Abracadablog

On croit qu'on est des poussières dans l'univers, on n'est que des mecs au bistrot.

09 avril 2008

Avant de quitter Olympe ...

Avant de quitter cette chère Olympe de Gouges, une dernière visite s'impose, il s'agit de la salle qui s'ouvre sur le square et qui contenait les autres oeuvres d'une bonne partie des artistes en "porte".

Quelques photos (n'oubliez pas de cliquer dessus si vous désirez les voir "en grand") :

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Ah, j'avais oublié cette porte, il est vrai qu'elle était à l'intérieur

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Et pendant qu'à la fontaine à eau désertée et bienvenue, je m'amusais de la ruée au buffet des visiteurs et exposants entourant le maire du XIème, beau comme un acteur en représentation et entouré des notables du coin, j'ai repéré ces quatre petites grands-mères qui s'étaient installées un petit coin parmi les sapins en plastique, à côté de l'extincteur, qui dégustaient du bout des lèvres leur verre de mousseux en se collant des miettes de chips plein les dentiers.

Une œuvre d'art en soi également

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Voilà, c'est un peu en vrac et désordonné, mais c'est destiné à vous donner une petite idée de la variété des inspirations et des matières utilisées. Pour ma part, j'aime beaucoup les totems, les personnages, les oeuvres assez grandes et l'humour de certaines créations.


PS : j'ai envoyé un petit mot de remerciement à ceux qui m'ont permis d'écrire ce billet en m'autorisant à photographier les oeuvres et j'ai reçu une réponse gentille de Denise Zelma-Jastreb qui m'a envoyé deux photos tirées de sa production; c'est bien volontiers que je les ajoute ci-dessous.

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Les voilà, les portes

Je suis allé rendre visite à Olympe de Gouge. Souvenez-vous, elle habite dans le XIème arrondissement à Paris et elle nous avait invité à frapper à ses portes.

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Samedi dernier, j'ai donc été y faire un tour et je vous ai ramené quelques photographies.

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C'est de l'art contemporain, on est client ou pas. Au gré de vos goûts, des humeurs, des oeuvres vous pourrez pensez tout et n'importe quoi : génie, foutage de gueule, talent, humour, etc. mais je doute, étant donné l'étendue des sources d'inspiration qu'il n'y ait pas au moins une porte devant laquelle vous ayez pris le temps de vous arrêter.

(rappel, pour agrandir les photos, cliquez dessus)

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La porte anti Sarko

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Recto & Verso

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   Celle-ci fait plus de cinq mètres de haut, c'est une œuvre collective

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Trois portes sont restées à l'état de maquettes :

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La porte de Chantal, souvenez-vous de Chantal, je vous en ai déjà parlé à l'occasion du Marché de la Création Bastille et de ses expos Les Guetteurs et Les Particules. Elle l'a réalisée à partir du plâtre qu'elle avait fait pour son bronze intitulé "Le diable".


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29 mars 2008

Epis de faîtage

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Exposition à la mairie de Moissy-Cramayel (maison des associations, du 25 mars au 25 avril) organisée par la section poterie; le thème : les épis de faîtage

Le plus simple pour isoler l’extrémité des toitures a sans doute été de faire usage d’une poterie, et par là de faire appel au potier.
Le poinçon de la charpente était donc couvert par ce que l’on appelle encore aujourd’hui un épi de faîtage. Cette poterie émaillée étanchéifiée, joue le rôle d’isolateur pour cette pointe.

Les constructions qui nécessitaient de telles pièces étaient de grandes demeures, des manoirs, voire des châteaux. Avant la Révolution, les nobles avaient le privilège de pouvoir élever des pigeons pour leurs fientes. Les pigeonniers étaient donc pourvus d’épis et on imagine aisément que ceux-ci servaient de repères au voilier.
De là à les utiliser pour affirmer son pouvoir et sa richesse, il n’y avait qu’un pas vite franchi.

Aujourd’hui, il faut souligner le propos esthétique des épis, soit pour respecter et pérenniser la tradition, soit pour compléter l’aspect et la personnalité de sa maison .
Des temples étrusques, pagodes chinoises aux résidences balnéaires, tout a été à peu près fait, le plus difficile reste donc le choix du sujet et une bonne détermination pour mener les projets à leur terme.


Cette introduction piquée je ne sais plus où, pour expliquer ce qu'est un épi de faîtage.

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Détails ci-dessous

Rappel, en cliquant sur les photos vous visionnerez  celles-ci en grandeur réelle.

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et ma participation


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La section poterie vient de se doter d'un site de forums où vous êtes évidemment tous cordialement invités; ça s'appelle Terres Moisseennes.

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07 janvier 2008

Chantal au marché

Chantal, je vous en ai déjà parlé là (Les Particules de Chantal) et là (les guetteurs), c'est Chantal Perret. Le marché, c'est le Marché de la Création Bastille que je vous encourage à visiter si vous vivez ou si vous passez dans la région.


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Ce marché, créé le 1er mai 2004 à l'initiative de la mairie du XIème arrondissement et de la Somarep (organisme gestionnaire d'un grand nombre de marchés en Ile-de-France est une galerie en plein air ouverte tous les samedis de l'année de 10 heures à 19 heures. C'est un marché en perpétuel mouvement puisqu'il compte 1500 inscrits qui viennent (ou pas) créer parfois directement sous vos yeux et en tout cas essayer de partager avec vous les émotions qu'ils éprouvent et cherchent à traduire dans leurs oeuvres. Un petit détail qui peut paraître trivial, mais qui a son importance, ce marché a pour visiteurs toutes sortes de populations et son positionnement dans un quartier populaire induit qu'il ne s'adresse pas qu'à des visiteurs habitués aux galeries d'art, mais à tout un chacun; les prix y sont donc souvent très doux et l'on peut en repartir avec des pièces acquises pour quelques dizaines d'euros. Je rappelle qu'il s'agit de pièces uniques lorsque ce sont des stands de créateurs.

J'y suis allé le 5 janvier pour aller voir l'installation de mon amie Chantal; le temps n'était pas formidable, c'était la période des vacances et il y avait peu d'exposants (une trentaine); j'y retournerai certainement un peu plus tard dans l'année pour faire un véritable reportage lorsque de meilleures conditions seront réunies.

Petite visite :

Si vous venez en métro (ce que je vous conseille), vous avez l'occasion de voir un des plus beaux quais de la RATP

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Vous prenez la sortie "Boulevard Richard Lenoir" (c'est là qu'habitait le commissaire Maigret), et sur la droite, passé un manège à l'ancienne, vous arrivez sur l'esplanade du Marché (peu fréquentée ce jour là)

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Le stand de Chantal

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... elle y expose principalement ses "raku"

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... il y a également quelques plâtres patinés

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... et si vous insistez, vous pouvez lui commander un bronze .


Sa voisine de stand a une démarche artistique originale et intéressante, il s'agit de Charlotte Noyelle, je vous encourage à visiter son site et son blog et à faire connaissance avec ses tokonoma.

Un peu plus loin le stand de L. Gedon

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Et enfin le stand de Reine Roman, Vice-présidente de l'association des artistes Paris-Bastille qui expose ici ses photos d'art et de voyages.


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(Je vous rappelle que vous pouvez voir les photos dans leur taille originale en cliquant dessus)

Voilà, fin de la visite, mais on y reviendra !

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09 septembre 2007

Vernissage

En 1941 Jean Lerat s'installe à La Borne. Il est le premier d'un groupe d'artistes attirés par les cuissons au bois, les grands fours couchés, le savoir-faire traditionnel et l'authenticité du lieu. La Borne est devenu un lieu important de la création contemporaine. Les céramistes d'aujourd'hui contribuent à ce courant. En 1971 le Centre de création céramique de La Borne est créé. Il regroupe une cinquantaine de céramistes de huit nationalités différentes. Il organise des évènements marquants dans le domaine de la création céramique : rencontres, démonstrations et expositions d'artistes nationaux et internationaux.

Du 5 au 30 septembre une exposition organisée à l'espace Saint-Jean à Melun. Elle regroupe une sélection d'oeuvres de 21 céramistes contemporains de La Borne. J'ai eu la chance d'être invité au vernissage. Bien entendu, j'y suis allé avec mon coolpix.

Avant de vous présenter mon échantillon de l'exposition je me dois de vous avertir :

- jamais une photo ne rendra la merveille de couleur et de texture ainsi que l'infinité de détails qui font le bonheur des yeux pour certaines pièces; dans la mesure du possible, si vous aimez, suivez ces lieux de création (il y en a dans toute la France), et ne loupez aucune expo

- si vous cliquez sur une photo vous pouvez la voir plus grande

- les photos sont imparfaites pour plusieurs raisons : défaut d'éclairage, vétusté de mon appareil, pas de possibilité de déplacer les pièces, et enfin terrible amateurisme du photographe.

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Tout d'abord, un plat en grés brut piqué de clous, et sur certains d'entre eux ont été fixés de petits objets émaillés: boutons, champignons, petits légumes ...

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Par terre, au milieu de la salle d'expo, ce jeu de quille; la boule représente une tête, la plus haute pièce fait plus d'un mètre

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Superbes pièces avec jeux d'émaux et effets obtenus par la cuisson au bois

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Gros galet aux effets de prise de lumière saisissants; à droite, lorsque vous retournez la pièce, vous obtenez une superbe musique cristalline (j'ai essayé en retournant la photo, ça ne fonctionne pas, ne touchez pas à votre écran, c'est inutile)

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Encore des jeux de lumière obtenus avec les gravures sur terre

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La pièce la plus chère de l'expo : 2 700 €, elle fait 50 à 60 centimètres de haut

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sans flash et avec flash, dans les deux cas, résultat injuste vis à vis de la beauté de cette sculpture, elle s'appelle Olivia

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J'ai beaucoup aimé ce chien que j'aurais très bien vu dans mon jardin (mais bon, 1 500 € tout de même)

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Théières, du même artiste

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Terre émaillée et bois flotté c'est un mariage qui, à défaut d'être original, donne souvent de magnifiques pièces

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Jeux d'émaux avec cuisson de type raku certainement

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Beaucoup de succès auprès des visiteurs de cet ensemble d'oeuvres; pour ma part, j'ai préféré la tortue

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J'ai adoré cette grande et lourde coupe

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J'aime beaucoup aussi ce contraste de partie parfaitement lisse sortant de sa gangue

 

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9 cadres représentant les différentes versions d'un même motif (une oeuvre warholienne ?)

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Celle-ci est intitulée : la famille

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J'ai tellement été captivé par cette exposition que lorsque je suis ressorti, les boissons prévues pour le vernissage avait disparu et que pratiquement tout le monde était parti. J'en ai profité pour demander à la personne qui distribuait les brochures et prenait les commandes si je pouvais prendre des photos, ce qu'elle a gentiment accepté.

Pour vous donner une idée, les prix s'étagent de 50 (un pichet) à 2 700 euros. Certains prix ne m'ont vraiment pas paru exagérés.

Lors de vos pérégrinations si vous passez par La Borne, je pense franchement qu'un détour est mérité.

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Je ne vous ai pas indiqué les différents noms des artistes céramistes, mais si vous allez faire un tour sur leurs sites respectifs, je pense que vous retrouverez quoi appartient à qui.

Toute mon admiration aux exposants de Melun :Eric Astoul, Jean-Luc Belleville, Françoise Blain, Agnès Chapelet, Isabelle Coeur, Nicole Crestou, Dalloun, Daniel Didier, Pep Gomez, Claudie Guillaume, Jean Guillaume, Brigitte Labb, Christine Limosino-Favretto, Jean Linard, Machiko, Elisabeth Meunier, Isabelle Pammachius, Françoise Quiney, Maya Rousseau, Nicolas Rousseau et David Whitehead, ainsi qu'aux autres hôtes de La Borne.

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17 juin 2007

Raku de juin

Tant qu'on n'y a pas été confronté, on ne se rend pas compte des problèmes que peut poser la tendance actuelle de l'arrêt de la cigarette !

Hier, dans notre petite communauté de tritureurs de glaise, nous avons brutalement été confronté à un cas critique.

Jugez-en plutôt : comme à chaque cérémonie de raku, nous sommes arrivés de bon matin pour tout préparer.

-  Pour le descriptif du cérémonial, je vous renvoie à un précédent billet. -

Bref, nous avons sorti tout le matériel : le four, les bassines à eau, les seaux à sciure, les pinces, les tisonniers, les gants, les masques, la table, la paille de fer et les scotche-brite et avons disposé le tout , le temps se faisant menaçant, à quelques dizaines de mètres de l'atelier, sous un préau. Lorsqu'il s'est agit d'allumer le four (à gaz), nous nous sommes aperçu que la totalité des membres de notre auguste assemblée ayant délaissée l'herbe à Nicot, aucun d'entre nous n'était doté du moindre briquet ni même de la plus petite allumette. Quelques courageux aventuriers ayant assisté aux émissions de Koh-Lanta lors de la dernière saison, partirent à la recherche de bois sec et de silex. Mais il faut bien dire qu'à notre époque de chasse au désordre et de guerre aux détritus, cette initiative était vouée à l'échec dans notre petit coin de banlieue aseptisé par les petits hommes verts de la commune.

L'un d'entre nous décida de tenter une expérience à l'aide de l'allume-cigare de son véhicule.


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Peine perdue, la faiblesse de la chaleur émise par cette petite résistance ne suffisait pas à enflammer notre petit bout de papier. Nos sommes donc aller chercher de quoi rendre le papier un petit peu plus inflammable. Quelques effluves de parfum alcoolisé plus tard ...

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... nous nous sommes rendu compte que toutes ces tentatives se solderaient par des échecs tant que nous ne trouverions pas un mode d'allumage digne des pauvres handicapés du progrès que nous étions tous.

 

C'est alors que Chantal, seule consommatrice de goudron restante nous sauva la mise; elle avait été cherché un briquet qu'elle exhiba fièrement sous notre nez avec un sourire de revanche qui signifiait :
- Alors, on en a tout de même besoin des derniers toxicos !

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Quelques pièces proposées à la cuisson

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Le premier four ...

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Quelques résultats :


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01 juin 2007

Métamorphose

Il y a quelques temps j'avais confié à ma fille une petite sculpture que j'avais réalisé en terre blanche. Elle avait été cuite une première fois et était devenue ce qu'on appelle un biscuit. Au lieu de l'émailler et de la recuire, je me suis dit que ce serait une bonne idée de la soumettre à l'imagination de Laëtitia.

Voici ce que ça donnait ...

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... et voici ce qu'elle en a fait :

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Je renouvellerai l'expérience. 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs ... l'artiste.


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... et l'un de ses tableaux

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12 mai 2007

Les guetteurs

Comme l'an dernier à la même époque, Chantal Perret a investi le "Hall", la salle d'exposition de la mairie de Moissy Cramayel, et comme l'an dernier c'est une réussite.


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Cette année l'exposition comportait trois parties.

Tout d'abord, la composition centrale qui donne le titre à ce billet. Il s'agit d'un ensemble de huit statuettes, sept de tailles homogènes et une plus grande. Elles sont en grès noir chamotté cuit à 1380 degrés. C'est beau, majestueux; cela suscite des questions auxquelles Chantal répond de bonne grâce.

Elle sont installées sur un podium recouvert d'écorces jaunes.


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Viennent ensuite trois sculptures en plâtre qui ne sont pas "commercialisées". Elles servent de travail de base à Chantal pour la confection de ses bronzes. Il s'agit donc de plâtre sur des supports variés, branches de bois, fil de fer, grillage, etc. Ce travail est ensuite envoyé à un fondeur qui doit en faire des moules. De ces moules sortiront quatre exemplaires dit "d'artiste", puis huit autres exemplaires maximum. Les moules sont ensuite détruits et les morceaux du travail original sont également détruits ou renvoyés à l'artiste.

Ci-dessous les trois plâtres; vous vous rendrez compte du travail du fondeur qui, avec ses moules, ne doit évidemment pas trahir l'oeuvre de l'artiste.


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Le Monde



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La Mort


 

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Mutation

Cette sculpture a la particularité de ne pas posséder de socle; ça lui confère une espèce "d'élasticité" qui correspond bien au nom que Chantal a choisi. Evidemment le passage au bronze lui fera perdre cette souplesse, mais l'ensemble gardera tout de même une grâce due à la fluidité de ses lignes.


La troisième partie que j'aime beaucoup est constituée par les rakus. J'ai assisté à la naissance et à l'élaboration de pas mal d'entre eux puisque nous faisons, Chantal et moi, atelier commun avec d'autres, un soir par semaine; nous travaillons souvent côte à côte, donnant nos avis sur nos travaux respectifs. Ces pièces sont pleines de fous-rires, de discussions politiques, de vannes oiseuses, de propos divers et variés. De plus, je les trouve très belles.

La première série est en grès blanc :

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... deux autres "rakus" en grès blanc :

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... viennent ensuite deux grès roses :

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... puis de nouveau deux grès blancs :

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... on termine par deux "rakus" émaillés le premier en vert bronze et le second en bleu doré (je vous l'indique parce que ce n'est pas évident sur la photo); ces pièces sont assez exceptionnelles parce que Chantal n'aime pas trop émailler ses rakus, je crois d'ailleurs que ce sont les deux seuls.


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Voilà, fin de la visite.

Pour ceux qui sont intéressés, quelques prix, prélevés au vol : les trois premiers rakus et le dernier sont à 350 euros, les autres rakus font 150 euros sauf les "émaillés" qui sont à 200 euros. Pour l'installation "Les guetteurs", chaque personnage est à 400 euros sauf le grand qui est à 800 euros. Voilà pour l'abordable pour des bourses moyennes appartenant à des gens qui aiment l'art contemporain et le travail de Chantal Perret.

Pour ce qui est des bronzes, le prix est fonction du fondeur. Si vous êtes intéressés vous pouvez contacter Chantal ou moi-même. C'est plus cher, le fondeur prend généralement 50 % du prix demandé, mais Chantal accepte des paiements échelonnés.

Ces considérations triviales, certes, mais nécessaire à la survie de l'artiste et de sa petite famille (un grand Florent de 20 ans étudiant en histoire de l'art et violoncelliste à ses moments perdus et Louise, 10 ans, petite diablotine blonde extrêmement attachante), pour terminer la photo, il y a le compagnon, Laurent Maciet aux talents multiples : metteur en scène, comédien, peintre, d'autres activités en matière d'animations artistique, bref, l'intermittent du spectacle dans toute sa splendeur.

Mesdames, messieurs, standing ovation pour l'artiste.


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25 mars 2007

Le raku

Le raku ( japonais : 楽焼 rakuyaki ) est le résultat d'une technique d'émaillage d'origine coréenne qui s'est développée dans le Japon du XVIème siècle. Il est lié essentiellement à la fabrication de bols pour la cérémonie du thé. Elle est liée à la culture séculaire du Zen, une philosophie et idéologie orientales du seizième siècle. Importée en 1940 par le céramiste anglais Bernard Leach, elle a été transformée par des artistes américains à partir des années 60 pour devenir un mode d’expression artistique beaucoup plus libre.

Dans l'atelier que je fréquente c'est un type de cuisson que nous utilisons une ou deux fois par an. C'est l'occasion de réunir tout le monde autour d'une occasion qui finit par ressembler à un cérémonial. Quelques semaines avant nous créons des pièces destinées à ce jour; on n'utilise pas n'importe quel terre et les pièces doivent être "calibrées" pour pouvoir entrer dans le four à raku qui n'est pas le four électrique que nous utilisons habituellement. Le jour dit, nous opérons 8 à 10 cuissons "raku" et en profitons pour déguster le couscous de Sonya.

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Les pièces fabriquées sont séchées, cuites une première fois pour obtenir un "biscuit". Celui-ci est alors émaillé ou non, partiellement ou non.

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Elles sont ensuite disposées dans le four. Chez nous, le raku est une histoire de "feeling" dans le sens où nous ne chronométrons rien, tout se fait au ressenti. C'est pour cela que les résultats obtenus ressemblent rarement à ce que nous imaginions (d'ailleurs, pour ma part, je ne me creuse même plus la tête à imaginer quoi que ce soit).

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Le four est pourvu d'une ouverture à son sommet; on peut ainsi surveiller la cuisson. Lorsque les pièces obtiennent une couleur rose incandescent, presque translucide, on considère que la cuisson est terminée. Le four est ouvert, la température avoisine les 1000 degrés.

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Les pièces sont extraites et mises en contact avec une matière inflammable, nous utilisons la sciure, mais cela peut être du papier, des feuilles, etc.

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Le feu est aussitôt étouffé et la privation d'oxygène provoque une épaisse fumée. La suie s'infiltre dans les craquelures obtenues par le choc thermique et sur les endroits non émaillés. La pièce est ensuite lavée et énergiquement brossée afin d'enlever la suie supplémentaire.

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Le résultat est souvent surprenant étant donnés les paramètres entrant en jeu dont certains que nous ne maitrisons pas :

  • la forme de la pièce,
  • le choix de l'émail utilisé,
  • la quantité de cet émail, la manière dont nous l'avons passé, trempage, pistolet, pinceau,
  • l'origine de l'émail (l'oxyde qui le compose), le rouge, par exemple est très sensible aux températures,
  • le temps de cuisson : la première cuisson, à partir du four froid, prend environ une heure, les cuissons suivantes se succèdent toutes les demi-heures environ,
  • la proximité de la flamme,
  • la proximité des autres pièces du four et l'émail qui couvre ces pièces,
  • l'intensité du choc thermique,
  • le temps d'enfumage et la manière d'enfumer : on peut laisser le combustible s'éteindre de lui-même ou l'étouffer, recouvrir plus ou moins la pièce, etc.
  • le soin qu'on apporte au lavage,
  • les incidents divers, comme la pièce qui se brise, par exemple.

Tous ces paramètres sont évidemment contrôlables, c'est ce que font les professionnels qui assurent par exemple une température au degré près, ne mélangent pas les émaux (tous les "rouges" doivent être cuits ensemble), pratiquent toujours de la même façon, etc. Mais bon, ce sont des pros, ils en vivent et n'apprécient pas les surprises. L'avantage justement de l'amateurisme, c'est ça, la surprise, le résultat imprévu, celui qui nous fait découvrir la pièce finie avec tous ses détails, les petits bonheurs de tel ou tel reflet, les appréciations des autres, la joie de la réussite, de la sienne et de celle des autres.

IMG_0038    IMG_0039

Et même les petits ratés parfois sont jouissifs. Ci-dessus l'exemple de Fédérico, notre sculpteur. Il avait fait un buste féminin; Fédérico a la particularité de ne jamais émailler ses pièces; il les fait cuire brutes et laisse toute liberté à l'enfumage de faire ses effets. Il sculpte son oeuvre dans un bloc d'argile, puis il évide la pièce en la coupant en deux et en la recollant. Ici, le buste a parfaitement supporté la première cuisson, mais le choc thermique de la seconde a eu raison de l'intégrité du buste qui s'est séparé en deux à l'endroit justement où la pièce avait été recollée.

Il faut avoir beaucoup d'humilité, la bonne humeur chevillée au corps (ou une colle super efficace) pour accepter le bris d'une pièce sur laquelle on a passé pas mal d'heures de travail.

 

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24 mars 2007

raku : le résultat

Les pièces sont donc d'abord cuites une première fois. Voici une partie de celles que j'avais préparées pour le raku :

Mars_2007_010   Mars_2007_013   Mars_2007_019

Elles sont blanches et poreuses.

 

Lorsqu'on les recouvre d'émail, il faut avoir un peu d'imagination pour savoir ce que ça va donner à l'arrivée.

 

Ci-dessous la totalité de mes pièces avant émaillage; celui-ci se fait au pinceau, par trempage ou au pistolet.

IMG_0002

et après cuisson, voilà le résultat :

raku_008          raku_009

raku_011     raku_010     raku_012

raku_014     raku_013     raku_015

raku_018     raku_016     raku_020

Il arrive parfois quelques accidents ...

IMG_0031  

... mais avec un peu de colle (pour matière poreuse) ça s'arrange

raku_021     raku_023     raku_022

Là, l'émail s'appelle "bleu doré", il est spécial raku. La pièce sort de cuisson fortement métallisée. Nettoyée elle est couleur "or" et très brillante. Pour obtenir le bleu, il faut la frotter à la paille de fer. C'est assez impressionnant. Je l'ai frottée de manière à garder tout de même partiellement la couleur or metallique, mais cette couleur varie suivant l'exposition de la pièce à la lumière; on obtient un effet assez étonnant.

raku_002          raku_004

raku_001          raku_003

Posté par Claudius77 à 19:29 - Blog de terre - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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