29 juillet 2007
Ville-étape aller : Angoulème
Pourquoi Angoulême ?
Parce que c'était grosso modo aux deux tiers du chemin et puis j'avais envie de voir les fameuses façades dessinées de la capitale de la BD.







Allégorie représentant la bande dessinée.
Détails ci-dessous :

1ère vignette : l'auteur et sa muse - 2ème vignette : l'éditeur qui se demande comment financer
27 juillet 2007
Abracadablog en Pays Basque
... Enfin, en Pays Basque, il faut le dire vite. En fait nous n'avons quasiment pas quitté la côte basque limitant ainsi notre parcours au Labourd (côté français) et à la Guipùzcoa (côté espagnol) avec quelques incursions à l'intérieur des terres.
C'est une côte sauvage où il est peu facile de se baigner et qui est la patrie des surfeurs que nous verront évoluer pratiquement tous les jours, quel que soit le temps.
C'est vraiment ici la patrie du surfage universel.
Les parkings qui introduisent aux plages sont parsemés de camionnettes, de petits mobil-homes, voire de voitures particulières servant de cantine et de dortoir pour les surfeurs qui attaquent les vagues dés l'aube pour les abandonner au soleil couchant.
Généralement, une plage ressemble à ça :
Petit vocabulaire de base du surf :
- le spot indique l'endroit propice à la pratique du surf, appréciable selon la houle (swell)
- le take-off (départ) s'effectue au peak, au sommet de la vague
- le tube désigne le cylindre formé par la vague, dans lequel le surfeur vient se glisser
- le roller est le virage à négocier en haut de la vague
- le off-shore est le vent d'est qui fait se redresser les vagues.
Avec mon petit coolpix au zoom limité, pas possible de vous offrir une photo, mais vous trouverez cela sur n'importe quel site dédié à cette activité.
Voici tout ce que j'ai pu saisir :
En effet, le surf a ses règles et son éthique, et tout surfeur dérogeant à cette éthique est pendu à l'arbre qui borde son logis provisoire; il désèche là, boulotté par les mouettes qui passent et lorsque son corps a entièrement disparu (l'air océanique a une fonction corrosive assez impressionnante), la combinaison est rendue à la famille qui peut également récupérer le véhicule. Oui, je sais, cette coutume peut sembler assez rude, mais sans une certaine discipline le sommet de la vague deviendrait assez vite infréquentable.
La chambre d'amour
Quelques mots sur notre point de chute basque, il s'agit d'un hôtel VVF situé sur la plage "La Chambre d'Amour", dernière d'une série qui compose le littoral d'Anglet (prononcez Anglett').
Anglet est une ville essentiellement vouée au tourisme qui sépare Biarritz la snob de Bayonne la populaire. Ces trois villes sont imbriquées et seule la différence des types d'habitations permet de déterminer que l'on est passé de l'une à l'autre.
Pour repérer son chemin à Anglet, il faut 3 choses : un plan, une boussole et un pifomètre.
- Le plan va vous prouver qu'Anglet est un véritable labyrinthe de rues parmi lesquelles il est très facile de perdre tout sens de l'orientation.
- La boussole parce que c'est généralement un très joli objet, mais qui ne vous servira à rien ici où l'on se demande parfois si le nord est bien à l'opposé du sud.
- Il vous reste le pifomètre qui devra déceler les effluves qui viennent de l'océan vous permettant de repérer l'ensemble de plages dont la dernière est "La chambre d'Amour".
Pourquoi la chambre d'amour ? Parce qu'il y a quelques temps, un Capulet et une Montaigu régionaux filaient le parfait amour dans une grotte de cette côte. Un jour, une marée un peu plus importante que les autres les maria dans une noyade d'amour pour le meilleur, leur évitant ainsi peut-être de connaître le pire.
L'hôtel, nous indiquait le bon de réservation, était situé dans un quartier appelé "les cinq cantons". Après quelques kilomètres de circonvolutions citadines nous sommes tombés sur un rond-point qui indiquait Anglet, les 5 cantons. Au rond-point suivant, puis à celui d'après, l'indication avait disparue. En bons banlieusards nous nous sommes donc dit que sans indication, il fallait poursuivre la même route. Erreur. Nous avons alors trouvé un panneau Anglet Océan qui nous a rassuré jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que la direction opposée indiquait Anglet Plages. Donc, à Anglet, l'océan et les plages n'étaient pas au même endroit !
En fin de compte, par tâtonnements et en évitant d'utiliser la logique, nous sommes arrivés à bon port.
Anglet, la jetée
C'est une des choses que j'ai préféré lors de ces vacances. Cette splendide jetée de près de cinq kilomètres que j'ai parcouru près de 7 ou 8 fois dans des conditions de temps toujours différentes et toujours avec le même plaisir qui élasticitait mes pas, emplissait mes poumons (et mes verres de lunettes) d'embruns et me faisait aimer la vie toujours remuante de cet océan.
Je vous décris : une promenade donc avec de petits dénivelés pour éviter de monotoniser la balade; d'un côté, l'océan et ses onze plages séparées par des digues artificielles rendues indispensables par les colères de l'eau et de ses marées pourtant peu importantes; de l'autre côté un golf, des espaces verts éloignant les parkings et quelques maisons par ci par là.
A quoi reconnaît-on une plage ici ? A sa chaise à CRS/sauveteur, à sa bodega à paninis hors de prix et à son école de surf; j'exagère à peine, onze plages et au moins 9 ensembles "chaise de sauveteur/bodega/école de surf".
La population de cette jetée ? un peu de tout et de tous âges. Les plus nombreux et quasiment toute la journée, des jogueurs, certains même avec sacs à dos et poignées de force, faut souffrir quand on veut être beau ou belle (avec les poignées de force, c'était une donzelle); des rolleurs, des marcheurs "vite", des familles trimbalant progéniture, des mémères à chiens ou des chiens promenant pépère, des personnels administratifs (nettoyeurs, surveillants, réparateurs divers), quelques cyclistes (interdits, mais bon ...) et quelques "nez-au-vent" comme moi.
Aller, je vous emmène
Tout d'abord, je vous présente l'homme rendu indispensable par l'incivilité de certains de nos contemporains : le décrotteur :
un grand merci à lui, on lui doit la virginité de nos espadrilles flambant neuves
Quelques "baladants"
On se promène en famille
... ou seuls
Un soir la pluie est tombée en trombes. Le matin, j'ai trouvé cet espèce de canyon creusé dans la plage, il sortait d'une porte qui s'ouvrait sous la jetée et se dirigeait vers l'océan; étant donné la profondeur du sillon creusé, le rejet avait du être important.
La jetée, c'était aussi les huit digues aux rochers impressionnants

La solitude du sauveteur devant la plage déserte ...

... mais parfois, c'était l'affluence

A l'extrémité, au bout de la plage de la Barre, c'est l'embouchure de l'Adour ...

... les pieds des piliers sont souvent habités

Voilà, c'était la jetée le jour ...

... mais nous la fréquentions aussi le soir ...

... elle s'animait aussi, d'une manière différente.
Anglet, la biennale d'art contemporain
J'ai essayé de trouver une définition de ce qu'on appelle "art contemporain", et tout ce que j'ai pu dégoter, c'est ce site.
En matière d'arts en tout genre notre séjour sur la côte basque a été très riche et ça a, pour une bonne part, contribué au côté agréable de ces vacances pas toujours favorisées du point de vue météorologique. Ca a commencé à Anglet même. Dans le cadre de la 2ème biennale d'art contemporain, du 7 juillet au 31 août, sculptures, installations, objets divers ont été "posés" tout au long de la série de plage qui forme le côté océanique d'Anglet. Treize oeuvres installées le long des quatre kilomètres et demi de jetée ont agrémenté mon goût de la promenade. J'ai évidemment diversement apprécié ce qui était proposé; je n'y connaît rien en art et ne me fie qu'à mon ressenti. Certains travaux m'ont fait sourire, d'autres m'ont fait rêver, mais aucun ne m'a laissé indifférent. En cette matière, je privilégie l'humour et la poésie et rejette l'emphase et le pompeux.
A partir de la plage de la chambre d'amour jusqu'à la plage de la Barre, voici ce qui nous était offert et ce qui m'a permis de développer un certain art de la promenade.
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Serge Provost né en 1966 en Dordogne, vit et travaille à Saint-Vincent-de-Paul
D'abord prendre les limites de l'Océan Atlantique pour dessiner une forme. Ensuite se servir de cette forme plate en trois dimensions pour un faire une table orientée comme l'Océan devant elle. A cette table, fixée au sol, rajouter une chaise, également immobilisée, et l'ensemble invite le promeneur à s'asseoir devant cette représentation du monde. Il peut maintenant l'utiliser à sa guise et selon ses envies pour rêver, lire, penser, écrire ou pique-niquer.
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Claire Forgeot, née en 1956 à Bayonne, vit et travaille à Paris
Des rochers recouverts de couleurs vives, la digue, ainsi constellée d'étranges confettis, prend un air de fête. Cette intervention c'est également une manière de secouer les habitudes de vision et de rendre cet assemblage de rochers poétique. J'avais cette vision tous les matins en ouvrant les rideaux et je n'ai jamais pu m'empêcher d'y attarder mes yeux quelques minutes.
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My Jok est une entreprise artistique issue de la collaboration de Maiana Agorrody (My, née en 1978 à Bayonne et Jokin Etcheverria (Jok, né en 1979 à Saint-Jean-de-Luz); ils vivent et travaillent à Bilbao
11 exemplaires de cette affiche sont collés sur des supports installés sur chacune des plages qui bordent la jetée. Sur l'affiche le panda ne tergiverse pas : "Arrêtons de pisser dans l'eau". Les baigneurs sont prévenus, la vigilance sera de mise. Et c'est vrai que cette affiche s'intègre parfaitement avec toutes les mises en gardes et interdictions qui fleurissent sur les plages de l'océan. Sous l'humour, mine de rien, le slogan aborde des préoccupations écologiques et des questions de vie en société.
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Tony Soulié, né en 1955 à Paris où il vit et travaille
Il suffit parfois de convoquer le nom d'une ville pour se retrouver sur un autre continent. Ainsi celui de Mirabel, une ville située au Québec, près de Montréal, avec laquelle Anglet a signé un pacte d'amitié. Ces sept lettres dressées face à l'océan invitent à un voyage immobile. Et c'est particulier pour moi qui me trouvait, quasiment un an avant jour pour jour, avec mon amie Diane à Champlain, à côté de Trois-Rivières.
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Thomas Lanfranchi, né en 1964 à Marseille, vit et travaille à Paris et en Pays Basque

Une oeuvre légère, manipulée par le vent, quelque chose qui vit. Je suis passé souvent sous cette installation de longs et solides poteaux de bambou vert auxquels étaient fixées ces "bittes" de tissus et en levant la tête j'ai toujours eu l'impression d'être emporté moi aussi par ce vent omniprésent et quasiment unidirectionnel.
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Marc Fontenelle, né en 1962 à Lille, vit et travaille à La-Frette-sur-Seine et à Bayonne
Intitulé Pet & Troll, ce monument aux monstres marins disparus ou qui disparaissent est un dispositif d'assemblage de matériaux hétérogènes et de graines de plantes grimpantes à croissance rapide. Plus que ce qu'a voulu représenter l'auteur c'est la forme d'oeuvre "vivante" qui m'a plu. Cette végétation qui évoluait à toute vitesse modifiait l'assemblage au fur et à mesure de mes passages lors de ces quinze jours. Cette installation m'a d'ailleurs permis de faire connaissance avec les étudiants en arts plastiques qui avaient comme job d'été la charge de veiller sur la totalité des installations et qui venaient régulièrement arroser celle-ci.
Ibai Hernandorena, né en 1975 à Bayonne, vit et travaille à Anglet
Cet objet hybride se situe entre la sculpture et le mobilier urbain. Beaucoup s'en serviront pour se reposer. Il a la forme d'un arbre et l'utilité d'un banc.
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Zigor, né à Aretxabaleta (Guipuzcoa), vit et travaille à Biarritz
Une forme abstraite qui symbolise une main en métal qui serre un gros galet. Pas de commentaire particulier.
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Serge Fudji, né en 1946 à Salies-de-Béarn, vit et travaille à Rébénacq
Mon oeuvre préférée : un grand cône en bois sortant du sable de la plage avec en son centre une échelle; le tout est clos comme pour un chantier en cours.
Sur le rivage, le regard est un peu comme un index pointé vers l'horizon. En face d'Anglet, de l'autre côté de l'océan, se trouve la ville d'Orchard Beach au sud de Portland, Maine, USA. Un tunnel est en chantier pour relier les deux villes. Une échelle indique son entrée. Bientôt le dialogue avec le bord invisible prendra une tournure plus tangible.
Tout dans cette oeuvre m'a plu; l'humour bien sur, la folle idée, la présentation sérieuse du chantier (avec petite baraque d'information sur les deux villes, en français et en anglais), les commentaires des gens qui s'arrêtaient d'abord éberlués par l'ampleur du projet avant de prendre conscience de la réalité. J'ai imaginé des types de présentations identiques, folles mais présentées avec le sérieux que requiert ce style d'humour.
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Alix Delmas, née en 1962 à Bayonne, vit et travaille à Paris
L'idée est de proposer la réplique du phare de Biarritz (je vous ai laissé le petit garçon pour vous donner une idée de l'échelle). De taille réduite donc et n'éclairant la nuit que la plage (plage des cavaliers), le phare d'Anglet est intime. On joue sur le même terrain que "la concurrence" mais avec humour et humilité.
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Carlos Lorente, né à Ansbach, vit et travaille à Ansbach (Bavière), ville jumelée avec Anglet depuis 1968
L'art du tag et du graph sait occuper toutes les surfaces et les enrichir. Sur les façades des blockhaus, signatures et images rapprochent les atmosphères et font apparaître une ouverture somme toute bizarre.
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Agnès Aubague, née en 1967 au Raincy, vit et travaille à Paris, Bordeaux et au Pays Basque
Un container, un numéro de téléphone. Une invitation : appelez-moi. Un répondeur vous propose de laisser un message. Vous avez la parole. Profitez-en. Ce "livre d'or téléphonique" est un droit d'expression offert au public. Vous êtes spectateur, vous pouvez devenir acteur.
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Christophe Doucet, né en 1960 à Talence, vit et travaille à Taller.
Vestige d'une ancienne estacade (*), ces piliers de pierre semblent avoir perdu toute fonctionnalité. Ils ne sont plus que des sentinelles désoeuvrées, abandonnées. Il suffit de leur annexer des formes parallélépipédiques pour qu'elles deviennent des socles improbables.
* estacade n. fém.
1. INDUSTR. Plate-forme surélevée, qui facilite le transport, l’entreposage et le chargement par gravité de matériaux ou de produits (granulaires ou pulvérulents), ou qui sert au soutènement des voies ferrées, ponts roulants, tuyaux ou autres installations.
2. TRAV. PUBL. Barrage (digue ou jetée à claire-voie) fait de palées de pieux ou de pilotis, aménagé dans un port pour en interdire l’accès, ou le long d’un cours d’eau pour canaliser un courant ou protéger des constructions hydrauliques.
3. Pont servant au franchissement de marais, de cours d’eau, de ravins, etc.
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Et voilà, fin de la promenade. J'espère que cette balade ne vous aura pas paru trop longue et que certaines de ces oeuvres (sinon toutes) auront provoqué chez vous quelque chose, une émotion, un sourire ou même un rire (chez certains, je l'entends déjà). Il est évident que les voir en reproduction, photographiées tant bien que mal ne peut que donner une idée approximative. Si vous passez dans la région, je pense que ça vaut le coup de faire un détour.
La zone "commentaires" est là plus qu'ailleurs, à votre totale disposition.
La salle des congrès
Les anciens se souvenaient avec un brin de nostalgie de l'ancien établissement de bains et de ses fameuses cabanas qui, dans les années trente, attirait une foule cosmopolite, et qui fut encore, dans les années soixante, un haut lieu balnéaire et de la pratique du surfing angloy.
La piscine n'est plus, mise à mal par les tempêtes des hivers 1973 et 1975, mais le bâtiment lui, a survécu, pour renaître aujourd'hui sous la forme d'une salle des congrès qui, bien que pas entièrement terminée, a été inaugurée le 14 juillet.
Programme alléchant: les lieux ont été investi par le public. A l'intérieur, des expositions de photos de Jacques-Henri Lartigue, photographe des années trente, et d'autres clichés d'époque, comme ceux de Joël de Rosnay (consacrés au surf des années soixante). Ils sont enrichis d'images de films d'archives (concours d'élégance, apparition se stars ...). En fin d'après-midi a eu lieu un concours d'élégance avec un défilé de voitures anciennes, puis dans la soirée, le flamenco, la salsa, la musique afro-cubaine a investi les kiosques et le promenoir encadrant un feu d'artifice auquel nous avons assisté couchés sur la plage.
Le nouveau paysage du promenoir ...

... et l'environnement vu de la terrasse de la salle des congrès

Pour les amoureux des chiffres, cette opération a nécessité l'investissement de 3 700 000 euros financés par la communauté d'agglomération (1 350 000 euros), la ville (1 350 000 euros), la région Aqitaine (500 000 euros) et le département des Pyrénées-Atlantiques (500 000 euros).
Le défilé de voitures anciennes ...
... et le concours d'élégance.
Pas beaucoup de commentaires car je n'ai pas pu prendre de notes. il y avait un monde fou et il faisait une chaleur que seul l'air océanique rendait supportable. Les voitures dataient des années 30 aux années 60 et dans certaines d'entre elles avaient pris place quelques "charmantes" habillées et coiffées par les boutiques les plus chics de la ville de Biarritz.
Il y avait un jury composé de quatre personnes parmi lesquelles une madame Lamassourre, femme ou fille du député européen local (un des centristes qui a viré sarkozyste) et, ce qui m'a bigrement étonné, mais après tout, faut bien gagner sa croûte, Jules-Edouard Moustic, de Groland (ils acceptent même les étrangers ! Banzaï !)
14 juillet, 23 heures
La forêt du Pignada
Son nom lui vient des pommes de pins, appelées localement "pignes". Elle s'étale sur 220 ha et comprend tout ce qu'il faut pour bénéficier d'un calme étonnant dans une ville si touristique (mais tout le monde est à la plage!). On peut l'arpenter à pied, à cheval ou en VTT, y pique-niquer calmement et y faire quelques photos.
Interlude
Le matin au petit déjeuner, deux mères de famille discutent de la garderie des tous-petits, l'une d'entre elles, enceinte jusqu'aux yeux :
- Moi, la mienne, la première fois elle a hurlé toute la durée de mon absence; la seconde fois, pendant la moitié de la séance , la troisième fois, elle a pleuré pendant sa première heure de présence et maintenant, elle ne dit plus rien .
... et de se rengorger fière de sa cruelle constance et de l'abnégation de sa progéniture.
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Nous étions en 1/2 pension et prenions à l'hôtel les petits déjeuners et les repas du soir. Il nous a fallu deux ou trois jours pour déterminer la place parfaite au restaurant qui comptait cinq salles; la place parfaite, c'est celle qui nous éloignait des bébés hurleurs, des dames de la soixantaine qui régalaient leurs voisins des incidences de leurs respectives ménopauses, de la table des marseillais qui faisaient profiter la salle de leur beaufitude à accent et des enfants qui prenaient un malin plaisir à dresser leurs parents.
Le moment du repas : un spectacle sociologique à ne pas louper.
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Lors d'une animation de soirée, la responsable de l'organisation, voulant arbitrer deux personnes qui manifestaient leur désaccord l'une envers l'autre déclara :
- Allons, nous allons bien finir par arriver à trouver un quiproquo !
Je suis alors intervenu discrètement, attirant ainsi un peu facilement le sourire de mes voisins de chaise :
- Ce serait en effet dommage d'en arriver au compromis.






















































