12 mai 2008
Paris, 9 mai 2008
Pourquoi aller à Paris ?
Comme ça, pour voir ...
Pour voir quoi ?
Des trucs, des choses, un peu de tout,
des immeubles qui se gondolent


une maison qui ventripote ...
une statue qui se la pète ...
certaines qui intellectualisent ...

et d'autres qui travaillent dur,
de l'eau qui jaillit du sol, n'effrayant même pas le pigeon qui s'allège dans les cheveux,
la Guyanne au bord de la Seine et Kourou sur la Place de l'Hôtel de Ville ...
qui, du coup, s'est drapeauté d'Europe,
du monde au parvis,
des cadres, des pédales, Dédé Railleur et des déraillés,
de jolis ponts ...

sous lesquels la Seine balade les bouées ...
et encourage par ses clapotis les dons de baisers mouillés,

tandis que le soleil caresse les cuisses offertes,
et alors que le musicien fait pleuvoir ses notes ...
le fronton s'envole vers un monde moins lourd.
08 mai 2008
Parfois les vieux cons ont de l'humour
Attention, le qualificatif "vieux cons" est utilisé ici dans son acception affective; faisant partie de la population, je ne tiens pas spécialement à me tirer une balle dans le pied. Il s'agit donc de "vieux cons" attendrissants. Ce sont deux courriers de lecteurs de Télérama qui m'ont inspiré ce titre.
Tout d'abord Yannick Michelot, de Fay-aux-loges :
"Tout en mâchant son chewing-gum, il faisait ses devoirs avec un MP3 sur les oreilles tandis qu'un oeil restait braqué sur la télévision, l'autre surveillant l'écran de l'ordinateur. De temps en temps, le portable buzzait et délivrait ses SMS. Il n'avait encore rien dans le rectum, mais les fabricants de clés USB réfléchissaient à la question."
Puis Bernard Lelièvre, d'Amanlis
"Au cours de l'émission Ripostes du 27 avril, j'ai entendu une ministre du gouvernement m'annoncer que la France devrait faire face à un véritable fléau : celui du vieillissement de la population. Je me sens coupable de participer à l'émergence de ce fléau, mais que puis-je y faire ? Si Madame la Ministre veut bien nous donner des consignes claires pour éviter de vieillir ..."
Un autre petit mot qui m'a bien fait rire (jaune), c'est de Gérard Hocquet, de Laillé qui, suite à l'acte de contrition de Sarkozy, finit pour lui la phrase :
"Nous reconnaissons que nous avons fait des erreurs, mais comptez bien que nous vous les ferons payer."
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Tout à fait autre chose, dans le même numéro, à la rubrique "Internet", l'adresse d'un site : www.muxtape.com qui vous permet de faire votre propre compilation de musiques et d'en faire profiter les éventuels amateurs. C'est en anglais, c'est assez simple à comprendre (j'y suis arrivé, alors !); par contre, pour retrouver l'adresse de votre production, en dehors de la mémorisation de l'adresse, je n'ai pas trouvé comment faire.
Ma compilation à moi se trouve là : claudius.muxtape.com
Si le cœur vous en dit, bonne écoute
08 avril 2008
La "bulle de sécurité"
Sur France Inter hier matin, les autorités :
" La flamme olympique ne risque rien; un dispositif exceptionnel est mis en place [suit une longue liste de moyens mis en oeuvre], C'est une véritable bulle de sécurité qui se déplacera et protègera la flamme sur tout le parcours"
On a assisté là à l'efficacité de la "bulle de sécurité"; la France de Sarkozy s'est une fois de plus couverte de ridicule alors que la France des Droits de l'Homme a connu une nouvelle victoire, illustrée par la colère des officiels chinois qui suivaient la course qu'ils avaient organisée avec la collaboration des pandores de la République.
Les observateurs ont notés que le zèle de nos forces de l'ordre étaient plus là pour protéger les yeux des "officiels chinois" (et non la flamme elle-même) puisqu'ils passaient une demi-heure avant le cortège pour enlever tous les drapeaux hostiles et notamment ceux qui représentent les anneaux olympiques formés par des menottes. Il faut donc en déduire que l'on n'a pas le droit, dans notre pays, de brandir un autre drapeau que le drapeau officiel.
S'il n'y avait pas eu des victimes collatérales on en rigolerait encore.
05 avril 2008
Nonobstant le résultat ...
L'autre après-midi Yves Calvi recevait Jean-Louis Trintignant pour 3/4 d'heure d'entretien dans son émission "Nonobtant" sur France Inter, à 17 heures du lundi au jeudi.
Celui-ci parle du théatre, sa passion, du cinéma, de la période italienne (Un des meilleurs films que j'ai vu : Le fanfaron avec Gassman et Trintignant, note du blogueur) et aborde sa parenthèse "coureur automobile" :
La ronde cévenole : au volant, Jean-Louis Trintignant
- "Pour de sombres questions de sécurité, j'ai été obligé d'interrompre ma carrière pour me consacrer pendant un temps à ce qui me plaisait, la conduite automobile. Ca a duré trois ans, mais j'ai arrêté parce que je n'avais pas l'esprit d'un gagnant. Lorsque, dans une compétition, je voyais dans mon rétroviseur celui qui était derrière moi et qui avait vraiment envie de gagner, je le laissais me dépasser, ça lui faisait tellement plaisir. Je passais ensuite le reste de la course à essayer de le doubler, c'était très amusant."
Totalement imperméable à la notion de compétition (en dehors de celle qu'on mène avec soi-même), j'aime beaucoup cet esprit de jeu surpassant en intérêt le résultat final.
03 avril 2008
Underground
Underground
L'histoire
Un ouvrage passionnant, un ensemble de photos et d'articles, édité par Actuel/Denoël et présenté par Jean-François Bizot.
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Il y a trois sortes d'hommes de lettres : l'écrivain, l'écrivant ... et celui qui fait écrire ses livres par des "nègres". Ce dernier, par son côté gangster, rappelle l'auteur italien du film Mondo Cane qui, au plus fort de la guerre congolaise, avait fait assassiner un combattant lumumbiste par un mercenaire pour les besoins de son "cinéma vérité".
On sait ce que valent de tels documents pris sur le vif. c'est à une semblable opération que s'est livré Jean Cau en exploitant d'une façon très lucrative la mode LSD à ceci près que son reportage n'a pas provoqué mort d'homme.
...
Jean Cau engage un cobaye à qui il administre une dose de la "terrible drogue", un cobaye qui prendra tous les risques à sa place et devant lequel il ne sera pas difficile de faire, comme d'habitude, le voyeur. (...) Devant l'ignominie du journaliste, des témoins décident de lui administrer, à lui, le gouvernemental, sa dose de révélateur.
...
Jean-Jacques Lebel (in Mandala, dossier LSD, éd. Les cahiers noirs du soleil, 1967)
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Freaks : monstres, objets de répulsion familiales. Chevelus, poilus et tropicaux. Sans origine définie et vaticinateurs hilares. Ayant oublié l'existence des banques. Enjambeurs des règles, aventuriers hors système. S'inventant une contre-culture radicale pour ouvrir l'espace à une autre société ! Et sans garde-fous. Première grande apparition du mot chez Frank Zappa et les Mothers of Invention.
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Bernard Kouchner, un des membres fondateurs d'Actuel y écrivait des articles sous le pseudonyme de Bernard de Burnebise, comme d'ailleurs Jean-François Bizot et Michel-Antoine Burnier.
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Les bed-in (happenings couchés ensemble pour la paix) de John Lennon et Yoko Ono :
"Nous avons commencé à Amsterdam. Couchés 7 jours. En convoquant la presse. Deuxième étape : nous avons planté des épis de blé, symbole de la paix, à Coventry. Et nous en avons envoyé trois cents à tous les leaders mondiaux. Nous avons reçu trente réponses.
Nous avons fait un autre bed-in à Montréal. Et placardé nos affiches "La guerre est finie si vous le voulez". Ca nous a coûté un million de francs."
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Vendredi 10 septembre 1976, un n° de Libération "Spécial Mao" :
"Il fallait bien que Mao Tsé-Toung meure un jour. Il eu l'élégance de quitter la scène en septembre 76, léguant sa garde-robe aux punks. Sa très longue marche pharaonique était jonchée d'utopies et de cadavres. Il était plaisant, ce jour-là d'être à Libération, encore saturé d'ex-maos. Avec Frédéric Joignot nous avons proposé que la une soit en chinois. Serge July fit :"Mmmmmm ...", ce bruit de rédacteur en chef qui ne dit pas non. Tout en haut de la page, entre les drapeaux, nous avons écrit en chinois :"Vive l'herbe prolétarienne !". Zéro maoisme."
Jean-François Bizot
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"Où finissent les mouvements ? Avec l'élection de Giscard, notre destin se retrouva dans le pot-au-noir de la mer des Sargasses.
Traduisons : pour faire moderne, Giscard d'Estaing libéralisa le X et enterra la libération sexuelle sous des avalanches de cul. En créant la journée de l'arbre et la journée de la femme, il se fit un coup de pub qui noya plus d'un combat. On lui doit peut-être le punk français.
Gébé
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Ce livre se termine par une chronologie qui commence par ...
1848
La Bamboula, tube mondial de Louis Moreau Gottshalk qui inspira le jazz et la bossa. Mais oui !
... et se termine par
1991 - 2001 (il a été édité en 2001)
Qu'est-ce qui est underground, qu'est-ce qui appartient à l'histoire ? A vous de voir.
16 mars 2008
Les élections à Moissy-Cramayel
Dans mon patelin, deux listes. Le maire actuel,
réélu depuis des lustres, n'avait jamais eu de réelles oppositions. Il a même
traversé quelques municipales en étant la seule liste proposée. C'est un PS et
la ville n'était pas trop mal gérée, même si les impôts pouvaient parfois
paraître excessifs.
En 2008, une liste
concurrente a vu le jour. Elle a du avoir du mal à se composer parce qu'on a
fait sa connaissance une quinzaine de jours avant la consultation.
Il s'agissait d'une liste plus jeune (c'était
un de ses arguments de campagne) apolitique.
Lorsqu'on lit le mot apolitique ,
l'oeil se dresse et la narine flaire l'embrouille. En effet, peu de gens,
surtout se présentant à un mandat électif, sont réellement apolitiques. Ceux qui
se déclarent apolitiques sont en fait généralement affiliés à un parti qu'il ne
fait pas bon citer au moment présent. Renseignements pris, c'était le cas pour
cette liste dont les têtes sont UMP voire droite extrême. On comprend un peu
mieux la pudeur politique qui les anime.
Ces gens avaient ouvert un blog.
Le maire, par contre, s'est contenté de coller
ses propositions sur un site sans possibilité de discussion.
Il promenait régulièrement son chapeau mitterrandien au
marché le samedi.
Nous nos sommes
rencontré, il m'a serré la main et lorsque j'ai commencé à aborder le problème
de la communication municipale, il s'est découvert des mains à serrer plus loin
et m'a laissé en compagnie des deux victimes désignées pour la distribution des
tracts du jour. Ceux-ci m'ont, eux, gentiment écouté.
Une participante à la liste du maire a également ouvert un blog,
mais, comme d'ailleurs pour le blog de la liste d'en face, les commentaires
étaient modérés à priori, ce qui écarte le danger des emmerdeurs, c'est vrai,
mais supprime la spontanéité et réclame une vigilance importante, celui ou celle
ayant déposé un commentaire désirant le voir rapidement sous peine de soupçonner
le gestionnaire du blog de négligence ou pire, de censure.
Bref, cette ville a besoin d'entrer dans le troisième
millénaire.
Résultat (*), la liste conduite par le maire sortant Jean-Jacques Fournier a obtenu 53, 73 % des voix; elle remporte donc 26 sièges au Conseil Municipal et la liste d'opposition (apolitique UMP et affiliés (pour rester pudique)) conduite par Dorothée Moureaux aura 7 sièges grâce à ses 46, 27 % des voix.
Autres renseignements importants : abstention énorme de 52,29 % des moisséens et 7, 05 % de votes blancs; il n'y a pas de votes nuls puisque nous passons par l'électronique pour nous exprimer.
Le blog de la liste d'opposition et le blog d'une élue "Verts" de la liste majoritaire
(*) Rappel : les scrutins mixtes empruntent des éléments aux systèmes majoritaire et proportionnel. Ils combinent donc, mais avec une grande diversité, les deux mécanismes. Il s’agit de cumuler les avantages des deux méthodes et d’en limiter les inconvénients.
Par exemple, le mode de scrutin utilisé en France pour les élections municipales dans les communes de plus de 3 500 habitants a pour but d’assurer une majorité au vainqueur, de permettre des alliances entre les deux tours et de donner une représentation aux minoritaires . Ainsi, à l’issue du deuxième tour, la liste en tête obtient la moitié des sièges, l’autre moitié étant répartie à la proportionnelle entre toutes les listes ayant rassemblé au moins 5% des suffrages.
04 mars 2008
Le questionnaire-vérité de Milton Glaser
Qui connaît Milton Glaser ?
ceux qui s'intéressent au graphisme, à l'illustration, aux inventeurs de formes et d'images qui imprègnent notre quotidien.
Milton Glaser est, entre autre, le créateur du célébrissime "I love NY" où le mot love est remplacé par un cœur rouge. Presque personne ne sait qui est derrière ce slogan tout comme personne ne sait qui a écrit Auprès de ma blonde ou Une souris verte; qui connaît l'auteur du dessin du "M" de McDonald's ? interroge Milton Glaser (*), la plupart des graphistes sont anonymes.
Il raconte la création de son logo :
"C'était un soir de 1974. A l'époque, New York était la ville du crime, tourmentée, hantée, inhospitalière. Le State Department of Commerce (DOC) m'a commandé un logo pour réconcilier les New-Yorkais et les touristes avec la ville. L'idée m'est venue dans un taxi, comme ça, en un flash."
Payé 2000 dollars, Glaser ne touche pas un kopeck sur les produits dérivés (mugs, tee-shirt, caleçons) du symbole le plus largement copié et imité de l'histoire. "Le Doc détient les droits pour toujours. Dans le contrat, ce sont eux les créateurs". Mais l'argent, il s'en fiche. Ce qui le met plutôt hors de lui, c'est de voir sur tous les sacs plastiques de la ville le mot "love" inscrit en toutes lettres dans le cœur. "Comme si le coeur ne parlait pas de lui-même".
Milton Glaser est également le créateur du poster psychédélique de Bob Dylan en 1966.
Milton Glaser enseigne son art. Laissons-le parler :
"Un jour, j'ai créé un test pour mes étudiants. Je venais d'illustrer, pour un éditeur italien, une section de La Divine Comédie de Dante. On m'avait confié la partie "Purgatoire", alors que j'aurais préféré travailler sur "L'Enfer". Mais, en toute honnêteté, je n'avais pas très bien compris la différence entre purgatoire et enfer. Peut-être la connaissez-vous ? En fait, ceux qui sont au purgatoire sont conscients de leurs péchés et, par conséquent, auront la possibilité d'en sortir pour rejoindre le paradis. Cela m'a rendu le purgatoire immédiatement plus pertinent, parce qu'au purgatoire, nous y sommes tous actuellement. Cela vaut donc la peine d'être conscient de ce que nous faisons dans la vie ...
Pour cela, j'ai donc créé le test The Road to Hell (Le chemin vers l'enfer)".
Accepteriez-vous de concevoir ("Would you design ...") un paquet de céréales de manière à ce qu'il paraisse plus grand sur le présentoir qu'il n'est en réalité ?
Accepteriez-vous de concevoir une bande-annonce ou une publicité pour un film très ennuyeux de façon à le faire paraître drôle et léger ?
Accepteriez-vous de concevoir des armoiries pour un nouveau vignoble de manière à suggérer que celui-ci existe depuis fort longtemps ?
- Accepteriez-vous de concevoir la couverture d'un livre dont le contenu sexuel vous répugnerait ?
Accepteriez-vous de concevoir la campagne publicitaire d'une entreprise connue pour sa politique d'embauche discriminatoire à l'égard des minorités ?
Accepteriez-vous de concevoir un emballage pour un produit alimentaire destiné aux enfants qui aurait une faible valeur nutritionnelle et un taux élevé en sucre ?
- Accepteriez-vous de concevoir une ligne de tee-shirts pour un fabricant qui emploierait des enfants ?
Accepteriez-vous de concevoir la promotion d'un produit amaigrissant dont vous sauriez qu'il est inefficace ?
Accepteriez-vous de concevoir une publicité pour un homme politique dont vous penseriez que les propositions, une fois appliquées, seraient dangereuses pour la population ?
Accepteriez-vous de concevoir une brochure pour un 4X4 qui se révèlerait dangereux pour ses usagers, et qui aurait causé la mort de 150 personnes ?
Accepteriez-vous de concevoir une publicité pour un produit dont l'usage continu pourrait provoquer la mort de son utilisateur ?
Voici les réponses des étudiants de 2007. Ils votent à main levée. C'est une classe de 19 "graduates", qui, dans un an, entreront dans la vie professionnelle.
13 oui
6 oui (Quand Milton Glaser ajoute :" ... Sachant que vous risquez de perdre votre emploi...", 15 oui)
17 oui
9 oui
Aucun oui
14 oui
1 oui (un étudiant dans la salle dit à haute voix :"Enfin si c'est Nike...", quatre mains supplémentaires se lèvent. Donc 5 oui)
11 oui
1 oui
4 oui
- Au début, personne ne réagit. La classe est perplexe. Milton Glaser ajoute : "La cigarette, par exemple", 7 oui.
(*) Propos recueillis par Marina Rozenman envoyée spéciale du Monde2
On vit une époque formidable; le futur ne manque pas d'avenir. (Philippe Meyer)
28 février 2008
Repentance
"Je suggère à Nicolas 1er d'avancer la rentrée des classes 2008 au 15 juillet afin de permettre aux élèves de CM2 de :
- parrainer un orphelin du Rwanda/Darfour.Tibet/etc. (au choix),
- couver l'œuf d'un oiseau mazouté par l'Erika,
- conserver un sachet ou un flacon de dioxine de Seveso/sang contaminé/hormone de croissance/amiante/etc. (au choix aussi),
- planter une graine de n'importe quelle plante non encore viciée par les OGM,
- mettre en aquarium un thon rouge/anchois/dauphin/baleine/lamantin (au choix encore),
- faire une recherche sur le nom d'une personne morte durant la canicule de 2003/un tirailleur sénégalais/un Algérien battu métro Charonne/ un Amérindien abattu par un cow-boy ou un conquistador (au choix toujours).
Vous pouvez lui communiquer mon adresse. S'il le souhaite, j'ai d'autres actes de contrition, flagellation et larme à l'œil à lui proposer."
(Xavier Matyka, Orléans, dans le courrier des lecteurs de Télérama)
Je souscris tout à fait aux propos de ce lecteur de Télérama. J'avais moi-même suggéré sur un blog sarkozyste qu'il serait mieux venu de prendre pour filleul(le) un des enfants que notre joli gouvernement renvoie se faire tuer en Tchétchénie, devenir enfant-soldat dans certains pays d'Afrique, se faire exciser/torturer/maltraiter (au choix également) dans d'autres contrées ou simplement essayer de ne pas crever de faim dans un camp de réfugiés ou un quelconque bidonville.
Par contre contrairement à Xavier, je ne tiens pas à ce qu'on communique mon adresse à Nicolas. Je n'aime pas les petits teigneux et je serais capable, en pauvre con (*), de refuser de lui serrer la main.
(*) pauvre con, certes, mais digne.
11 février 2008
t'chô beurre salé
Je vous ai déjà parlé de Laëtitia et de Nicolas. Souvenez-vous, nous les avions accompagné à l'aéroport pour leur départ en voyage de noces.
Malgré un début mouvementé dû au zèle de Brice et de sa maréchaussée, le séjour sur le continent africain s'est très bien passé. Cela vient du fait que nos tourtereaux ne se sont pas contentés d'utiliser leurs yeux, mais ils ont aussi voyagé avec leur cœur et leur esprit.
Au cours de ce périple ils ont pris des photos et rédigé un carnet de route. Ce carnet est devenu un blog dont voici le lien : t'chô beurre salé.
Si le cœur vous en dit, bon voyage.
02 février 2008
La Tentation
La tentation était un plâtre de Chantal Perret. Grâce à la ville de Moissy qui l'a acheté, Chantal en a fait un bronze qui a été installé dans le hall de la médiathèque.
Je suis content de cette décision pour plusieurs raisons. D'abord, j'aime bien les oeuvres de Chantal, je crois que les fidèles de ce blog commencent à le savoir. De plus, il est assez rare que je sois satisfait des dépenses qui sont faites grâce à l'argent que je verse pour les impôts locaux, et là, c'est le cas. Et enfin, l'installation de cette sculpture me permet de vous parler un peu et de vous montrer la médiathèque de Moissy-Cramayel, un des lieux les plus sympathiques de l'agglomération.
La cérémonie de l'installation était très "bon enfant"; Didier Turba qui est Conseiller Général et Maire adjoint et surtout ami des arts a improvisé un petit speech que les présents ont eu la gentillesse d'applaudir, la responsable et le personnel de la médiathèque et des amis de l'artiste assuraient la claque. J'avais bien sûr amené mon appareil photo dont la batterie était chargée à bloc mais j'avais oublié d'y insérer la carte. Vous n'aurez donc pas de photo de cette cérémonie (sauf si vous vous procurez la République de Seine et Marne du 26 janvier).
Des textes choisis par le personnel de la médiathèque ont été lus et tout s'est terminé autour du pot rituel (Kir Breton pour moi, merci.)
J'y suis retourné le lendemain pour vous mettre en ligne quelques images.
La médiathèque fait partie, architecturalement parlant, de l'ensemble culturel "La Rotonde" qui domine la place du 14 juillet, centre de la ville.
Lorsque vous entrez dans le hall d'accueil, vous avez sur votre droite le sourire des bibliothécaires, au-dessus de vos têtes ...
... et juste en face, la tentation vous tend ses bras
Sur votre gauche un grand escalier mène à la médiathèque "enfants"; du haut de cet escalier, belle vue sur le hall d'accueil :
... chez les enfants et ados :
... un œil d'altitude sur la bibliothèque "des grands" avant de redescendre
... en bas, des présentoirs à thèmes
Et voilà. Je vous reparlerai de cette bibliothèque, Marie-Jo, la responsable ayant quelques ambitions de portail informatique dédié, nous reviendrons certainement y refaire un tour.
Un dernier coup d'œil sur la tentation avant de sortir :

























