24 mai 2008
Mai, mais ...
Jean-François Bizot à Patrick Eudeline (journaliste aux Inrocks) :
-"Vous les punks, mine de rien, vous avez tué les années soixante et tous les espoirs de changer la société. Ca s'est fini à la Marie-Antoinette dans les paillettes.Maintenant, ça va être pire qu'avant. Parce que dans les années cinquante, tout pouvait, allez, encore arriver. C'était l'avant ... Maintenant va falloir gérer l'après. Et on n'a pas fini d'en baver. La révolution a raté, cela va être le coup de bâton. Le coup de pied de la mule. La société va se venger."
Serge Kaganski (les
Inrockuptibles)
Mai 68 n'a pas fondamentalement changé le monde et
n'a ni renversé ni renforcé le capitalisme. Ce fut surtout un vent d'air frais
aérant une France qui sentait le renfermé. La pilule, l'avortement, l'égalité
des femmes, les droits des minorités, le rajeunissement de la culture, la
liberté des moeurs, l'épanouissement individuel sont des acquis de mai 68. L'évènement a sédimenté, libérant les mentalités, décoinçant notre vieux
pays.
Paul Moreira, Premières lignes
-" Parce que Mai 68, ceux de ma génération lui doivent beaucoup. Merci aux ouvriers et aux étudiants du mois de mai. Ce n’était pas une révolution mais un joli déverrouillage. La France puait la médiocrité grisâtre, la hiérarchie des petits chefs, la militarisation des entreprises et des écoles. La peur d’être libre. Les parents abusifs. La bienséance obligatoire. Le respect obligé des gueux envers les riches et les patrons.
Et c’est maintenant, alors que ces murailles sociales reviennent en force, alors que partout plastronnent les petits héritiers, qu’on ne trouve rien de plus urgent que de retirer 68 d’un grand bocal plein de formol. Comme pour établir une fois pour toute que le cadavre est bien flasque et inoffensif. "
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Je profite de ce billet pour vous signaler que j'ai rafraichi ma liste de liens. J'y ai notamment ajouté Le site du jour, une mine de trouvailles dégotées par une équipe dont vous pouvez également faire partie; il vous suffit de vous inscrire et d'aller sur le forum proposer votre découverte.
20 mai 2008
Elevages
On se souvient de l'accueil triomphal que l'Académie de Médecine avait fait, il y a quelques temps de cela aux nouvelles vaches à café qu'on lui avait présentées. Combinées avec les anciennes vaches à lait, ces nouveaux ruminants allaient assurer à la population française un petit déjeuner sain, nourrissant , et d'une qualité indiscutable.
Il faut aujourd'hui déchanter. On s'étonnait un peu de voir des vaches ordinaires produire du café à la place du lait; mais dans un premier mouvement d'enthousiasme, nos savants n'avaient pas examiné la question plus avant. Le petit mystère est aujourd'hui percé à jour. C'est uniquement avec de la chicorée que nos éleveurs avaient nourri leurs vaches, et le café ainsi obtenu était donc de qualité tout à fait inférieure.
Quant aux vaches à bière allemandes dont on avait tant parlé, tout le monde sait aujourd'hui à quoi s'en tenir sur ce sujet et l'on nous dispensera d'insister sur cette odieuse invention germanique.
On est fort ému, sur nos côtes normandes, par les premiers essais qui viennent d'être faits d'une moule perlière. Il suffit, paraît-il, de placer une fausse perle à l'intérieur d'une moule pour que celle-ci, tout aussitôt surexcitée, sécrète en quelques semaines une petite perle fort jolie et qui rappelle, à peu de chose près, la perle de l'huître. Ce serait là une véritable fortune pour nos pêcheurs normands.
A propos de ces moules perlières, rappelons une anecdote amusante. Lorsque le fait fut communiqué à l'Académie des Sciences, une petite revue provinciale qui s'intitule modestement Le Relèvement de l'Elevage avait pris cette information d'une façon véritablement imprévue. Par suite, sans doute, d'une faute de transcription, le rédacteur agricole de cette revue avait compris qu'il s'agissait de poules merlières, et vous voyez d'ici les développements imaginés par ce folliculaire départemental. D'après lui, la poule merlière, issue d'un judicieux croisement, sifflait comme le merle pour appeler ses petits, ce qui est plus gracieux que le caquètement habituel. Détail plus intéressant encore, elle pouvait siffler le chien de la ferme lorsqu'un renard s'apprêtait à dévaster le poulailler. Mais laissons là ces folies et parlons de choses sérieuses.
Toujours à propos des moules perlières, il paraît que, pour obtenir de bon résultats, la fausse perle provocatrice n'est pas indispensable. Il suffit d'exciter la moule en perçant un tout petit trou dans sa coquille, et ces piqûres peuvent se faire très rapidement à la machine. Les moules piquées à la machine sécrètent tout aussitôt de la nacre autour du trou et produisent ainsi de jolies perles. Signalons toutefois que ces éleveurs cupides ayant par trop multiplié les trous, les moules se sont contentées de produire de simples boutons de gilet de flanelle, ce qui est, on l'avouera, une leçon et un exemple.
Il convient de signaler, dans le même ordre d'idées, deux inventions nouvelles issues de la moule perlière, plus réelles, celles-là, que la poule merlière et qui sont appelées, je crois, à faire quelque bruit.
Il s'agit tout d'abord de la poule perlière, utilisée maintenant par les pêcheurs normands pour récolter les perles artificielles que l'on développe dans la coquille des moules. En quelques heures ces intelligents gallinacés, perchés sur les rochers, se saisissent des perles qu'ils aperçoivent dans les moules entrouvertes et qu'ils prennent naïvement pour des grains de mil. On peut ainsi, grâce à ces intelligentes bestioles, recueillir en une matinée des milliers de perles dont la main de l'homme chercherait vainement à s'emparer au cours de chasses fatigantes et fastidieuses. D'un simple mouvement du bec, la poule pique la perle, l'avale, et il suffit de laver les sous-produits du poulailler pour que les braves pêcheurs normands recueillent le fruit de leurs peines.
A côté de ces poules perlières véritablement remarquables, il faut également signaler les utiles services que rendent à la navigation les nouvelles moules merlières placées sur de dangereux récifs. Les marins ont déjà baptisé de ce nom les moules qui, percées de petits trous pour la culture des perles, rendent un son étrange, analogue au sifflement du merle. La moule percée de trous ressemble beaucoup à ce bizarre petit instrument de musique que l'on appelle ocarina.
Lorsque le vent souffle, lorsque la tempête fait rage, les moules percées de petits trous font entendre un sifflement sauvage qui avertit les navigateurs et écarte leurs nefs des dangereux rochers où elles allaient se briser. C'est ainsi que l'industrie nouvelle de la moule perlière rend de signalés services à l'humanité et l'on peut prévoir que dans un avenir prochain les moules merlières remplaceront avantageusement les phares et les sirènes actuellement en usage.
Gaston de Pawlowski
François Caradec, nous apprend que Gaston William Adam de Pawlowski vit le jour à Joigny, dans l’Yonne, le 14 juin 1874, à cinq heures du matin. Fils d’Albert de Pawlowski (« ingénieur au bureau central des études de la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest ») et de Valérie de Tryon-Montalembert, Gaston fit ses études au lycée Condorcet et à l’Ecole des Sciences Politiques. Le 10 juin 1901, Gaston reçoit le grade de docteur en droit après avoir soutenu sa thèse intitulée Philosophie du travail
Gaston a 20 vingt ans quand il commence de collaborer à l’hebdomadaire Le Rire, qui deviendra Le Rire rouge durant la Première Guerre mondiale.
[…]
La faucheuse surprend Gaston le 2 février 1933. Une crise cardiaque l’emporte en son domicile du 107, rue de la Faisanderie à Paris.
Pour plus d'informations, une visite s'impose sur le blog : Au temps de l'oeil cacodylate
« Gaston de Pawlowski était un homme qui échappait à toute commune mesure. Il était d’une taille gigantesque, comme son esprit et son intelligence. Il faisait figure de héros de Rabelais. Il était hors du temps présent, aussi bien dans sa façon d’être que dans sa façon de penser. […] Pawlowski avait profondément le sens de l’humour et de l’ironie, mais – de même que Rabelais l’avait fait –, il s’en servait comme truchement pour exprimer les idées les plus subversives, à l’abri de toute censure. »
André Warnod, Fils de Montmartre. Souvenirs
16 mai 2008
Encore Benoît !
Mes copains les
fachos arrivent au pouvoir et je me mets à moucher rouge !
Putain, Dieu, parfois on se demande ...
de mes amis ...
Y a-t-il un taureau dans la salle ?
Nofie
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Pédophilie : l'accusé se couvre du rouge de la honte.
Le Fantasio
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Pédophilie dans l'Église : Benoît se voile la face
Nnatacha
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Des bagues, des robes, des colliers et des micros pour causer : les lobbies
gays sont un danger pour notre civilisation !
nad.
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Bien sûr, si l'on ne se fonde, que sur ce qui saute aux yeux, le vent semble
une brute raffolant de nuire à tout le monde, mais une attention profonde,
prouve que c'est chez les fâcheux qu'il préfère choisir les victimes de ses
petits jeux.
Dave
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Camarades,
Brûlons les dogmes archaïques et faisons de l'Église Catholique le grand
drapeau rouge qui guidera le peuple sur la voie de la révolution !
Patrick, etc...
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Soeur Emmanuelle était bien vierge, voyez le drap.
Saoulfifre
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Enfants, voici les bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
ou
Zorro vieillit mal
ou
Eglise et pédophilie : le mystère du Petit Chaperon Rouge enfin résolu
ou
Putain de vent ! Lève-toi et marche, qu'il m'dit ... J'vais m'casser la
gueule, ouais ! Manquerait plus que je me prenne une canne de golf dans la
tronche !
Pascal
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Sniffer de la colle en plein vent n'est pas à la portée du premier venu.
ou reprise également des vers de Victor Hugo (joliment assortis, il est
vrai, de notes de musique)
Enfants, voici les bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
Cqfd
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Benoît XVI a déclaré à nos reporters :
"La semaine prochaine : jean, polo, baskets. C'est quand même plus
pratique que ces tenues d'efféminés et il y aura moins de prise au vent !"
Gaston Lebrave
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N'aurais pas du emprunter sa cape rouge à Satan !
Chani
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Les voies du Seigneur sont impénétrables, pas la peine de me retrousser la
robe !
ou
Je compte jusqu'à 10 et puis je viens !
Cachez-vous bien, je suis champion de colin-maillard !
La marquise de sade
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Merci à Marieln pour la photo.
12 mai 2008
Paris, 9 mai 2008
Pourquoi aller à Paris ?
Comme ça, pour voir ...
Pour voir quoi ?
Des trucs, des choses, un peu de tout,
des immeubles qui se gondolent


une maison qui ventripote ...
une statue qui se la pète ...
certaines qui intellectualisent ...

et d'autres qui travaillent dur,
de l'eau qui jaillit du sol, n'effrayant même pas le pigeon qui s'allège dans les cheveux,
la Guyanne au bord de la Seine et Kourou sur la Place de l'Hôtel de Ville ...
qui, du coup, s'est drapeauté d'Europe,
du monde au parvis,
des cadres, des pédales, Dédé Railleur et des déraillés,
de jolis ponts ...

sous lesquels la Seine balade les bouées ...
et encourage par ses clapotis les dons de baisers mouillés,

tandis que le soleil caresse les cuisses offertes,
et alors que le musicien fait pleuvoir ses notes ...
le fronton s'envole vers un monde moins lourd.
08 mai 2008
Parfois les vieux cons ont de l'humour
Attention, le qualificatif "vieux cons" est utilisé ici dans son acception affective; faisant partie de la population, je ne tiens pas spécialement à me tirer une balle dans le pied. Il s'agit donc de "vieux cons" attendrissants. Ce sont deux courriers de lecteurs de Télérama qui m'ont inspiré ce titre.
Tout d'abord Yannick Michelot, de Fay-aux-loges :
"Tout en mâchant son chewing-gum, il faisait ses devoirs avec un MP3 sur les oreilles tandis qu'un oeil restait braqué sur la télévision, l'autre surveillant l'écran de l'ordinateur. De temps en temps, le portable buzzait et délivrait ses SMS. Il n'avait encore rien dans le rectum, mais les fabricants de clés USB réfléchissaient à la question."
Puis Bernard Lelièvre, d'Amanlis
"Au cours de l'émission Ripostes du 27 avril, j'ai entendu une ministre du gouvernement m'annoncer que la France devrait faire face à un véritable fléau : celui du vieillissement de la population. Je me sens coupable de participer à l'émergence de ce fléau, mais que puis-je y faire ? Si Madame la Ministre veut bien nous donner des consignes claires pour éviter de vieillir ..."
Un autre petit mot qui m'a bien fait rire (jaune), c'est de Gérard Hocquet, de Laillé qui, suite à l'acte de contrition de Sarkozy, finit pour lui la phrase :
"Nous reconnaissons que nous avons fait des erreurs, mais comptez bien que nous vous les ferons payer."
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Tout à fait autre chose, dans le même numéro, à la rubrique "Internet", l'adresse d'un site : www.muxtape.com qui vous permet de faire votre propre compilation de musiques et d'en faire profiter les éventuels amateurs. C'est en anglais, c'est assez simple à comprendre (j'y suis arrivé, alors !); par contre, pour retrouver l'adresse de votre production, en dehors de la mémorisation de l'adresse, je n'ai pas trouvé comment faire.
Ma compilation à moi se trouve là : claudius.muxtape.com
Si le cœur vous en dit, bonne écoute
07 mai 2008
Les mondes de Sophie : le carnet d'adresse
Je vous ai déjà parlé de Sophie Calle .
J'aime beaucoup cette femme aux multiples talents et aux trouvailles qui lui permettent d'offrir ses prestations à un public curieux de l'âme humaine.
A l'occasion d'une exposition qui a eu lieu du 19 novembre 2003 au 15 mars 2004, dans la galerie 2 du Centre Pompidou (que je préfère appeler Centre Beaubourg) intitulée "M'as-tu vue", un livre a été édité.
Ce bouquin est passionnant (et beau en plus) dans la mesure où il regroupe des extraits des différentes oeuvres de cette prolifique artiste. Chez Amazon il est à un peu plus de 47 euros, ce qui vous fait un livre de grande qualité pour à peine plus de deux daubes de Paul-Loup Sulitzer, ou 6 bouquins-chiottes de Gérard de Villiers. Ses "productions" sont souvent des défis que l'on pourrait même parfois se lancer à nous-mêmes, comme ça, pour jouer. Si vous parcourez ce livre qui est beaucoup plus qu'un catalogue vous verrez qu'en partant parfois d'une idée simple (suivre un ou une inconnue dans la rue) ou d'un avatar de la vie quotidienne (une rupture sentimentale) on peut aboutir à une véritable aventure.
De temps en temps, je vous ferai pénétrer dans le monde envoutant de Sophie Calle.
J'ai déjà commencé avec l'ouvrage "Prenez soin de vous" il y a six mois.
Aujourd'hui, voici Le Carnet d'adresses.
A la fin du mois de juin 1983, je trouve un carnet d'adresses.
Je le photocopie avant de le renvoyer, anonymement, à son propriétaire, dont les coordonnées sont indiquées sur la page de garde.
Un quotidien m'ayant proposé de réaliser un feuilleton destiné à être publié durant l'été 1983, je décide de contacter certains de ceux dont les noms figurent dans ce carnet et de leur demander de me parler de son propriétaire. J'approcherai ainsi cet homme par leur intermédiaire. J'essaierai de le découvrir sans jamais le rencontrer et de faire de lui un portrait à la durée aléatoire, car elle dépendra du bon vouloir de ses proches à l'évoquer et de la tournure que prendront les évènements.
Son enquête dura vingt-huit jours et entraîna vingt-huit parutions successives. Cela s'intitulait "L'homme au carnet" et ça a été publié dans Libération du 2 août au 4 septembre 1983.
04 mai 2008
Croisade
On frémit en pensant au tee-shirt que doit porter Michel Sardou.
Ah, ces révolutionnaires !
Autres légendes :
Renaud supporte les valeureux coureurs du Tour de France. Mais il a tenu à rester probe, il défend aussi une bonne cause.
Lamaliote
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'Tain, merde, on m'a tiré mon tee-shirt Ricard !
Le Fantasio
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C'est quelqu'un qui m'a dit : "Porte le tee-shirt et tais-toi". Paraît qu'Ingrid est malade depuis qu'elle a entendu ma chanson. Ta ta ta!
Marieln
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Regardez bien : en signe de protestation on va tous porter notre montre au poignet droit !!!
Cqfd
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Arrêtez la coke, passez au Ricard
ou
Un poussin qui montre ses ergots est victime de la grippe aviaire
ou
Tour de Colombie : le maillot jaune est sponsorisé par Ingrid Bettancourt et le dopage par les FARC.
ou
En cas d'aigreur évitez le citron
ou
JO 2040 : Ingrid Bettancourt battra-t-elle le record de longévité de Jeannie Longo; les supporters y croient !!!
Pascal
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Libérez les jaunes !
Laissez les sortir de la bouteille de pastis
Saoulfifre
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01 mai 2008
Fêter le travail ?
Le 1er mai, vous avez le choix entre la participation à ce folklore que représentent les différents défilés qui vont sillonner les rues de nos grandes villes en chantant des slogans écrits par des professionnels de la phrase qui tue ou de la rime qui fait mouche et participer ainsi au spectacle qui émaillera les différents journaux télévisés encadrés par des publicités sur les plus belles voitures que seuls pourront s'offrir ceux qui, confortablement installés dans leur fauteuil devant leur écran plasma, se gobergeront de cette foule bon enfant qui ne comprendra jamais que leurs ennemis ne se trouvent pas à côté d'eux, mais en face d'eux, le choix de ce spectacle maintenant convenu et dont l'origine se perd maintenant dans les méandres de l'histoire, ce choix donc ou le plongeon dans l'histoire justement pour refaire connaissance avec Louise Michel ou Emile Pouget.

Cette affiche date de 1906, elle est de Jules Grandjouan
102 ans plus tard, avons-nous tellement évolué ?



