Bon, j'ai l'habitude; je n'ai gagné que deux fois ce type d'élections. Et encore, la deuxième je ne m'en vante pas quand je pense ce que le bénéficiaire a fait de ma voix.

J'ai du mal à comprendre ces électeurs qui ont voté contre leurs intérêts; il n'y a tout de même pas une majorité de privilégiés en France.

Personnellement, je ne souffrirai pas de ce résultat, je fait partie des gens qui n'ont pas grand chose à craindre, si ce n'est qu'un inconfort moral, qu'une gêne accrue lorsque je voudrai ouvrir ma gueule ou manifester pour faire valoir les droits des moins favorisés.

Mais je pense ce soir à tous les autres, les immigrés, les sans-papiers, les SDF, les chômeurs, les RMIstes, les intermittents du spectacle (bise à Chantal et Laurent), les artistes en général d'ailleurs, en dehors de ceux qui ont rêglé leurs problèmes d'impôts en ayant fait la pute dans les meetings d'un candidat, les bénéficiaires de retraites peau-de-chagrin, les pue-la-sueur, les mords-la-paille qui devront encore supporter longtemps leur boulot et leurs petits chefs pour gagner de quoi survivre tous les jours, les homosexuel(le)s, les fonctionnaires qui ne se contentent pas de leur  sort, bref tous ceux dont la tête dépasse du rang.

Restent les législatives.

Et au-delà, reste la rue.