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Raaaa ! Ces pigeons, y en a partout ! Dépigeonner la capitale en branlant les oeufs des piafs, c'est la solution adoptée par la ville de Paris.

Fini, les graines empoisonnées, les captures au filet, les coups de bâton, le gazage ou les chambres de décompressions explosives. Sous la pression des défenseurs de la cause animale, le pigeon parisien bénéficie désormais d'une politique de contrôle des naissances moins brutale. La méthode ? "Douce et durable", affirme la mairie de Paris qui vient d'inaugurer son douzième pigeonnier contraceptif. Une jolie cabane en bois, montée sur pilotis, qui trône depuis deux mois dans un square du 10ème arrondissement. Le pigeon y trouve de quoi manger et surtout un petit coin pour pondre ses oeufs en toute tranquillité. Qu'il croit, le pigeon ! Mais son nid est régulièrement visité par un individu, payé par la ville pour secouer énergiquement les oeufs. Et une fois que le jaune est mélangé avec le blanc, autant vous dire que l'embryon a peu de chance de voler un jour. Maman pigeon perd donc son temps à couver un oeuf stérile.

La mairie estime à 500 le nombre de pigeons tués dans l'oeuf par an et par pigeonnier. De quoi endiguer la prolifération des colombidés qui seraient entre 50000 et 100000 dans la capitale ? Pas vraiment, reconnaît Fabienne Giboudeaux, chargée des espaces verts à la mairie de Paris. Mais, selon elle, la technique a une vertu politique essentielle : elle réconcilie les parisiens. Ceux qui ne supportent pas les pigeons ont l'impression que la ville lutte contre leurs nuisances et ceux qui les aiment qu'on ne les fait plus souffrir. Pour réussir l'omelette sans casser d'oeufs, comptez quand même 25000 euros pour la cabane et 5000 euros annuels pour la branlette hebdomadaire.

Source : article sans nom d'auteur prélevé dans Causette

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