C'est l'une de nos plus grandes étapes, mais, il faut bien le dire, une des plus belles routes. Quasiment pas de patelins à traverser, une route à travers la réserve faunique des Laurentides, une région de forêts et de lacs tous plus superbes les uns que les autres. De temps à autre, une maison perdue au bord d'un lac avec parfois un ponton à hydravion.
Une remarque en passant pour les futurs voyageurs, il faut bien gérer le carburant parce que des stations essence, ça ne court pas souvent dans le paysage.
La route 175, quasiment droite, longe d'abord le parc de conservation Jacques Cartier puis gravit les monts Camille Pouliot, Louis-Hémon et enfin L.A.Richard; là, on l'abandonne pour la 169 qui se dirige vers le bout le plus proche de cette petite mer qu'est le lac Saint Jean; il suffit de suivre cette route jusqu'à notre destination : Saint Félicien.

Difficile de se perdre au Québec, il suffit d'avoir toujours en tête les quatre points cardinaux, le reste n'est qu'une question de n° de route. Et finalement, c'est tant mieux, parce que les panneaux indicateurs ne font pas flores et ne sont pas toujours bien clairs.

Nous allons donc faire le tour du lac en commençant par la côte ouest. Ce lac est bordé, tout au long de ses côtes, par une piste cyclable qui fait plus de 250 km. Ca doit vraiment être l'idéal, pour les sportifs, pour apprécier particulièrement ces paysages; d'ailleurs nous croiserons souvent des cyclotouristes.

Saint félicien, une destination à laquelle Alexandre et Cyril tenaient particulièrement à cause de la présence du zoo. Les zoos, on est pour ou contre, les points de vue s'opposent et se défendent. Je n'y suis pas particulièrement favorable. Là, il se trouve, autant qu'on puisse en juger, que les animaux ne soint pas trop malheureux bien qu'il soit triste de constater que des ours, des cougars ou des lynx soient dépendant des hommes pour leur nourriture. Au moins l'espace semble là et des micro régions ont été créées pour garder les animaux dans leur habitat (prairie, forêt boréale, marais ou montagne).

La partie la plus importante et, il faut bien le dire, la plus intéressante se fait dans un petit train grillagé; cela nous donne l'impression que ceux qui sont en cage, c'est plutôt nous. Dans le reste, nous circulons sur des passerelles qui laissent les animaux hors de notre portée, et vice-versa.

Quelques photos :

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Un chien de prairie, pas facile à obtenir celle-là, alors que les autres animaux semblent poser

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Cyril qui a un appareil photo plus performant et qui sait bien s'en servir mettra une centaine de photos sur son blog MSN, je vous avertirai dés que le plaisir d'exposer ses photos deviendra une priorité.

Les balades sont complétées par trois beaux documentaires. Le premier, assez court, joue avec les procédés dont le nom m'échappe maintenant , mais qui vous donnent l'impression que l'air vient vous caresser le visage et qu'un serpent vient de se glisser entre vos chevilles. Il y a également un documentaire passionnant sur la forêt boréale, qui a ses propres caractéristiques; quelques détails ici, si cela vous intéresse, et enfin un documentaire bateau sur les ours déjà vu 100 fois pour ceux qui ont la chance d'accéder à Planète ou Odyssée.

Après cette journée de marche et un petit séjour délassant dans le spa et la piscine, une petite balade dans le patelin s'est avérée trés enrichissante. j'ai appris à cette occasion ce qu'était la "danse en ligne". Dans la soirée, en sortant du Mike's qui nous avait servi un repas relativement honorable, nous nous sommes arrêtés sur la place du village. On y avait installé un plancher et un disk jokey pourvu d'un PC faisait danser la population. Les airs et musiques sont classiques; il s'agit de rumbas, de charlestons, de marches, de rocks et d'autres rythmes, mais la particularité c'est qu'ils sont dansés en ligne, côte à côte, sur plusieurs rangées, comme le Madison (pour les plus croûlants d'entre vous). Ca fait sourire au départ, puis on s'aperçoit que c'est assez joli, que les pas sont élaborés, la chorégraphie pas si primaire que cela, et, peu à peu, on sent ses jambes battre le rythme et seule la pluie naissante nous a empêché de nous retrouver sur ce plancher.

Aux manettes, un certain Gilles Potvin (prononcez pote'vin).
A ce propos une remarque, la famille Potvin a annexé la quasi totalité du périmètre du lac Saint-Jean. On en a retrouvé partout, Germain Potvin, marchand de pneus, Albert Potvin, animateur de jeu télévisé, Athanase Potvin, scaphandrier, Sylvie Potvin, serveuse, Aristide Potvin, surnommé "j'aime la danse" à cause de son pied bot, Alain Potvin, policier municipal, Stéphanie Potvin, réceptionniste à notre hôtel, le potvin de Potvin & Bouchard gérants de supermarchés et d'autres encore dont le prénom et la fonction m'échappent.