3ème jour, une journée consacrée à Gaudi, l'homme de Barcelone.

On commence la visite par la Casa Batllo.

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Connue à Barcelone sous le nom de Casa de los huesos (Maison des os), elle doit son nom à son architecture : les balcons ressemblent à des fragments de crâne avec les ouvertures pour les yeux et le nez, les colonnes de la tribune du premier étage ont la forme d'os humains et de nombreux autres détails de la façade peuvent faire penser à un squelette.

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Autre interprétation, les balcons ressemblent à des masques vénitiens. La façade, ondulée et composée d'une mosaïque de verre et céramique, donne sous l'effet du soleil l'impression d'être en mouvement, et d'onduler comme des vagues. Les colonnes vers le bas de l'édifice rappellent des troncs d'arbre. Le toit fait penser au dos arqué d'un dragon et les tuiles en céramique qui le recouvrent à ses écailles (à l'intérieur d'ailleurs il y a un escalier en bois qui rappelle étrangement une colonne vertébrale, qui pourrait appartenir au supposé dragon). L'immeuble est surmonté d'une tour avec la croix de quatre bras typique de Gaudí.

La maison actuelle résulte de la rénovation d'une maison construite en 1877. Au début du XXe siècle, le propriétaire de l'immeuble de l'époque, un industriel du textile nommé Josep Batlló i Casanovas, demande à Antoni Gaudí de refaire sa maison. Il demande à la mairie en 1901 l'autorisation de détruire l'immeuble existant, demande qui sera refusée.

Àprès quoi il sera décidé une reconstruction à partir de l'édifice existant. La nouvelle demande à la mairie, signée Antoni Gaudi et Josep Batlló i Casanovas, est déposée le 26 octobre 1904. Pour qui a vu les plans déposés, il est tentant de parler de « supercherie » tant les dessins sont évasifs quant au projet final. La partie supérieure du document décrit, étage par étage, les plans de l'habitation et ne diffère en rien d'un plan classique d'architecte, mais la partie inférieure montre le dessin d'une façade à peine ébauchée, seules certaines parties comme le toit ou les fenêtres étant dessinées avec plus de précision. Antoni Gaudi se méfiait peut-être des réactions de la mairie vis-à-vis de son projet et il n'avait sans doute pas complètement tort dans la mesure où certaines normes n'étaient pas respectées. Ainsi les colonnes de la façade dépassaient de 60 cm sur le trottoir. Malgré les réticences de la mairie devant le non-respect de certaines normes, le permis fut accordé.

On commence par le rez-de chaussée et on y va

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