Suite de la promenade parisienne avec Beaux-Arts magazine à la découverte de l'art en plein air - Crédit photos : Mikaël Lafontan -

 

Pique-nique et collective folie

folie

Parc de la Villette (75019)

Attention, cet été une "folie collective" s'est abattue sur le parc de la Villette. Hautement contagieuse, elle a frappé ceux qui se sont approché de Tadashi Kawamata, artiste japonais venu faire germer dès le 17 avril, sur une pelouse du cercle sud de La Villette, sa Collective Folie, une gigantesque tour de bois construite et déconstruite de façon participative, lors de workshops sur place. Jamais achevée, l'oeuvre est en perpétuelle évolution. Redoutable avec ses trois tonnes de bois, elle a culminé jusqu'à 21 mètres : deux fois plus que les 26 folies rouges de Bernard Tschumi, version déjà contemporaine de gloriettes et autres petits pavillons qui ponctuaient les jardins aristocratiques du XVIIIè siècle. Jusqu'à son démontage fin août, Collective Folie leur a offert un écho éphémère, notamment en s'ouvrant aux visiteurs chaque week-end pendant 3 mois.

 

Le plus mégalo des cadrans solaires

cadran

27, rue Saint-Jacques (75005)

Sur le chemin de ompostelle, on croise Dali ! Au 27 de la rue Saint-Jacques, levez la tête, ceci n'a rien de surréaliste : à l'angle de l'immeuble, le maître des montres molles règle votre pas sur son cadran solaire... Un moulage en ciment en forme de coquille, hommage à celle que portaient les pélerins de Compostelle, que l'artiste a offert à Paris. Son inauguration, le 15 novembre 1966, se fit, comme toujours avec Dali, en grande pompe : lévitant sur une nacelle, le "génie" signait la "8è merveille du monde" encouragé par la fanfare des Beaux-Arts et sous l'oeil des télés.

 

Maison Loo

pagode

48, rue de Courcelles (75008)

Près du parc Monceau, une pagode détonne au milieu des immeubles haussmanniens. C'est celle que Ching Tsai Loo, un antiquaire chinois spécialisé dans l'art oriental, a demandé à François Bloch de lui bâtir en 1928. L'architecte a transformé un hôtl particulier du XIXè siècle en le peignant en rouge et en lui rajoutant des auvents en tuile vernissées. Utilisé comme galerie, ce bâtiment exotique avait alors suscité la colère de ses voisins. On peut aujourd'hui le visiter et admirer ses superbes laques et caissons lors d'expositions ... d'art asiatique

 

... à suivre ...