C'est le titre d'une exposition des artistes en résidence à Moissy-Cramayel (ferme de Lugny) ; elle a eu lieu du 12 janvier au 18 février dans les halls de la mairie et de la maison des associations. Elle regroupait des oeuvres de Thierry Bourdon, Claude Debray, Pirkko et Bertrand Deladerriere, Remy Descotils, Charlotte Herben et Yann Le Crouhennec. J'ai loupé le vernissage mais je suis allé y promener mon Lumix quelques jours après. Voici les 3 qui m'ont bien plu.

(cliquez sur les photos pour les voir en grandeur nature, et sur les liens pour voir les sites et les vidéos)

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Claude DEBRAY

A la manière des surréalistes, il puise dans l'environnement quotidien, au hasard de ses balades, les matériaux de ses sculptures. Tout bois flotté, toute pierre de chantier, épave d'acier, clou rouillé, est support à rêverie, sculpture en devenir. Il confronte les textures, les couleurs, les formes, les mêle, les assemble, les travaille pour en extraire des personnages, des figures, des allégories, bref, des objets offerts à la sensibilité et à l'imagination de chacun.

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(sans titres)
1 - acier rouillé, pierre calcaire (aigle)   2 - terre cuite, bois flotté doré à la feuille d'or, ébène   3 - bois divers

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Thierry BOURDON

Les effaroucheurs : la sphère végétale et la bardane

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Les effaroucheurs (2005 - 2010), planches préparatoires

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Charlotte HERBEN

Protection (2010)
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Tissu velours motif treillis de guerre, rembourrage, 75 par 45 cm chaque lettre

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Prise mâle, terre cuite, 45x45x15 cm et prise femelle, terre cuite, bois, 45x55 cm (2010)

Chercher l'erreur (2011)

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Photographie numérique sur aluminium

Vous trouverez également d'autres oeuvres et d'autres installations de Charlotte Herben sur son blog

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Je profite de ce billet pour vous parler de Joe Big-Big, de son vrai nom Joseph Ghattaba, originaire du Ghana qui a ouvert son atelier dans ma ville.

Un jour, sur l'avenue principale, derrière les grilles d'un petit jardinet on a vu apparaître une girafe, puis une deuxième, puis una_001 cochon, des oiseaux, un chien, etc. Joe venait de s'installer. Il réalise toutes sortes de sculptures, petites ou grandes, avec du tube, du grillage et du fil de fer. Son travail rencontre une première reconnaissance à Niamey au Niger, au début des années 90. Il réalise plusieurs sculptures monumentales pour la Banque Centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest, l'université ou encore les centres culturels américain et franco-nigérien. En 1996, il expose à Toulouse et Avignon. Etabli en France en 1998, il expose régulièrement en région parisienne et en province, additionnant les prix dans de nombreux salons. Il a également présenté ses sculptures à Bruxelles, Munich, Nyon et Chicago.

Joe Big-Big met le métal au service de la poésie.
"J'ai choisi de travailler ce matériau, symbole du labeur humain. Un matériau simple et noble à la fois, un matériau du quotidien des hommes, le fil, le grillage ...". La beauté n'est pas la seule motivation du sculpteur : "Dans toutes mes oeuvres, j'essaie de faire passer un message de liberté, de paix et d'amour."

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