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Vue sur la ville à partir du château-fort de Guise, avec la masse imposante et briquetée du Familistère.

Le Familistère (1859 - 1888) est une expérimentation sociale d'inspiration fouriériste.

Cette audacieuse tentative de redistribution des équivalents de la richesse, conduite par Jean Baptiste André Godin est parachevée, malgré des oppositions multiples, par la création en 1880 de l'Association coopérative du capital et du travail. Les travailleurs deviennent collectivement propriétaires et gérants de l'usine et du Palais social.
Le Familistère se présente comme une oeuvre d'émancipation sociale.

Jean-Baptiste Godin, statue érigée après sa mort à l'initiative des ouvriers de l'entreprise

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Maquette du site avec l'usine Godin, les bâtiments d'habitations, les bâtiments sanitaires : piscine, buanderie, laverie, les économats, le théâtre et les jardins

Les économats (1860) : Godin prévoit "des bâtiments d'industries domestiques" en face des pavillons d'habitation. Il entend supprimer les intermédiaires commerciaux en approvisionnant directement et au meilleurs prix les Familistériens. Hygiéniste, il souhaite proposer aux habitants du palais une alimentation équilibrée et des produits de qualité.

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L'usine, toujours en activité, est aménagée sur ce terrain à partir de 1846.

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Le pavillon central du Palais Social (1864 : d'une capacité de 150 appartements), c'est l'édifice d'habitation emblématique du Palais Social.

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La verrière intérieure

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La vaste cour vitrée est le lieu de rassemblement et des fêtes de la société familistérienne

Au sol des ouies permettant l'arrivée de l'air frais et entre le bois et le verre de la verrière, des ouvertures pour l'évacuation de l'air chaud

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le résultat, une atmosphère fraîche et saine à l'interieur de la cour

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Derrière chacune de ces portes, deux appartements "traversants" de 40 m2, pouvant être regroupés en un seul en fonction du nombre d'habitants.

La maquette en coupe du bâtiment

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Les matériaux de construction : la brique omniprésente

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Intérieurs d'époque reconstitués

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Vues sur le jardin

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Les coursives

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 L'escalier, aux quatre coins

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Vues en coupe réelle du bâtiment

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La buanderie-piscine (1870)
L'économie générale du Familistère justifie que soient réunies en un même lieu à proximité de la fonderie les fonctions consommatrices d'eau chaude : lessive, bain, piscine.
Laver son linge (interdit dans les habitations pour cause d'hygiène), se laver, nager composent le programme de la buanderie-piscine, véritable atelier d'hygiène et de santé physique.
La réforme sociale commence avec la propreté, le confort, le bien-être matériel individuel et collectif.
A noter que la piscine est dotée dès l'origine d'un plancher montant qui permet de faire passer la profondeur de 1 mètre à 2m50.

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Le théâtre (1870) : lieu du divertissement, il est aussi la salle de l'enseignement supérieur du système éducatif très développé du Familistère. Il forme avec les écoles un groupe destiné à l'éducation intégrale et permanente des habitants.

Sa position, en face du pavillon central et dans l'axe de la nourricerie et du pouponnat, montre clairement qu'il est un pôle dans l'organisation de la citée.

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Le jardin d'agrément (1856)

Parcs, promenades et jardins du Familistère remplissent des fonctions esthétiques, récréatives, hygiéniques, éconimiques et éducatives. Le jardin d'agrément a été créé sur le coteau de l'Oise avant la construction du palais. Un potager éducatif est cultivé à l'entrée.

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Le résumé d'une vie dans l'Histoire

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Le premier poêle, en fonte

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panorama sur une partie de la production

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 Le familistère de Guise, une utopie réalisée