22 septembre 2009
Les potiers font leur marché, Melun 2009
Comme tous les ans s'est ouvert les 19 et 20 septembre, le marché des potiers de Melun. Idéalement situé au Port fluvial de la Reine Blanche, au pied de l'Astrolabe, j'y avais invité le soleil. Il a accepté de me tenir compagnie et c'est bras dessus bras dessous que nous avons été collecter quelques vues parmi les oeuvres de ces magiciens que sont les céramistes et les potiers.
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir "grandeur nature".
Si vous cliquez sur le nom de certains artistes vous accédez à leur site ou à un site les présentant.
Bonne visite
Michel Mars
(terres sigillées)
Son stand a dominante blanche faisait ressortir la délicatesse de certains décors de pièces
Les "Bonzoms", nom donné à ces figurines à la chevelure végétale, cachent une particularité. Le corps et la tête, tournés puis remodelés, sont des pièces creuses. La tête sert de pot de fleurs et contient donc terre et plante. Le corps, émaillé à l'intérieur comme un vase, sert de réserve d'eau.

Pierre Leroy-Terquem
Il découpe son dessin dans la terre fraîche, le cuit, l'émaille de couleurs d'une luminosité étonnante et le recuit selon la technique du raku, puis, le réassemble etl'enlumine de pâtes de verre.

Je suis tombé en arrêt devant ses sculptures et ses décors qui m'ont fait penser parfois à la peinture de Fabienne Rhein

De magnifiques couleurs métallisées qui brillaient au soleil et de très belles cuissons raku.
J'ai beaucoup aimé ses "écorchés" d'écorce et ses façades de vases grès craquelé
Les mélanges de terre donnent toujours des effets impressionnants. Personnellement, lorsque j'ai utilisé cette technique pour des sculptures, je n'ai pas émaillé les pièces, j'ai préféré les cirer (avec de la cire d'antiquaire); ça donne un effet "cuir" très séduisant.
Eric Hibelot
Frank Brunet

Des "poufs" en raku, original, non ?
Tülin Diker
J'ai beaucoup aimé ses oeuvres qui allient la poterie et la peinture. En posant ces photos ici, je m'aperçois que je n'en ai pas pris assez. Allez voir la galerie sur son site.
Jean Grison
Dagmar Vavasseur-Kalodovà
de la porcelaine faite au tour et habillée d'émaux soyeux. Elle associe également la porcelaine à de la terre chamottée pour donner naissance à ces boîtes aux tailles et aux formes diverses, marquées par des empreintes, que je trouve très belles
Jean-Pierre Meyer
Renée Guillaume
irisation sur grés et porcelaine
Très belles réalisations, parfaitement coordonnées au décor, qui plus est.
Lorsque l'humour est associé à la céramique c'est encore plus jouissif.
Très très sympathiques, les petites bonnes femmes d'Agnès.
Les inconnus
J'ai hélas perdu le nom du créateur de ces merveilleux raku (jai discuté avec lui et j'ai oublié de lui demander sa carte). S'il passe par là ou si quelqu'un le connaît ...
Autre oubli de carte
12 juillet 2009
Les journées de la Céramique.
Certaines légendes ont l'émail dur comme celle de dire la céramique "repliée sur elle-même". La céramique, comme n'importe quel art a ses visionnaires (jamais nombreux) et ses "petits maîtres", ses défricheurs et ses valeurs sûres, ses bons et ses moins bons artisans. Mais s'il y a un domaine qui se nourrit d'ouverture et qui a su se renouveler depuis la nuit des temps, c'est bien celui de la céramique. Qu'elles soient faites pour le quotidien ou nous ouvrent de nouveaux horizons visuels et mentaux, toutes ces terres, des plus simples aux plus sophistiquées sont des terres d'expérience où s'empruntent et circulent les façons de faire.
[...]
Même si elle se retrouve peu dans le discours social qui est une des fonctions emblématiques de l'art, la céramique est de plain-pied avec le monde : sa réalité est de n'avoir pas de frontières. C'est une des rares activités humaines qui vit d'échanges. Échanges de techniques, transmissions de styles, passion pour le geste de l'autre, écoute ouverte de ce qui l'anime : dans ce sens, la céramique est probablement le premier matériau mondialisé.
Carole Andréani.
Je suis allé faire un tour place Saint-Sulpice à Paris où, dans le cadre de la Foire Saint Germain avaient lieu cette année les journées de la Céramique, organisées par l'association Paris-Potier.
J'en ai ramené quelques images (que je vais partager avec vous) et j'y ai rencontré, comme dans chaque foire de potiers où je pointe mon nez et mon appareil photo, des gens passionnés et passionnants.
(cliquez sur les vignettes pour les agrandir)
Virginie Besengez, 250 gobelets de porcelaine installés sur une table en plexiglas., de hauteurs différentes, ils évoquent la maquette d'architecte d'une ville toute en longueur.
Christine Fabre qui mélange parfois le métal et la terre.
Gisèle Buthod-Garçon de Saint-Quentin la Poterie
La galerie engobe qui expose Markus Klausmann, Blandine Masure, Johannes Peters, Elke Sade, Renée Reichenbach, Christine Wilhelm et Medi Zimmermann
De magnifiques faïences d'Hélène Lathoumétie
Elle s'appelle Anne Moser, elle est peintre et a aussi comme support la porcelaine.
Les bijoux de Fanny Acquart-Gensollen
Compositions en porcelaine émaillée de Jean-Pierre Viot
Céline Couronne : de la dentelle !
Les sculptures d'Agnès Debizet : le blanc s'appelle "Esprit migrant" en grès et porcelaine, 153 cm
Les personnages de Sophie Favre
Et, au centre de l'expo ...
... on choisit sa coupe, on déguste un café ou une boisson, et on achète éventuellement
Voilà, vous n'avez pas tout, mais il y a tout de même un grand échantillonnage de ce que j'ai pu voir et admirer de la production de ces fantastiques artistes et artisans que sont les céramistes.
Je voudrais également remercier Stéphanie Durand, de Dieulefit, Anne Verdier, de Marnand, Hervé Rousseau d'Henrichemont (à côté du fameux site de potiers de La Borne) et Eric Astoul, que j'avais déjà rencontré à La Borne, ainsi que tous ceux de qui je n'ai pas pu prendre une carte ou une doc. A une exception près ils m'ont tous accordé l'autorisation de prendre des photos.
Je les remercie encore pour leur talent et leur gentillesse.
N'hésitez pas à cliquer sur les liens, vous ferez ainsi mieux connaissance avec certains d'entre eux.
22 septembre 2008
Marché des potiers : Melun 2008
Une cinquantaine d'exposants dont pas mal de nouveaux par rapport à l'an dernier.
Lorsque les oeuvres m'intéressaient, j'ai demandé l'autorisation de prendre des photos, je n'ai essuyé que deux refus, les autres ont accepté de bon cœur.
Voici donc mes trois préférés :
(cliquez sur les photos pour les voir en plus grand)
Christophe Ackerer parce qu'en plus du talent il y a l'humour
Agnès Bleicher parce qu'en plus du talent il y a la poésie
Nuria Alba parce que j'aime la noblesse de ses personnages
Si le coeur vous en dit, la suite de la visite sur Terres Moisséennes, un site de forums que j'ai ouvert pour mes ami(e)s et collègues potiers amateurs.
08 juin 2008
Les particules, version 4
Les particules de Chantal voyagent. Elles circulent dans le temps, dans l'espace et dans la tête des fidèles qui la suivent.
Souvenez-vous, la première version avait fait son apparition ici, pas simplement sur ce blog, bien sûr, mais dans une exposition organisée par la mairie de Moissy Cramayel.
Particules 2 s'était promené dans la forêt de Fontainebleau.
Particules 3 a été présenté lors du salon "Parcours d'artistes" organisé par la ville de Pontault Combault.
La version qui nous intéresse ici a fait l'objet d'une installation sur le parvis de La Rotonde, la salle de spectacle de Moissy. Les visiteurs, quels que soient leur âge ou leur opinion étaient invités à donner leur avis par écrit et beaucoup de jeunes amateurs ne s'en sont pas privés.
Au dernier jour de l'exposition, une comédienne, un peu à la manière des anciens crieurs de nouvelles, a lu et quasiment joué les avis recueillis.
Trés belle expérience dont voici quelques extraits :
je pence que sais une armée
sa me parait sens dessus dessous
sa m'alaire étrange comme monter quelque chose avec un plan
Alexandre, 8 ans
comme des bras, des visages d'animaux, on voit comme çi cétait dans le vide, comme des toures. C'est baus, c'est très bizare
Emmanuel, 9 ans
je vois des font marin avec de la jentiesse de l'amitier des barière de coraille des personaje immajinaire
oxyane, 8 an et demie
je vois des plantes de la mer ou des colonne vertébrale d'animaux. Je resens la douceur de la mer
Daphnée, 9 ans
Un paysage magic en Afrique ou bien un trésor et des petites attractions ou des espèces de machine gluante ou une visite avec de l'eau comme à Venise
Dylan, 9 ans
une forêt des instruments de musique la jungle
Audrey, 9 ans
peur, bizard, joli, charment, imaginaire, différent d'autre statue, simpatique. C'est pas tous les jours que je vois ça.
Chloé, 9 ans
je vois des feuilles d'autonne, des arbre avec des troue, avec des champignon. Sa me fait pensé à l'autonne. Au milieu on dirait un lutin qui jou de la musique.
Lessie
Pour moi sa ressemble à un village préhistorique.
Carla
Ce là fait penser à des animaux déformés.
Farah
On dirait que c'est vivant et que sa nous regarde
Roxanne
Chacun voit le monde à sa façon ...
Coralie, Florine, Pauline, Marine, 14 ans
je ne recent rien.
Axel, 8 ans
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
Chantal Perret
09 avril 2008
Avant de quitter Olympe ...
Avant de quitter cette chère Olympe de Gouges, une dernière visite s'impose, il s'agit de la salle qui s'ouvre sur le square et qui contenait les autres oeuvres d'une bonne partie des artistes en "porte".
Quelques photos (n'oubliez pas de cliquer dessus si vous désirez les voir "en grand") :
Ah, j'avais oublié cette porte, il est vrai qu'elle était à l'intérieur
Et pendant qu'à la fontaine à eau désertée et bienvenue, je m'amusais de la ruée au buffet des visiteurs et exposants entourant le maire du XIème, beau comme un acteur en représentation et entouré des notables du coin, j'ai repéré ces quatre petites grands-mères qui s'étaient installées un petit coin parmi les sapins en plastique, à côté de l'extincteur, qui dégustaient du bout des lèvres leur verre de mousseux en se collant des miettes de chips plein les dentiers.
Une œuvre d'art en soi également
Voilà, c'est un peu en vrac et désordonné, mais c'est destiné à vous donner une petite idée de la variété des inspirations et des matières utilisées. Pour ma part, j'aime beaucoup les totems, les personnages, les oeuvres assez grandes et l'humour de certaines créations.
PS : j'ai envoyé un petit mot de remerciement à ceux qui m'ont permis d'écrire ce billet en m'autorisant à photographier les oeuvres et j'ai reçu une réponse gentille de Denise Zelma-Jastreb qui m'a envoyé deux photos tirées de sa production; c'est bien volontiers que je les ajoute ci-dessous.
Les voilà, les portes
Je suis allé rendre visite à Olympe de Gouge. Souvenez-vous, elle habite dans le XIème arrondissement à Paris et elle nous avait invité à frapper à ses portes.
Samedi dernier, j'ai donc été y faire un tour et je vous ai ramené quelques photographies.
C'est de l'art contemporain, on est client ou pas. Au gré de vos goûts, des humeurs, des oeuvres vous pourrez pensez tout et n'importe quoi : génie, foutage de gueule, talent, humour, etc. mais je doute, étant donné l'étendue des sources d'inspiration qu'il n'y ait pas au moins une porte devant laquelle vous ayez pris le temps de vous arrêter.
(rappel, pour agrandir les photos, cliquez dessus)
La porte anti Sarko
Recto & Verso
Celle-ci fait plus de cinq mètres de haut, c'est une œuvre collective
Trois portes sont restées à l'état de maquettes :
La porte de Chantal, souvenez-vous de Chantal, je vous en ai déjà parlé à l'occasion du Marché de la Création Bastille et de ses expos Les Guetteurs et Les Particules. Elle l'a réalisée à partir du plâtre qu'elle avait fait pour son bronze intitulé "Le diable".
29 mars 2008
Epis de faîtage
Exposition à la mairie de Moissy-Cramayel (maison des associations, du 25 mars au 25 avril) organisée par la section poterie; le thème : les épis de faîtage
Le
plus simple pour isoler l’extrémité des toitures a sans doute été de
faire usage d’une poterie, et par là de faire appel au potier.
Le
poinçon de la charpente était donc couvert par ce que l’on appelle
encore aujourd’hui un épi de faîtage. Cette poterie émaillée
étanchéifiée, joue le rôle d’isolateur pour cette pointe.
Les
constructions qui nécessitaient de telles pièces étaient de grandes
demeures, des manoirs, voire des châteaux. Avant la Révolution, les
nobles avaient le privilège de pouvoir élever des pigeons pour leurs
fientes. Les pigeonniers étaient donc pourvus d’épis et on imagine
aisément que ceux-ci servaient de repères au voilier.
De là à les utiliser pour affirmer son pouvoir et sa richesse, il n’y avait qu’un pas vite franchi.
Aujourd’hui,
il faut souligner le propos esthétique des épis, soit pour respecter et
pérenniser la tradition, soit pour compléter l’aspect et la
personnalité de sa maison .
Des temples étrusques, pagodes chinoises
aux résidences balnéaires, tout a été à peu près fait, le plus
difficile reste donc le choix du sujet et une bonne détermination pour
mener les projets à leur terme.
Cette introduction piquée je ne sais plus où, pour expliquer ce qu'est un épi de faîtage.


Détails ci-dessous
Rappel, en cliquant sur les photos vous visionnerez celles-ci en grandeur réelle.
et ma participation
La section poterie vient de se doter d'un site de forums où vous êtes évidemment tous cordialement invités; ça s'appelle Terres Moisseennes.
07 janvier 2008
Chantal au marché
Chantal, je vous en ai déjà parlé là (Les Particules de Chantal) et là (les guetteurs), c'est Chantal Perret. Le marché, c'est le Marché de la Création Bastille que je vous encourage à visiter si vous vivez ou si vous passez dans la région.
Ce marché, créé le 1er mai 2004 à l'initiative de la mairie du XIème arrondissement et de la Somarep (organisme gestionnaire d'un grand nombre de marchés en Ile-de-France est une galerie en plein air ouverte tous les samedis de l'année de 10 heures à 19 heures. C'est un marché en perpétuel mouvement puisqu'il compte 1500 inscrits qui viennent (ou pas) créer parfois directement sous vos yeux et en tout cas essayer de partager avec vous les émotions qu'ils éprouvent et cherchent à traduire dans leurs oeuvres. Un petit détail qui peut paraître trivial, mais qui a son importance, ce marché a pour visiteurs toutes sortes de populations et son positionnement dans un quartier populaire induit qu'il ne s'adresse pas qu'à des visiteurs habitués aux galeries d'art, mais à tout un chacun; les prix y sont donc souvent très doux et l'on peut en repartir avec des pièces acquises pour quelques dizaines d'euros. Je rappelle qu'il s'agit de pièces uniques lorsque ce sont des stands de créateurs.
J'y suis allé le 5 janvier pour aller voir l'installation de mon amie Chantal; le temps n'était pas formidable, c'était la période des vacances et il y avait peu d'exposants (une trentaine); j'y retournerai certainement un peu plus tard dans l'année pour faire un véritable reportage lorsque de meilleures conditions seront réunies.
Petite visite :
Si vous venez en métro (ce que je vous conseille), vous avez l'occasion de voir un des plus beaux quais de la RATP
Vous prenez la sortie "Boulevard Richard Lenoir" (c'est là qu'habitait le commissaire Maigret), et sur la droite, passé un manège à l'ancienne, vous arrivez sur l'esplanade du Marché (peu fréquentée ce jour là)
Le stand de Chantal
... elle y expose principalement ses "raku"
... il y a également quelques plâtres patinés
... et si vous insistez, vous pouvez lui commander un bronze .
Sa voisine de stand a une démarche artistique originale et intéressante, il s'agit de Charlotte Noyelle, je vous encourage à visiter son site et son blog et à faire connaissance avec ses tokonoma.
Un peu plus loin le stand de L. Gedon
Et enfin le stand de Reine Roman, Vice-présidente de l'association des artistes Paris-Bastille qui expose ici ses photos d'art et de voyages.
(Je vous rappelle que vous pouvez voir les photos dans leur taille originale en cliquant dessus)
Voilà, fin de la visite, mais on y reviendra !
09 septembre 2007
Vernissage
En 1941 Jean Lerat s'installe à La Borne. Il est le premier d'un groupe d'artistes attirés par les cuissons au bois, les grands fours couchés, le savoir-faire traditionnel et l'authenticité du lieu. La Borne est devenu un lieu important de la création contemporaine. Les céramistes d'aujourd'hui contribuent à ce courant. En 1971 le Centre de création céramique de La Borne est créé. Il regroupe une cinquantaine de céramistes de huit nationalités différentes. Il organise des évènements marquants dans le domaine de la création céramique : rencontres, démonstrations et expositions d'artistes nationaux et internationaux.
Du 5 au 30 septembre une exposition organisée à l'espace Saint-Jean à Melun. Elle regroupe une sélection d'oeuvres de 21 céramistes contemporains de La Borne. J'ai eu la chance d'être invité au vernissage. Bien entendu, j'y suis allé avec mon coolpix.
Avant de vous présenter mon échantillon de l'exposition je me dois de vous avertir :
- jamais une photo ne rendra la merveille de couleur et de texture ainsi que l'infinité de détails qui font le bonheur des yeux pour certaines pièces; dans la mesure du possible, si vous aimez, suivez ces lieux de création (il y en a dans toute la France), et ne loupez aucune expo
- si vous cliquez sur une photo vous pouvez la voir plus grande
- les photos sont imparfaites pour plusieurs raisons : défaut d'éclairage, vétusté de mon appareil, pas de possibilité de déplacer les pièces, et enfin terrible amateurisme du photographe.
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Tout d'abord, un plat en grés brut piqué de clous, et sur certains d'entre eux ont été fixés de petits objets émaillés: boutons, champignons, petits légumes ...
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Par terre, au milieu de la salle d'expo, ce jeu de quille; la boule représente une tête, la plus haute pièce fait plus d'un mètre
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Superbes pièces avec jeux d'émaux et effets obtenus par la cuisson au bois
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Gros galet aux effets de prise de lumière saisissants; à droite, lorsque vous retournez la pièce, vous obtenez une superbe musique cristalline (j'ai essayé en retournant la photo, ça ne fonctionne pas, ne touchez pas à votre écran, c'est inutile)
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Encore des jeux de lumière obtenus avec les gravures sur terre
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La pièce la plus chère de l'expo : 2 700 €, elle fait 50 à 60 centimètres de haut
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sans flash et avec flash, dans les deux cas, résultat injuste vis à vis de la beauté de cette sculpture, elle s'appelle Olivia
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J'ai beaucoup aimé ce chien que j'aurais très bien vu dans mon jardin (mais bon, 1 500 € tout de même)
Théières, du même artiste
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Terre émaillée et bois flotté c'est un mariage qui, à défaut d'être original, donne souvent de magnifiques pièces
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Jeux d'émaux avec cuisson de type raku certainement
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Beaucoup de succès auprès des visiteurs de cet ensemble d'oeuvres; pour ma part, j'ai préféré la tortue
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J'ai adoré cette grande et lourde coupe
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J'aime beaucoup aussi ce contraste de partie parfaitement lisse sortant de sa gangue
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9 cadres représentant les différentes versions d'un même motif (une oeuvre warholienne ?)
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Celle-ci est intitulée : la famille
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J'ai tellement été captivé par cette exposition que lorsque je suis ressorti, les boissons prévues pour le vernissage avait disparu et que pratiquement tout le monde était parti. J'en ai profité pour demander à la personne qui distribuait les brochures et prenait les commandes si je pouvais prendre des photos, ce qu'elle a gentiment accepté.
Pour vous donner une idée, les prix s'étagent de 50 (un pichet) à 2 700 euros. Certains prix ne m'ont vraiment pas paru exagérés.
Lors de vos pérégrinations si vous passez par La Borne, je pense franchement qu'un détour est mérité.
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Je ne vous ai pas indiqué les différents noms des artistes céramistes, mais si vous allez faire un tour sur leurs sites respectifs, je pense que vous retrouverez quoi appartient à qui.
Toute mon admiration aux exposants de Melun :Eric Astoul, Jean-Luc Belleville, Françoise Blain, Agnès Chapelet, Isabelle Coeur, Nicole Crestou, Dalloun, Daniel Didier, Pep Gomez, Claudie Guillaume, Jean Guillaume, Brigitte Labb, Christine Limosino-Favretto, Jean Linard, Machiko, Elisabeth Meunier, Isabelle Pammachius, Françoise Quiney, Maya Rousseau, Nicolas Rousseau et David Whitehead, ainsi qu'aux autres hôtes de La Borne.
17 juin 2007
Raku de juin
Tant qu'on n'y a pas été confronté, on ne se rend pas compte des problèmes que peut poser la tendance actuelle de l'arrêt de la cigarette !
Hier, dans notre petite communauté de tritureurs de glaise, nous avons brutalement été confronté à un cas critique.
Jugez-en plutôt : comme à chaque cérémonie de raku, nous sommes arrivés de bon matin pour tout préparer.
- Pour le descriptif du cérémonial, je vous renvoie à un précédent billet. -
Bref, nous avons sorti tout le matériel : le four, les bassines à eau, les seaux à sciure, les pinces, les tisonniers, les gants, les masques, la table, la paille de fer et les scotche-brite et avons disposé le tout , le temps se faisant menaçant, à quelques dizaines de mètres de l'atelier, sous un préau. Lorsqu'il s'est agit d'allumer le four (à gaz), nous nous sommes aperçu que la totalité des membres de notre auguste assemblée ayant délaissée l'herbe à Nicot, aucun d'entre nous n'était doté du moindre briquet ni même de la plus petite allumette. Quelques courageux aventuriers ayant assisté aux émissions de Koh-Lanta lors de la dernière saison, partirent à la recherche de bois sec et de silex. Mais il faut bien dire qu'à notre époque de chasse au désordre et de guerre aux détritus, cette initiative était vouée à l'échec dans notre petit coin de banlieue aseptisé par les petits hommes verts de la commune.
L'un d'entre nous décida de tenter une expérience à l'aide de l'allume-cigare de son véhicule.
Peine perdue, la faiblesse de la chaleur émise par cette petite résistance ne suffisait pas à enflammer notre petit bout de papier. Nos sommes donc aller chercher de quoi rendre le papier un petit peu plus inflammable. Quelques effluves de parfum alcoolisé plus tard ...
... nous nous sommes rendu compte que toutes ces tentatives se solderaient par des échecs tant que nous ne trouverions pas un mode d'allumage digne des pauvres handicapés du progrès que nous étions tous.
C'est alors que Chantal, seule consommatrice de goudron restante nous sauva la mise; elle avait été cherché un briquet qu'elle exhiba fièrement sous notre nez avec un sourire de revanche qui signifiait :
- Alors, on en a tout de même besoin des derniers toxicos !
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Quelques pièces proposées à la cuisson
Le premier four ...
Quelques résultats :


























































































































































































































































































































































































