Abracadablog

On croit qu'on est des poussières dans l'univers, on n'est que des mecs au bistrot.

29 juillet 2006

Paris >>> Montréal

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Peut-être pas pour vous, mais certains me comprendront, cette photo est un petit exploit; il s'agissait de caser dans ces deux valises et ces deux sacs "cabine" la totalité des rechanges nécessaires à un couple avec enfant pour subsister dans une contrée dont on savait que la température pouvait varier fortement et que des précipitations étaient prévisibles. Devaient également être prévus un ou deux sacs pour d'éventuels cadeaux ou souvenirs de retour ainsi que pour les achats "free shop".

Nous voici donc partis pour CDG où Air France mettait à notre disposition, ainsi qu'à celle de 300 autres personnes, un Boeing qui nous mènerait à Montréal en environ 8 heures. Grâce à la possibilité offerte par le petit écran installé au sommet du siège situé devant moi, j'ai personnellement voyagé avec Harrisson Ford, Nathalie Portmann et Clovis Cornillac, tout en dégustant mes raviolis au saumon à la florentine.

A l'arrivée , nous avons pris possession de la voiture de location (220 bornes au compteur), une Ford Taurus climatisée à boîte automatique. Un véhicule trés confortable, juste deux lettres à connaître: R, marche arrière et D, marche avant; il était également pourvu d'un régulateur de vitesse ce qui fait que la plus grande difficulté dans ce style de voiture est d'arriver à passer la demi-heure sans qu'une douce somnolence vous envahisse, car il faut en effet utiliser le volant de temps à autre.

La première nuit avait été réservée dans un motel assez quelconque de Laval (une banlieue de Montréal), ce qui fait que, installation effectuée, nous sommes allé passer notre première soirée dans la grande ville.

C'était le soir de la victoire de l'Italie sur la France en coupe du monde de foot et la communauté italienne est assez importante là-bas.


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Les Français, séparés de leurs protagonistes par la police, essayaient d'exister

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Pour fêter cela et ne pas faire de jaloux nous sommes allés nous sustenter dans un restaurant grec avant de regagner nos palindromiques pénates.

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28 juillet 2006

Montréal >>> Champlain

Aprés une nuit réparatrice, nous avons pris l'autoroute pour le premier point fort de notre voyage. Il est à noter qu'au Québec il n'y pas, sur les autoroutes, qu'une vitesse maxi, 100 km/h, mais également une vitesse mini, 60 km/h.

 

Je parle du premier point fort du voyage car ce qui a fortement influencé ma décision pour la destination de ce voyage était la rencontre de gens avec qui je discute par forums et MPs interposés depuis parfois plusieurs années et particulièrement celle de mon amie Diane.

Diane habite une charmante petite ville, Champlain, situé non loin de Trois-Rivières, presque à mi-chemin entre Montréal et Québec. C'est une ville qui comporte une rue principale bordée de jolies maisons comme celle-ci

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avec une église

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et qui s'étend doucement, par une série de chemins, jusqu'au bord du Saint-Laurent. Et c'est au bord de ce large fleuve que Diane habite, avec son chum Denis, une maison pleine de charme et de chats. Ceux qui ne connaissent Diane que virtuellement n'ont qu'une partie du personnage, la partie enflammée, réactive, passionnée, généreuse; lorsqu'on la rencontre "en vrai", on fait connaissance avec l'autre partie, douce, gentille, attentionnée, à l'écoute de ce que vous dites et attentive à satisfaire le moindre de vos besoins. Cette femme aux yeux bleus pétillants de malice est un bienfait de la nature.

 

C'est autour d'une limonade fraîche et désaltérante de sa composition que nous avons "jasé" agréablement

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au-dessus d'un fleuve majestueux et calme avant de faire honneur au fantastique brunch que notre hotesse avait composé :

Feuilletés de magrets de canard
Rouleaux impériaux aux légumes
Ramequins de pâtés au poulet et légumes gratinés en pâte
Jambons glacés à l'érable
Crostinis
Tapenade
Pain aux olives
Feuilles de vigne farcies sauce crêmeuse à l'ail sur salade de coeur de palmier
Artichaud vinaigrette
Olives noires kalamata
Champignons épicés
Poivrons sauce marinée
Salade de brocolis et amandes
Divers fromages avec pain aux noix
Tire d'érable
Tarte aux abricots et bleuets en pâte d'amande (sans oeuf)

Succulent !

Nos hôtes avaient ensuite programmé une visite au musée des Abénakis, de l'autre côté du Saint-Laurent, à Odanak. Les Abénakis sont des Amérindiens, ils sont encore environ 1800 à Odanak et 220 à Wôlinak. Voici quelques images de leur musée


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Ils sont également producteurs d'oeuvres d'art

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de vêtements et d'artisanat.

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Diane m'a expliqué que c'est par l'intermédiaire d'ateliers de production que se font parfois les "repêchages" d'enfants en difficulté.

A l'extérieur du musée, dans le parc qui l'entoure :

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trés influencé par Koh-Lanta

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Puis nous avons terminé la journée à Trois-Rivières dans un Smoked Meat, je laisse la parole à Diane :

"Avant l'invention des systèmes de réfrigération on conservait la viande en la salant. On la plongeait dans une saumure à base de sel de sucre, d'eau, d'herbes et d'épices. L'expérience du smoked meat se vit dans un décor échappant aux normes du design. Le service est rapide et la viande de qualité. On y croise aussi bien la faune locale que le touriste curieux"

Dans l'assiette, ça ressemble à ça :


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C'est pas mauvais mais il faut avoir faim parce que c'est copieux et bourratif. A cette occasion, Denis m'a fait découvrir la bière d'épinette, une bière très désaltérante et sans alcool tirée d'un résineux local, l'épinette noire. Ici ils arrivent même à produire de la bière de bouleau.

Superbe journée pleine d'émotions et de découvertes.


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27 juillet 2006

Champlain >>> Québec

Le lendemain, après un super petit déjeuner chez Diane, nous avons repris la route vers Québec. Sur les conseils de Diane, et vu le faible kilométrage qui nous séparait de Québec, nous avons privilégié la nationale à l'autoroute. C'est le chemin du Roy qui longe le Saint-Laurent.

On traverse de petits villages tout propres aux maisons de bois avec auvents posées sur d'impeccables jardins fleuris avec des pelouses qui feraient pâlir d'envie plus d'un jardinier chez nous. Elles sont tondues trés souvent et bénéficient en ce moment de journées trés ensoleillées et de petits orages d'un quart d'heure/20 minutes en fin d'aprés-midi, bref, le temps idéal pour qui aime se promener sur sa tondeuse auto-tractée.

Sur la route, pas mal de cyclo-tourisme et d'endroits de cueillettes de fraises et de framboises. Quelques hangars aux silos impressionnants ponctuent le paysage.

A Québec, la divine surprise, c'est l'hôtel. Il est situé juste à côté du centre-ville et c'est une auberge branché "commerce équitable". C'est la seule dont le prix de la nuit comprend le petit déjeuner et celui-ci est confectionné avec des produits issus du commerce équitable. La chambre 206 est la nôtre et on a l'impression de coucher dans une pièce de musée. La salle de bain est pourvue d'un jacuzzi et, au contraire de tous nos autres lieux de repos, dans le tiroir de la table de nuit, au lieu de trouver l'omniprésente bible, on a droit aux règles et à la philosophie du commerce équitable. De plus, ce qui ne gâte rien, le personnel est aimable, décontracté et souriant.


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Nous resterons ici deux soirs.

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26 juillet 2006

Québec, le canyon Sainte-Anne

Il s'agit d'une attraction géologique qui se trouve au nord de Québec, exactement à Saint-Joachim. Le roc date de 900 millions d'années. Il y a trois ponts suspendus, dont 1 à 60 mètres de hauteur. La chute d'eau dévale à grand refort d'écume et de tourbillon une faille de 75 mètres de haut (15 mètres de plus que les chutes du Niagara). Cette eau vient d'une trentaine de lacs des Laurentides et sa couleur brune est due aux acides présents dans le sol (fer & manganèse).

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Vous entendez ce bouillonnement !

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Là on arrive dans une partie calme impressionnante par rapport à la fureur de la chute qui érode une roche pourtant dure d'un millimètre par an.

C'est la "marmite" du canyon; les soirs de pleine lune, des géants viennent faire cuire leur soupe en la brassant avec de gros arbres. Ne souriez pas, eux aussi aiment bien lmes légendes, comme nous avec la réduction de la fracture sociale, par exemple.


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Parmi les essences d'arbres qui bordent le sentier et les escaliers qui permettent d'aller de l'origine de la chute jusqu'à son aboutissement, on trouve la "pruche" dont je n'avais jamais entendu parler, l'épinette noire à partir de la sève duquel vous savez maintenant (si vous avez suivi) qu'on peut obtenir de la bière.

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25 juillet 2006

Québec, le village Huron

Toujours au nord de Québec, à une quinzaine de km, on arrive à Wendake, le village Huron. On est ici dans une réserve, mais les rues ressemblent à n'importe quel village québécois. Cette réserve a un statut de nation ; son drapeau représente un castor, des raquettes et un canot. Un grand chef est élu au suffrage universel et 6 autres chefs sont chargés de faire fonctionner cette société qui a son école et sa propre police.

Pour les touristes, un village huron a été reconstitué et des explications sont obligeamment fournies aux curieux comme nous.

Les Hurons étaient des sédentaires. Ils n'avaient donc pas de tipis et vivaient dans une bâtisse appelée "maison longue".


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De chaque côté on trouvait des lits.

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A l'étage on rangeait la marchandise.

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Dans chaque maison, le nombre de familles était déterminé par le nombre de feux. Ici, il y avait 3 feux, y vivaient donc 3 familles. Les feux étaient allumés jour et nuit. La société était de type matriarcal et la mère du clan était généralement la plus vieille. Ils vivaient de chasse, de pêche et de plantations.

La jeune fille choisissait son mari dans un autre clan; il y avait une période d'essai d'un mois. L'homme offrait des cadeaux à la femme qui les conservait que l'essai soit concluant ou pas. L'union n'était scellée que lorsqu'il y avait une descendance.

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Ci-dessus un séchoir. La truite ou le saumon était deshydraté au soleil et broyé en poudre.

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Le poisson pouvait également être fumé (1 à 2 heures) ainsi que la viande (3 heures) dans un fumoir en écorce de cèdre gorgé de sève. La nourriture pouvait ainsi être conservée plusieurs mois.

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Les hurons avaient également des huttes de sudation dans laquelle ils se mettaient en position foetale. Auparavant, il fallait jeûner 24 ou 48 heures et l'on s'installait pour 1 heure à 1 heure et demi pour se purifier mais également à chaque prise de décision importante. les plantes brûlées étaient de la sauge, du tabac, du cèdre bleu et du foin de marécage.

 

Les Hurons avaient trois sortes de chamanes: les guérisseurs, les psychologues, et les plus puissants, ceux qui communiquaient avec les forces surnaturelles.

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Des masques étaient fabriqués qui ne devaient pas ressembler aux humains, d'où le côté grotesque des visages. Ils étaient taillés sur l'arbre même. Si l'arbre survivait, on découpait alors le masque qui était peint en rouge ou noir, couleurs symboliques.

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Le totem (mot qui signifie "bois qui parle") comportait généralement une représentation de tortue, d'ours et de renard et était surmonté d'un aigle pour servir de messager.

 

Les moyens de transports étaient des canots personnels en écorce de bouleau et de cèdre blanc liés avec de la racine d'épinette. les épissures étaient colmatées avec de la graisse d'ours. Il existait deux sortes de raquettes pour l'hiver, les raquettes de chasse, rondes, qui ressemblaient à des pattes d'ours et les raquettes ordinaires avec une queue. Les lanières étaient en peau d'orignal huilée à l'huile de tournesol.



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C'est "l'arbre" des dirigeants hurons. Une loi de 1876, concernant tous les Indiens leur donne le droit de vendre leur production en dehors de toute taxe, mais, en contrepartie, ils ne sont pas les propriétaires de leurs lieux de vie, juste des occupants.

En 1640, les hurons étaient 25000; à la suite de guerres, d'épidémies, des invasions successives des Français puis des Anglais, et enfin des missionnaires, dix ans après ils n'étaient plus que 300 (en 1650 donc).

Enfin, pour finir, rien à voir avec les Hurons, mais c'est intéressant de le mentionner, voici un Inukshuk

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C'est un homme de pierre construit par les Inuits; les bras indiquent une direction bien précise et, s'il y a des bois sur la tête, c'est qu'il y a de la nourriture stockée au pied.

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24 juillet 2006

Québec, la Chute Montmorency

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Ci-dessus un "panoramique" du parc de la Chute-Montmorency.

Avant de déboucher sur le Saint Laurent, la rivière Montmorency subit une dénivellation de 83 mètres, soit une trentaine de mètres de plus que les chutes du Niagara (encore !). Le site est bien exploité touristiquement parlant. Il y a un téléphérique qui permet de descendre des parkings jusqu'au pied de la chute. Un petit sentier fait le tour de la pièce d'eau et mène au bas d'un escalier de près de 500 marches qui permet, à travers les embruns de remonter sur le pont qui enjambe la chute.

C'est certainement encore plus impressionnant l'hiver puisqu'elle gèle en formant un pain de sucre que l'on peut escalader.

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Concours de tee-shirt mouillé, j'ai mes chances

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23 juillet 2006

Québec, la ville

C'est la ville que j'ai préféré. Plus humaine, moins "américaine" que Montréal. dans des conditions financières acceptables, il doit faire bon y vivre.


Images en vrac

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Un totem, dans le jardin d'une église.

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C'est tout de même autre chose que nos mannequins filiformes !

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Un autre genre de muses

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on rêve ...

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Hé ! Hé ! Hé ! et pan sur le bec des anglophones

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Le chateau de Fontenac

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Terrasses, vues des ramparts près du chateau de Fontenac

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Trompe l'oeil

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C'était le festival d'été, le spectacle était dans la rue

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Un bar dans un aquarium, pourquoi pas ?

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... et la devise de la saison de fête

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22 juillet 2006

Québec >>> Saint-Félicien

C'est l'une de nos plus grandes étapes, mais, il faut bien le dire, une des plus belles routes. Quasiment pas de patelins à traverser, une route à travers la réserve faunique des Laurentides, une région de forêts et de lacs tous plus superbes les uns que les autres. De temps à autre, une maison perdue au bord d'un lac avec parfois un ponton à hydravion.
Une remarque en passant pour les futurs voyageurs, il faut bien gérer le carburant parce que des stations essence, ça ne court pas souvent dans le paysage.
La route 175, quasiment droite, longe d'abord le parc de conservation Jacques Cartier puis gravit les monts Camille Pouliot, Louis-Hémon et enfin L.A.Richard; là, on l'abandonne pour la 169 qui se dirige vers le bout le plus proche de cette petite mer qu'est le lac Saint Jean; il suffit de suivre cette route jusqu'à notre destination : Saint Félicien.

Difficile de se perdre au Québec, il suffit d'avoir toujours en tête les quatre points cardinaux, le reste n'est qu'une question de n° de route. Et finalement, c'est tant mieux, parce que les panneaux indicateurs ne font pas flores et ne sont pas toujours bien clairs.

Nous allons donc faire le tour du lac en commençant par la côte ouest. Ce lac est bordé, tout au long de ses côtes, par une piste cyclable qui fait plus de 250 km. Ca doit vraiment être l'idéal, pour les sportifs, pour apprécier particulièrement ces paysages; d'ailleurs nous croiserons souvent des cyclotouristes.

Saint félicien, une destination à laquelle Alexandre et Cyril tenaient particulièrement à cause de la présence du zoo. Les zoos, on est pour ou contre, les points de vue s'opposent et se défendent. Je n'y suis pas particulièrement favorable. Là, il se trouve, autant qu'on puisse en juger, que les animaux ne soint pas trop malheureux bien qu'il soit triste de constater que des ours, des cougars ou des lynx soient dépendant des hommes pour leur nourriture. Au moins l'espace semble là et des micro régions ont été créées pour garder les animaux dans leur habitat (prairie, forêt boréale, marais ou montagne).

La partie la plus importante et, il faut bien le dire, la plus intéressante se fait dans un petit train grillagé; cela nous donne l'impression que ceux qui sont en cage, c'est plutôt nous. Dans le reste, nous circulons sur des passerelles qui laissent les animaux hors de notre portée, et vice-versa.

Quelques photos :

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Un chien de prairie, pas facile à obtenir celle-là, alors que les autres animaux semblent poser

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Cyril qui a un appareil photo plus performant et qui sait bien s'en servir mettra une centaine de photos sur son blog MSN, je vous avertirai dés que le plaisir d'exposer ses photos deviendra une priorité.

Les balades sont complétées par trois beaux documentaires. Le premier, assez court, joue avec les procédés dont le nom m'échappe maintenant , mais qui vous donnent l'impression que l'air vient vous caresser le visage et qu'un serpent vient de se glisser entre vos chevilles. Il y a également un documentaire passionnant sur la forêt boréale, qui a ses propres caractéristiques; quelques détails ici, si cela vous intéresse, et enfin un documentaire bateau sur les ours déjà vu 100 fois pour ceux qui ont la chance d'accéder à Planète ou Odyssée.

Après cette journée de marche et un petit séjour délassant dans le spa et la piscine, une petite balade dans le patelin s'est avérée trés enrichissante. j'ai appris à cette occasion ce qu'était la "danse en ligne". Dans la soirée, en sortant du Mike's qui nous avait servi un repas relativement honorable, nous nous sommes arrêtés sur la place du village. On y avait installé un plancher et un disk jokey pourvu d'un PC faisait danser la population. Les airs et musiques sont classiques; il s'agit de rumbas, de charlestons, de marches, de rocks et d'autres rythmes, mais la particularité c'est qu'ils sont dansés en ligne, côte à côte, sur plusieurs rangées, comme le Madison (pour les plus croûlants d'entre vous). Ca fait sourire au départ, puis on s'aperçoit que c'est assez joli, que les pas sont élaborés, la chorégraphie pas si primaire que cela, et, peu à peu, on sent ses jambes battre le rythme et seule la pluie naissante nous a empêché de nous retrouver sur ce plancher.

Aux manettes, un certain Gilles Potvin (prononcez pote'vin).
A ce propos une remarque, la famille Potvin a annexé la quasi totalité du périmètre du lac Saint-Jean. On en a retrouvé partout, Germain Potvin, marchand de pneus, Albert Potvin, animateur de jeu télévisé, Athanase Potvin, scaphandrier, Sylvie Potvin, serveuse, Aristide Potvin, surnommé "j'aime la danse" à cause de son pied bot, Alain Potvin, policier municipal, Stéphanie Potvin, réceptionniste à notre hôtel, le potvin de Potvin & Bouchard gérants de supermarchés et d'autres encore dont le prénom et la fonction m'échappent.

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21 juillet 2006

Saint-Félicien >>> Chicoutimi

Nous continuons notre tour du lac dans la direction de Chicoutimi.

Encore des paysages à rêver lorsque la route longe le parc de conservation de la Pointe-Taillon.

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Nous croisons pas mal de bikers

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Des caravanes remorquant des voitures

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Et d'énormes camions de bois, enfin dont les gigantesques remorques sont emplies de troncs d'arbre. Je vous ai pris quelques photos d'une scierie, mais nous étions au bord de la route et nous n'avons pas pu nous arrêter trop longtemps


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Il ne s'agit pas de sable, mais de sciure de bois

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Voilà, il s'agissait d'une scierie de la région de Saint Fulgence dont la raison sociale était P.S.F, F pour Fulgence, S pour Scierie ou Saint et P ... Potvin, certainement.

Le lac Résimond, le lac Laurent, le lac Saint-Germain, encore une série qui semble sortir des paysages des grands films américains. Dehors la chaleur est étouffante, mais la voiture est bien climatisée, une musique cool sort des haut-parleurs entrecoupée par les pubs locales (le sirop Potvin, entre autres), on se remplit les yeux du vert intense des sapins, du bleu nuit des lacs et des moutonnements d'argent de la rivière Sainte-Marguerite. Le côté de la route est parfois défigurée par un éboulement qui donne une idée de la violence que peuvent atteindre certains orages ici. Nous avons été obligés de nous garer une fois tellement la chute de pluie était violente, mais ça ne dure pas. Certaines routes, déjà touchées par la fonte des neiges sont cependant fortement esquintées.

Lors de notre séjour à Chicoutimi, nous avons passé la journée dans un magnifique paysage, un petit patelin appelé Sainte-Rose du Nord situé dans le parc de Saguenay

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Quelques vues de Chicoutimi dont la rue principale, la rue Racine n'est vivante que le soir (au moins pendant les vacances de juillet)

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La rue Racine

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Un petit marché sympathique

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Où je vais ?

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20 juillet 2006

Chicoutimi >>> Les Escoumins

Le 9 septembre 2003 un cachalot s'est échoué en Gaspésie. Il avait une longueur totale de 13m50 et sa tête mesurait précisément 4m37. L'animal a été dépecé et les os, nettoyés et blanchis ont été entreposés au Centre d'Interprétation des Mammifères Marins à Tadoussac.

Sur la route de Chicoutimi aux Escoumins, nous avons donc fait étape dans cete petite ville qui doit tout aux baleines et à l'implantation dans ces lieux du Groupe de Recherche et d'Education sur les Mammifères Marins. Ceux-ci font un travail assez remarquable d'explication et en versant l'obole qui me permettait d'entrer dans ce qu'on pourrait appeler le musée de la baleine, c'est la première fois que j'ai eu l'impression que mon argent servirait à quelque chose.

Revenons donc à notre cachalot du début, le voici

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et entrons dans le centre d'interprétation

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Un petit arrêt sur le bélouga; c'est le régional de l'étape. C'est un cétacé et donc un mammifère, il ne pond pas d'oeufs et la femelle ne porte qu'un petit à la fois. Le caviar appelé bélouga provient en fait de l'esturgeon blanc.
Le bélouga ne se trouve donc que dans l'embouchure du Saint-Laurent; c'est un splendide animal tout blanc. On estime à 10 % la population tuée par une collision avec un bateau. Hélas, le touriste est un mal nécessaire car c'est avec son argent que le groupe poursuit ses recherches sur ces magnifiques cétacés.

Pourquoi peut-on les voir ? tout simplement parce que la baleine est obligée de revenir à la surface pour respirer. Bizarrement, proportionnellement les poumons des baleines ne sont pas plus gros que les nôtres, mais à chaque respiration 90 % de l'air du poumon est renouvelé contre 15 % pour nous.
Le béluga refait surface toutes les 15 à 20 minutes, le rorqual toutes les 30 minutes et le cachalot toutes les heures et demi (son record est de 2 heures 18), pour comparaison, le record humain de l'apnée est de 5 minutes 24.



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Voici des fanons de la baleine boréale

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C'est l'espèce qui a les plus grands fanons. Au 19ème siècle, début du 20ème on chassait les baleines pour leurs fanons souples et résistants qu'on transformait en baleines de parapluie ou de corset, en suspension de carosse, en peigne ou en blaireau. La baleine engouffre un banc de proies et une énorme quantité d'eau. Lorsqu'elle referme la bouche, l'eau est expulsée et les fanons qui tapissent la machoire supérieure servent de tamis.

Voici la photo que rêve de faire le touriste lambda


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Nous avons décidés d'aller jusqu'aux Escoumins pour faire l'inévitable "excursion baleine".

Vers la fin du 15ème siècle, des pêcheurs basques fondèrent, à une quinzaine de km du Tadoussac d'aujourd'hui, une petite communauté qu'ils appelèrent l'"esquemin"; aujourd'hui connue sous le nom d'Escoumins, cette petite localité et un des lieux privilégiés pour observer les baleines et les mammifères marins.


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La marée est trés importante sur le Saint-Laurent et, à marée basse, on peut faire des photos sympathiques

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L'industrie forestière liée aux Escoumins empêcha le saumon de remonter les eaux jusqu'au moment où les citoyens de l'endroit et les compagnies exploitantes des ressources naturelles prirent conscience de sa disparition. Lors de la reconstruction du barrage en 1968, l'association fit construire une première passe migratoire. Mais à cause du flottage du bois, la réintroduction du saumon est interrompue en 1972. Cinq ans plus tard, les opérations forestières cessent et un comité d'action et d'aménagement de la rivière à saumons des Escoumins reprend le programme de réintroduction et reconstruit deux passes migratoires.


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Au début nous avions envisagé d'aller voir les baleines en Zodiac. Ca nous obligeait à un harnachement spectaculaire avec une température avoisinant les 35 degrés


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De plus, sur un petit bateau, nous ne pourrions pas bouger et prendre facilement des photos. Coup de chance, le zodiac qui devait nous emmener est tombé en panne . Nous nous sommes rabattu sur un bateau  plus important, certes, mais beaucoup plus maniable que les bateaux à touristes habituels


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Le capitaine était sympa

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et nous avons pu, sinon obtenir des photos inoubliables, faire provision d'images que nous ne sommes pas prêt de revoir

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et nous avons loupé trois beaux bélugas qui, dés qu'ils se sont aperçus que nous n'étions pas capables de les photographier, se sont livrés sous nos yeux à une véritable parade.

C'est assez joueur, le cétacé.


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Je termine ce billet par une assez jolie collection de bois flottés

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