aimé ses "écorchés" d'écorce et ses façades de vases grès craquelé

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Anne-Sophie Janmot

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Les mélanges de terre donnent toujours des effets impressionnants. Personnellement, lorsque j'ai utilisé cette technique pour des sculptures, je n'ai pas émaillé les pièces, j'ai préféré les cirer (avec de la cire d'antiquaire); ça donne un effet "cuir" très séduisant.

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Francine Herbillon

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Eric Hibelot

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Frank Brunet

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Des "poufs" en raku, original, non ?

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Tülin Diker

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Karima Duchamp

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J'ai beaucoup aimé ses oeuvres qui allient la poterie et la peinture. En posant ces photos ici, je m'aperçois que je n'en ai pas pris assez. Allez voir la galerie sur son site.

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potier

Jean Grison

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terres engobées

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potier

Philippe Gontier

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potier

Dagmar Vavasseur-Kalodovà

de la porcelaine faite au tour et habillée d'émaux soyeux. Elle associe également la porcelaine à de la terre chamottée pour donner naissance à ces boîtes aux tailles et aux formes diverses, marquées par des empreintes, que je trouve très belles

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potier

Jean-Pierre Meyer

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potier

Renée Guillaume

irisation sur grés et porcelaine

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potier

Christian Faillat

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Très belles réalisations, parfaitement coordonnées au décor, qui plus est.

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potier

Michel Tequi

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potier

Véronique Lapeyrie

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potier

Agnès Bleicher

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Lorsque l'humour est associé à la céramique c'est encore plus jouissif.
Très très sympathiques, les petites bonnes femmes d'Agnès.

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potier

Les inconnus

J'ai hélas perdu le nom du créateur de ces merveilleux raku (jai discuté avec lui et j'ai oublié de lui demander sa carte). S'il passe par là ou si quelqu'un le connaît ...

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Autre oubli de carte

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Posté par Claudius77 à 07:00 - Blog de terre - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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